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	<title>Munchaza &#187; Films</title>
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	<description>Le blog qui fait Plopilou ! (Et accessoirement qui teste des jeux... et des films... peut-être... si on veut d&#039;abord... na !)</description>
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		<title>[Critique] Detachment</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 11:53:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Azami</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Adrien Brody]]></category>
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		<category><![CDATA[Detachment]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Kaye]]></category>

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		<description><![CDATA[Une nouvelle critique américaine signée Tony Kaye]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Detachment est un film réalisé par Tony Kaye (qui a notamment réalisé American History X ou encore Penitentiary), qui sort aujourd&#8217;hui dans les salles. Pour comprendre de quoi il s&#8217;agit, rien ne vaut le synopsis du film, directement pris d&#8217;<a href="http://www.allocine.fr/" title="AlloCiné" target="_blank">AlloCiné</a>, que nous remercions encore pour le film :</p>
<p><em>Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement&#8230;</em></p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-detachment/attachment/critique_detachment_1/" rel="attachment wp-att-8884"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/critique_detachment_1.jpg" alt="" title="critique_detachment_1" width="750" height="422" class="aligncenter size-full wp-image-8884" /></a></p>
<p><span id="more-8883"></span></p>
<p>Dans ce film Adrien Brody campe le professeur remplaçant. Vivant seul et quasiment sans famille, il est ballotté d&#8217;école en école sans trouver aucune attache et il semble apprécier cette vie. Cependant sa rencontre avec sa nouvelle classe, ainsi qu&#8217;une jeune prostituée, Erica (incarnée par Sami Gayle) va changer complètement sa vision de la vie et des choses.</p>
<p>Le casting du film comprend quelques visages connus, notamment Adrien Brody qu&#8217;on a déjà pu voir dans des films divers comme Le pianiste, ou Predators. Lucy Liu, qui incarne ici Doris Parker, était quant à elle O-Ren Ishii dans Kill Bill ou encore Alex Munday dans les Charlie&#8217;s Angels. James Caan (Charles Seaboldt) est, lui, plus connu pour avoir incarné Ed Deline dans la série Las Vegas. On remarquera aussi une furtive apparition de Wiliam L Peterson (Gil Grissom, Les Experts) dans le rôle de M. &laquo;&nbsp;Sarge&nbsp;&raquo; Kepler. Mais on remarquera surtout l&#8217;excellente performance de Sami Gayle qui signe ici, si je ne me trompe pas, sa première apparition dans un long-métrage au cinéma.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-detachment/attachment/critique_detachment_2/" rel="attachment wp-att-8885"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/critique_detachment_2.jpg" alt="" title="critique_detachment_2" width="750" height="428" class="aligncenter size-full wp-image-8885" /></a></p>
<p>A travers le regard de ce professeur intérimaire, tiraillé entre son passé et un présent auquel il refuse de s&#8217;attacher, c&#8217;est une véritable critique du drame de la scolarité à l&#8217;américaine que nous dépeint ce film. Le drame de ces classes vouées à l&#8217;échec, dans lesquelles on a placé tous les élèves en difficultés, de toutes origines, que les professeurs, impuissants, n&#8217;arrivent ni à comprendre, ni à intéresser, et sont condamnés à envoyer au casse-pipe.</p>
<p>Dans ce film, Henry Barthes tentera de changer les choses, à la manière de toute personne encore insouciante et n&#8217;ayant pas encore perdu tout espoir. Il est là, il le sait en transition, en attendant qu&#8217;un professeur titulaire vienne remplacer son prédécesseur. Cependant c&#8217;est lui qui subira les plus profonds changements, dans son mode de vie et sa vision de la vie. Il sera confronté à l&#8217;attachement aux personnes qui l&#8217;entourent et à l&#8217;impossibilité de tout contrôler.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-detachment/attachment/critique_detachment_4/" rel="attachment wp-att-8887"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/critique_detachment_4.jpg" alt="" title="critique_detachment_4" width="750" height="428" class="aligncenter size-full wp-image-8887" /></a></p>
<p>L&#8217;ambiance de ce film est assez sombre, parfois même dérangeante. En effet, ce professeur semble représenter une certaine lueur d&#8217;espoir pour tous ces gens, leur redonnant le sourire, les uns après les autres. Mais cette lueur est faible, car Henry Barthes a lui-même ses propres démons, et il est lui est difficile de percer l&#8217;épais brouillard opaque qui entoure ces jeunes tant leur malaise est profond. C&#8217;est d&#8217;ailleurs le seul professeur dans cette école qui ne soit pas encore désespéré ou au bord de la crise de nerf et qui ne se soit pas laissé aller à un abandon total. </p>
<p>Je dois vous avouer que personnellement, ce n&#8217;est vraiment pas mon type de film. Celui-ci &laquo;&nbsp;souffre&nbsp;&raquo; d&#8217;une sorte d&#8217;impression de lenteur dans le rythme, bien que l&#8217;on ne s&#8217;y ennuie pas. Cependant, cette lenteur traduit également la réalité de cette école : une avancée inexorable, lente et douloureuse, vers une fin potentiellement tragique, et un sentiment d&#8217;impuissance de part et d&#8217;autre. Le spectateur ressent ce malaise, et celui-ci grandit au fil de la narration. Le réalisateur sait de toute évidence ce qu&#8217;il fait, et le fait bien, avec un sens artistique visiblement aiguisé. Cependant le thème, la scolarité, n&#8217;est pas vraiment un de mes thèmes de prédilection et ne me touche pas vraiment. C&#8217;est pourquoi, malgré ses qualités évidentes, je n&#8217;ai pas pu accrocher à Detachment et ne saurais pas vraiment vous le conseiller, sauf si le thème vous parle davantage qu&#8217;à moi.</p>
<p align="center">
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</p>
<p></p>
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		<title>[Critique] La Taupe</title>
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		<comments>http://www.munchaza.com/films/critique-la-taupe/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 14:35:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[allociné]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[club300]]></category>
		<category><![CDATA[la taupe]]></category>
		<category><![CDATA[tinker tailor soldier spy]]></category>
		<category><![CDATA[Tomas Alfredson]]></category>

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		<description><![CDATA[Le thriller d'espionnage au taupe de sa forme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, encore et toujours grâce à <a href="http://www.allocine.fr/" title="AlloCiné" target="_blank">AlloCiné</a>, nous avons pu découvrir en avant-première <em>La Taupe</em> (<em>Tinker Tailor Soldier Spy</em> en VO), <strong>un film d&#8217;espionnage au casting de choc</strong>. Suivant assez peu l&#8217;actualité cinématographique, nous n&#8217;avions jamais entendu parler de ce film jusqu&#8217;à recevoir l&#8217;invitation, et il a donc une nouvelle fois fallu que je motive Aza pour nous y rendre. </p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-la-taupe/attachment/la_taupe_1/" rel="attachment wp-att-8860"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/la_taupe_1.jpg" alt="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" title="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" width="750" height="473" class="aligncenter size-full wp-image-8860" /></a></p>
<p>Pourtant, <em>La Taupe</em> est loin d&#8217;être une petite production, comme nous l&#8217;avons découvert le jour même de la projection : avec pas moins de <strong>11 nominations aux BAFTA 2012</strong>, il se place en effet juste derrière <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-the-artist/" title="[Critique] The Artist"><em>The Artist</em></a>, qui lui en rafle 12 (well done ! <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> ). Autant dire que si le film se fait pour l&#8217;instant très discret en France (aucun de nos proches ne semblait davantage en avoir entendu parler que nous), il devrait très vite faire du bruit à l&#8217;approche de sa sortie, <strong>le 8 février prochain</strong>.</p>
<p><span id="more-8848"></span></p>
<p>C&#8217;est donc rassurés sur la qualité du film que nous allions voir, mais tout de même intrigués, que nous nous sommes rendus au désormais habituel Forum des Images pour assister à la séance. Une séance de 2h07 précisément, <strong>2h07 pour un thriller au scénario haletant</strong> mais qui allait nous demander un peu de concentration :p</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-la-taupe/attachment/la_taupe_4/" rel="attachment wp-att-8863"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/la_taupe_4.jpg" alt="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" title="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" width="750" height="497" class="aligncenter size-full wp-image-8863" /></a></p>
<p>Etant donné que je ne suis pas sûre de réussir à trouver les mots justes pour vous expliquer clairement le scénario sans toutefois trop vous spoiler, je me contenterai pour cette fois du synopsis d&#8217;AlloCiné, dont l&#8217;inhabituelle longueur en dit fort sur sa &laquo;&nbsp;complexité&nbsp;&raquo; :</p>
<p><em>1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.<br />
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’identité de la taupe reste une énigme, Ricki Tarr, un agent de terrain en mission d’infiltration en Turquie, tombe amoureux d’une femme mariée, Irina, qui prétend posséder des informations cruciales. Parallèlement, Smiley apprend que son ancien chef a réduit la liste des suspects à cinq noms : l’ambitieux Percy Alleline, Bill Haydon, le charmeur, Roy Bland, qui jusqu’ici, a toujours fait preuve de loyauté, le très zélé Toby Esterhase… et Smiley lui-même.<br />
Dans un climat de suspicion, de manipulation et de chasse à l’homme, tous se retrouvent à jouer un jeu dangereux qui peut leur coûter la vie et précipiter le monde dans le chaos. Les réponses se cachent au-delà des limites de chacun&#8230;</em></p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-la-taupe/attachment/la_taupe_2/" rel="attachment wp-att-8861"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/la_taupe_2.jpg" alt="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" title="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" width="750" height="497" class="aligncenter size-full wp-image-8861" /></a></p>
<p>Vous l&#8217;aurez compris (sinon, n&#8217;allez pas voir le film ^^&#8217;), <em>La Taupe</em> est donc un pur film d&#8217;espionnage, dans lequel le doute plane continuellement sur ses principaux acteurs. Même si Smiley a à présent une vision extérieure de la situation, son investigation fait resurgir beaucoup d&#8217;éléments du passé, du temps où il appartenait encore au &laquo;&nbsp;Cirque&nbsp;&raquo; (surnom du MI6), ce qui donne parfois lieu à des flashbacks très justement mis en scène. <strong>La narration est parfois longuette</strong>, les dialogues pleins de silences et de non-dits, mais chacun d&#8217;eux apporte aussi des réponses, de petites briques qui font, très progressivement, avancer l&#8217;enquête. On pourra reprocher à <em>La Taupe</em> de manquer de rythme, d&#8217;être parfois davantage un film contemplatif qu&#8217;un thriller mordant. Mais le scénario avance malgré tout pas à pas, les pièces du puzzle s&#8217;emboîtent, et celui-ci en compte tant qu&#8217;il vaut peut-être mieux après tout laisser tranquillement au spectateur le temps de les assimiler. Quand je vous disais que ce film nous avait demandé de la concentration, c&#8217;est surtout que le scénario comprend de nombreux fils difficiles à démêler. De nombreux personnages interviennent, et les dialogues sont davantage faits de silence que d&#8217;échanges de paroles clairs et précis. Si le spectateur se perd parfois un peu dans tout ce &laquo;&nbsp;cirque&nbsp;&raquo; (jeu de mot foireux time), on pourra cependant reconnaître une chose : <strong>jusqu&#8217;au bout, il est difficile de savoir avec certitude qui est vraiment la taupe</strong> ; un doute qui permet au scénario de conserver tout son intérêt et toute sa saveur jusqu&#8217;aux toutes dernières minutes.</p>
<p>Côté acteurs à présent, je vous avais parlé d&#8217;un casting de choc, et je n&#8217;en démords pas. Fait amusant, <em>La Taupe</em> s&#8217;est payé <strong>une bonne partie du casting d&#8217;<em>Harry Potter</em></strong>. Smiley est ainsi incarné par Gary Oldman (Sirius Black), Control par John Hurt (Mr Ollivander), Alleline par Toby Jones (Dobby XD), Bland par Ciarán Hinds (Abelforth Dumbledore), et j&#8217;en passe&#8230; beaucoup ! Mais on retrouve également une poignée d&#8217;autres acteurs ayant récemment marqué le cinéma ou la tévision (et même le Club 300 :p) : Benedict Cumberbatch (Sherlock dans la série du même nom) dans le rôle de Peter Guillam, Colin Firth (George VI dans l&#8217;excellent <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-le-discours-dun-roi/" title="[Critique] Le Discours d’un Roi"><em>Le Discours d&#8217;un Roi</em></a> !) dans celui d&#8217;Haydon, Tom Hardy (Tommy dans <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-warrior/" title="[Critique] Warrior"><em>Warrior</em></a>) dans celui de Ricki Tarr, ou encore Mark Strong (Lord Blackwood dans le film <em>Sherlock Holmes</em>) dans celui de l&#8217;agent Jim Prideaux. Les têtes connues ne cessent de se succéder, et il m&#8217;est arrivé à plusieurs reprises de louper une partie des dialogues, trop occupée que j&#8217;étais à me dire &laquo;&nbsp;Sa tête me dit quelque chose&#8230; mais dans quel film c&#8217;était déjà ??&nbsp;&raquo; :p Alors bien sûr, des acteurs &laquo;&nbsp;en vogue&nbsp;&raquo; ne font pas la qualité d&#8217;un film. Mais pour le coup, le casting colle, et on sent bien qu&#8217;aucun n&#8217;est là juste pour faire de la figuration. <strong>Les acteurs sont bons</strong>, et le film n&#8217;en est que meilleur.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-la-taupe/attachment/la_taupe_3/" rel="attachment wp-att-8862"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/la_taupe_3.jpg" alt="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" title="La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)" width="750" height="498" class="aligncenter size-full wp-image-8862" /></a></p>
<p>Finalement, un petit mot très rapide (car je n&#8217;ai pas l&#8217;oreille très musicale) sur les musiques. Comme je vous l&#8217;ai déjà dit, <em>La Taupe</em> est un film parfois assez contemplatif : pas d&#8217;action, pas de coups de feu, pas d&#8217;explosions, et même, parfois, pas de dialogues. Autant dire que contrairement à certains films où elle est secondaire car cachée par tous les bruitages, la bande son est ici très importante. Et heureusement, le compositeur, Alberto Iglesias, a fait du très bon boulot. <strong>Les morceaux collent parfaitement à l&#8217;ambiance du film</strong>, et même s&#8217;ils ne marquent pas les esprits, ils remplissent parfaitement leur rôle sur toute la durée de l&#8217;oeuvre.</p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, je me rends compte à la rédaction de cet article que, même si le temps m&#8217;a parfois paru un peu long lors de la projection et que j&#8217;ai clairement senti les 2h07 de film passer, je garde de <em>La Taupe</em> un très bon souvenir. Il faut dire que peu de productions actuelles mettent véritablement l&#8217;accent sur l&#8217;intrigue, et les quelques thrillers qui essaient échouent lamentablement en la saupondrant à outrance d&#8217;action hollywoodienne. <em>La Taupe</em> a fait le choix risqué, mais judicieux, de se baser sur le fond plutôt que sur la forme. Les plus formatés aux productions américaines (ou américaines-like) qui envahissent les écrans depuis des années, mourront donc peut-être d&#8217;ennui devant son manque de rythme, mais les autres (re)trouveront <strong>le plaisir d&#8217;un scénario recherché et bien ficelé</strong>, ce qui n&#8217;était pas forcément évident dans le genre tout de même déjà bien exploité de l&#8217;espionnage.</p>
<p align="center">
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</p>
<p></p>
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		<title>[Critique] Tucker &amp; Dale fightent le mal</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 08:36:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mais le font mal !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi prochain, nous sommes une nouvelle fois invités à une projection organisée pour le Club 300 d&#8217;<a href="http://www.allocine.fr/" title="AlloCiné" target="_blank">Allociné</a>. Pour ce qui est du film dont il s&#8217;agira, nous ne vous en disons pas plus pour le moment, parce que ce n&#8217;est pas le sujet de cet article :p Non, le sujet, c&#8217;est plus le film que nous avons eu l&#8217;occasion de regarder lors de <strong>la précédente projo il y a quelques semaines</strong> et dont nous ne vous avons toujours pas parlé ^^&#8217; Alors c&#8217;est avec un peu de honte (mais un honneur sauf si cet article est publié avant jeudi !) que je me lance dans cette critique de <em>Tucker &#038; Dale fightent le mal</em> !</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-tucker-dale-fightent-le-mal/attachment/tucker_et_dale_fightent_le_mal_1/" rel="attachment wp-att-8820"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/tucker_et_dale_fightent_le_mal_1.jpg" alt="Tucker &amp; Dale fightent le mal" title="Tucker &amp; Dale fightent le mal" width="700" height="466" class="aligncenter size-full wp-image-8820" /></a></p>
<p>Sous ce nom fort étrange se cache <strong>une comédie d&#8217;horreur un peu perturbante</strong>. Ou, si vous préférez, un film d&#8217;horreur comique, car je dois dire que je ne sais pas vraiment dans quel sens le prendre ! Tucker et Dale, les deux protagonistes principaux de ce film, sont deux types simples, au physique pas forcément très avenant. Venus passer quelques jours dans un bled un peu paumé où ils se sont payés la maison de vacances &laquo;&nbsp;de leurs rêves&nbsp;&raquo;, ils comptent bien utiliser ce temps pour retaper leur nouvelle bicoque. Malheureusement, un groupe d&#8217;adolescents, eux aussi venus passer leurs vacances dans le coin, en décide autrement. <strong>Persuadés que Tucker et Dale sont deux psychopathes</strong> suite à un malheureux enchaînement d&#8217;événements, ceux-ci se mettent en tête de lutter pour leur survie et de tuer avant d&#8217;être tués.</p>
<p><span id="more-8818"></span></p>
<p><em>Tucker &#038; Dale fightent le mal</em> est un film qui se base énormément sur les quiproquos. Si ce n&#8217;est leur dégaine négligée, Tucker et Dale n&#8217;ont rien de psychopathes, mais la tournure des événements et la présence d&#8217;un adolescent un peu dérangé dans leurs rangs laisse vite penser le contraire au groupe de jeunes facilement impressionables et influençables qui campe à proximité de chez eux. Comme dans tout bon film se basant sur des malentendus, <strong>les occasions de rétablir la vérité et le calme sont nombreuses, mais toujours gâchées</strong> par un événement impromptu, une parole mal interprétée, ou tout simplement un mauvais coup du sort.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-tucker-dale-fightent-le-mal/attachment/tucker_et_dale_fightent_le_mal_3/" rel="attachment wp-att-8822"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/tucker_et_dale_fightent_le_mal_3.jpg" alt="Tucker &amp; Dale fightent le mal" title="Tucker &amp; Dale fightent le mal" width="700" height="468" class="aligncenter size-full wp-image-8822" /></a></p>
<p>Il faut dire aussi qu&#8217;il est difficile de faire passer des décès sanglants pour des malentendus. A trop vouloir la mort de Tucker et Dale, celle-ci s&#8217;insinue progressivement dans les rangs des adolescents, tous aussi malchanceux les uns que les autres. Je dois admettre avoir été surprise par la violence de certains &laquo;&nbsp;meurtres&nbsp;&raquo; : même si cela fait longtemps que la différence n&#8217;est plus faite, <strong>je qualifierais davantage ce long-métrage de film gore que de film d&#8217;horreur</strong>. Corps déchiquetés, projections de sang à fair pâlir <em>Kill Bill</em>, &#8230; <em>Tucker &#038; Dale fightent le mal</em> est loin de faire dans la dentelle et soulèvera certainement quelques estomacs lors sa sortie en salle. Honnêtement, je ne m&#8217;attendais pas à voir autant d&#8217;hémoglobine dans une &laquo;&nbsp;comédie&nbsp;&raquo;, et les films gores n&#8217;étant vraiment pas mon fort, celui-ci n&#8217;est pas parvenu à marquer des points ainsi :/</p>
<p>Mais l&#8217;aspect gore du film n&#8217;est malheureusement pas la seule chose qui m&#8217;ait rebutée. En fait, <strong>trop de malentendus tuent le malentendu, et <em>Tucker &#038; Dale fightent le mal</em> en abuse bien trop à mon goût</strong>. Si certaines situations nécessitent de dégénérer pour mettre en place le scénario, d&#8217;autres viennent ajouter leur grain de sel sans que cela ne soit réellement nécessaire. Le film compte quelques scènes de calme très plaisantes, car totalement décallées avec la réalité qui se déroule autour de la cabane de nos 2 protagonistes, mais celles-ci sont la plupart du temps gâchées par un nouveau quiproquo fortement prévisible, comme s&#8217;il s&#8217;agissait là de la seule manière qu&#8217;avait trouvé le réalisateur pour relancer l&#8217;action dans son film. Résultat, même si cela vous paraîtra peut-être logique pour un film gore, <strong>ce long-métrage manque cruellement de finesse dans son déroulement</strong>&#8230; et d&#8217;humour, à moins que les malentendus et les cadavres ne vous fassent rire aux éclats.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-tucker-dale-fightent-le-mal/attachment/tucker_et_dale_fightent_le_mal_2/" rel="attachment wp-att-8821"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/tucker_et_dale_fightent_le_mal_2.jpg" alt="Tucker &amp; Dale fightent le mal" title="Tucker &amp; Dale fightent le mal" width="700" height="466" class="aligncenter size-full wp-image-8821" /></a></p>
<p>J&#8217;ai donc été très &laquo;&nbsp;déçue&nbsp;&raquo; par <em>Tuker &#038; Dale fightent le mal</em>, dans le sens où je m&#8217;attendais davantage à une comédie sur fond de film d&#8217;horreur que l&#8217;inverse. Comme dirait l&#8217;autre, &laquo;&nbsp;si j&#8217;avais su, j&#8217;s'rais point venue&nbsp;&raquo;, car étant très peu adepte des films gores, il aurait été plus objectif de ma part ne pas émettre de critique envers un film d&#8217;un genre que je n&#8217;affectione pas. Malgré tout, je dois reconnaître qu&#8217;Alan Tudyk (Tucker) et Tyler Labine (Dale) réalisent de belles performances d&#8217;acteurs, et que certaines scènes réussissent à surprendre. Mais même en mettant l&#8217;aspect gore de côté, <strong>le scénario, trop classique, bourré de déjà-vu, et qui ne parvient pas à s&#8217;arrêter au bon moment</strong> (la fin tirant méchamment en longueur), peine trop à me convaincre pour me laisser une bonne impression de ce film.</p>
<p><em>Tucker &#038; Dale fightent le mal</em> : un film à réserver aux amateurs de films gores donc, qui trouveront certainement les morts sanglantes à souhait et sauront faire abstraction du scénario prévisible et mal ficelé, finalement fidèle à ceux qu&#8217;on leur sert généralement dans ce gerne de productions. Ceux qui cherchent une comédie, eux, peuvent par contre passer leur chemin, à moins bien sûr d&#8217;avoir un humour vraiment sordide. Dans tous les cas, vous avez largement le temps de lire d&#8217;autres critiques pour vous décider, puisque ce film ne fera son apparition dans les salles que <strong>le 1er février prochain</strong> <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p align="center">
<div id="blogvision" style="width: 100%; height: 350px; text-align: center;"><object width='100%' height='100%'><param name='movie' value='http://www.allocine.fr/blogvision/19249068'></param><param name='allowFullScreen' value='true'></param><param name='allowScriptAccess' value='always'></param><embed src='http://www.allocine.fr/blogvision/19249068' type='application/x-shockwave-flash' width='600px' height='350px' allowFullScreen='true' allowScriptAccess='always'/></object></div>
</p>
<p></p>
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		<title>[Critique] Intouchables</title>
		<link>http://www.munchaza.com/films/critique-intouchables/</link>
		<comments>http://www.munchaza.com/films/critique-intouchables/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 23:49:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On ne touche pas, mais on regarde, ça oui !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je finis lentement mais sûrement de rattraper le retard accumulé ces deux dernières semaines avec cette critique d&#8217;<em>Intouchables</em>, un film dont la projection nous a <strong>une nouvelle fois été offerte par <a href="http://www.allocine.fr/" target="_blank">AlloCiné</a></strong>, qu&#8217;on ne remerciera décidément jamais assez. AlloCiné donc, qui après <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-the-artist/"><em>The Artist</em></a> a visiblement décidé de continuer d&#8217;alimenter son Club 300 en films français. Mais 2 bons films français de suite, est-ce vraiment possible ? :p Eh bien oui ! J&#8217;arrête donc là le troll, et place à la critique <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-intouchables/attachment/intouchables_affiche/" rel="attachment wp-att-8422"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/intouchables_affiche.jpg" alt="Intouchables" title="Intouchables" width="442" height="600" class="aligncenter size-full wp-image-8422" /></a></p>
<p><em>Intouchables</em> nous raconte donc la rencontre entre Philippe, un riche aristocrate tétraplégique, et Driss, un jeune de la cité au chômage. Le premier cherche une personne à temps plein pour s&#8217;occuper de lui mais est exaspéré par la pitié qu&#8217;il suscite ; le second veut juste un énième refus pour toucher les ASSEDIC. Mais Philippe, séduit par la franchise du jeune homme, décide contre l&#8217;avis de tous de l&#8217;engager. Commence alors une cohabitation un peu particulière entre les deux hommes, qui se transformera bien vite en une amitié sincère et profonde.</p>
<p><span id="more-8419"></span></p>
<p>Raconté comme ça, le scénario peut vous sembler bien gentillet et bien niais. Bien triste aussi, car je ne crois pas me tromper en disant que <strong>les mots &laquo;&nbsp;tétraplégique&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;comédie&nbsp;&raquo; riment rarement entre eux</strong>. Alors dans quel pari fou ont bien pu se lancer Eric Toledano et Olivier Nakache, les deux réalisateurs de ce film ?</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-intouchables/attachment/intouchables_1/" rel="attachment wp-att-8423"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/intouchables_1.jpg" alt="Intouchables" title="Intouchables" width="750" height="498" class="aligncenter size-full wp-image-8423" /></a></p>
<p>Eh bien dans une perle du cinéma français, et même du cinéma tout court, rien que ça. C&#8217;est difficile à admettre pour des réfractaires du cinéma français comme nous, mais <em>Intouchables</em> est certainement <strong>la meilleure comédie que nous ayons vu depuis longtemps</strong>. Les dialogues sont simples mais justes et atteignent directement leur cible. Une blague un peu simplette d&#8217;un côté, un jeu de mot plus subtil de l&#8217;autre, et voilà les spectateurs avec de grands sourires aux lèvres.</p>
<p>Mais ce qui fonctionne le mieux, c&#8217;est le duo François Cluzet (Philippe) / Omar Sy (Driss). Ces deux là <strong>crèvent l&#8217;écran</strong>, et les seuls temps morts du film ont finalement lieu lorsqu&#8217;ils ne sont pas ensemble. Le choc des cultures qui découle de leur rencontre est aussi drôle pour le spectateur que troublant pour leur entourage. Mais plus que leurs différences, qui entraînent parfois des situations cocasses, c&#8217;est surtout <strong>l&#8217;alchimie entre les deux</strong> qui est intéressante. Au final, les deux personnages se ressemblent un peu, et tous deux souhaitent voir au delà de la maladie. Driss apporte un bol d&#8217;air frais dans la vie de Philippe, tandis que lui-même profite de la bonne influence et de la situation de de son patron pour sortir la tête de l&#8217;eau et racheter ses fautes auprès de sa famille.</p>
<div id="attachment_8424" class="wp-caption aligncenter" style="width: 760px"><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-intouchables/attachment/intouchables_2/" rel="attachment wp-att-8424"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/intouchables_2.jpg" alt="Intouchables" title="Intouchables" width="750" height="422" class="size-full wp-image-8424" /></a><p class="wp-caption-text">Eric Toledano, Olivier Nakache et Omar Sy se sont prêtés au jeu d&#039;une séance de questions/réponses après la séance.</p></div>
<p>Etrangement, bien qu&#8217;<em>Intouchables</em> soit une comédie franchement réussie, il est toutefois difficile de perdre de vue l&#8217;état de Philippe, au point que je ne pouvais pas m&#8217;empêcher d&#8217;attendre &laquo;&nbsp;l&#8217;instant tragique du film&nbsp;&raquo;. Heureusement, je vous rassure, celui-ci n&#8217;arrive jamais, et jusqu&#8217;au dernier moment, malgré une fin peut-être un peu niaise, le genre est respecté. Quand tombe le générique pour nous rappeler que <strong>tout ceci est tiré d&#8217;une histoire vraie</strong> (à quelques détails près bien sûr, comme la mythique scène de l&#8217;opéra) et que les deux protagonistes vont très bien (et ont vu le film !) on a donc encore du mal à y croire. Mais on se dit finalement que c&#8217;est là <strong>une bien belle histoire, et fort bien racontée</strong>.</p>
<p>En fin de compte, après avoir vu coup sur coup <em>The Artist</em> et <em>Intouchables</em>, on peut donc dire que le cinéma français montre les dents en ce moment. Pour ce qui est d&#8217;<em>Intouchables</em>, ne vous laissez pas prendre au piège du synopsis, car il est bel et bien la comédie annoncée et tient sur ce point toutes ses promesses. <strong>Terriblement drôle et touchant</strong>, ce film nous prouve qu&#8217;un sujet triste et pas forcément très plaisant peut être abordé autrement qu&#8217;avec de la pitié ou de l&#8217;hypocrisie. Omar Sy signe certainement là <strong>son plus grand rôle</strong>, à des années lumières du <em>SAV des émissions</em>, mais sa prestation n&#8217;aurait certainement pas été si parfaite sans le talent de François Cluzet avec qui il forme le duo parfait. Eric Toledano et Olivier Nakache peuvent être contents de leur bébé !</p>
<p align="center">
<div id="blogvision" style="width: 100%; height: 350px; text-align: center;"><object width='100%' height='100%'><param name='movie' value='http://www.allocine.fr/blogvision/19253309'></param><param name='allowFullScreen' value='true'></param><param name='allowScriptAccess' value='always'></param><embed src='http://www.allocine.fr/blogvision/19253309' type='application/x-shockwave-flash' width='600px' height='350px' allowFullScreen='true' allowScriptAccess='always'/></object></div></p>
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		<title>[Critique] The Artist</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 18:47:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chapeau les artistes !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme je vous en avais parlé dans mon article sur <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-warrior/"><em>Warrior</em></a>, nous avons eu la chance grâce au <a href="http://www.munchaza.com/?s=club+300">Club 300</a> <a href="http://www.allocine.fr/' target="_blank">AlloCiné</a> d&#8217;assister à une avant-première de <em>The Artist</em>, un long métrage peu conventionnel signé Michel Hazanavicius.</p>
<p>Ce film, vous avez certainement dû en entendre parler pour la récompense qu&#8217;a déjà obtenue Jean Dujardin au Festival de Cannes pour le rôle qu&#8217;il y tient, mais aussi et surtout pour le défi très osé qu&#8217;il incarne : parvenir à conserver l&#8217;attention et l&#8217;intérêt des spectateurs durant <strong>presque 2h de film noir et blanc muet</strong> O.o A l&#8217;heure où les studios de production luttent pour avoir <strike>la plus grosse</strike> les effets spéciaux et l&#8217;effet 3D les plus impressionnants, Michel Hazanavicius a donc pris tout le monde à contre-pied avec cet incroyable retour aux sources. Un pari risqué, car ce n&#8217;est pas le tout d&#8217;attirer un public formaté aux blockbusters américains dans les salles avec un tel film, encore faut-il lui offrir un spectacle à la hauteur de ses attentes.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-the-artist/attachment/the_artist_1/" rel="attachment wp-att-8063"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/the_artist_1.jpg" alt="The Artist" title="The Artist" width="750" height="315" class="aligncenter size-full wp-image-8063" /></a></p>
<p><span id="more-8061"></span></p>
<p>La première étape pour ce faire était de trouver un scénario à la fois simple et accrocheur. Et <strong>simple, l&#8217;histoire de <em>The Artist</em> l&#8217;est assurément</strong> : George Valentin, célèbre acteur du cinéma muet, vit son heure de gloire. Aimé de tous, il cumule les têtes d&#8217;affiche et les succès. Mais deux éléments vont bouleverser sa vie : sa rencontre avec Peppy Miller, une jeune artiste montante charmante, et les débuts du cinéma parlant. Si le premier va remettre en cause  son mariage déjà bancal, le second, plus grave, va marquer un tournant décisif dans sa carrière. </p>
<p><em>The Artist</em> raconte donc le métier difficile des artistes que la moindre évolution technique ou sociale peut faire sombrer de la gloire à l&#8217;oubli le plus total. Honnêtement, il n&#8217;y a rien de très passionnant là-dedans, d&#8217;autant plus que le film, qui semble se complaire dans la détresse croissante de son personnage principal, <strong>tire en longueur sur sa seconde moitié</strong> et souffre ainsi de grosses lenteurs. Mais cette simplicité apparente offre deux avantages : le premier est qu&#8217;à parler de cinéma muet dans un film muet, on peut forcément s&#8217;offrir une belle mise en abime et de sympathiques références qui ont toujours tendance à amuser la salle. Le second, c&#8217;est qu&#8217;elle facilite tout de même un peu le travail des acteurs. Car il ne faut pas oublier que dans un film muet, tout passe par les gestes et les traits du visage. Difficile dans ce cas d&#8217;imaginer un scénario profond et mystérieux lorsque l&#8217;on sait qu&#8217;il faudra ensuite le faire comprendre sans paroles à un public bête et formaté.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-the-artist/attachment/the_artist_2/" rel="attachment wp-att-8064"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/the_artist_2.jpg" alt="The Artist" title="The Artist" width="750" height="500" class="aligncenter size-full wp-image-8064" /></a></p>
<p>Ce qui m&#8217;amène donc à la seconde étape : le choix des acteurs. Ce n&#8217;est, je pense, certainement pas évident, car ce n&#8217;est pas le tout de parvenir à trouver <strong>des artistes capables d&#8217;exprimer clairement des sentiments sans parler ni en faire trop</strong>, encore faut-il réussir à les convaincre de jouer, de nos jours, dans un tel film. Le choix de Michel Hazanavicius s&#8217;est ainsi finalement porté sur Jean Dujardin, avec qui il avait déjà travaillé sur <em>OSS 117</em>, dans le rôle de George Valentin, et Bérénice Bejo dans celui de Peppy Miller. Un duo qui fonctionne à merveille, aussi bien dans le comique que dans le dramatique. Les deux acteurs, bien campés dans leurs personnages, parviennent en effet avec brio à <strong>communiquer tout un panel de sentiments</strong> avec leur seul corps et, parfois mais très rarement, l&#8217;aide de cartons (courts textes écrits sur fond noir) à la manière des films d&#8217;antan dont ils s&#8217;inspirent. L&#8217;espace de quelques heures, on a réellement l’impression d&#8217;être revenus de années auparavant et de n&#8217;avoir jamais rien vu d&#8217;autre que des films muets, preuve que les acteurs ont réussi leur travail. Pourtant, Dujardin et Bejo ne sont pas seuls à bord puisque Hazanavicius s&#8217;est payé le luxe d&#8217;inclure à son casting de grands noms du cinéma américain : John Goodman (Fred Flinstone dans <em>La Famille Pierreafeu</em> !!), James Cromwell, &#8230; Mais <strong>ces deux-là crèvent l&#8217;écran</strong>, tout simplement.</p>
<p>Enfin, la dernière étape, c&#8217;était de mettre tout ce petit monde en musique pour combler le silence. Et pour cela, Hazanavicius s&#8217;est adressé à un certain Ludovic Bource. Le résultat, c&#8217;est <strong>une bande son aux petits oignons</strong>, jouée par 80 musiciens avec l&#8217;Orchestre philharmonique des Flandres de Bruxelles, qui couvre parfaitement l&#8217;absence de sons et de paroles. Bien évidemment, les musiques semblent venir d&#8217;un autre temps, dans le pure style &laquo;&nbsp;début du 20ème siècle&nbsp;&raquo; et donc pas vraiment dans le mien et encore moins celui d&#8217;Aza. Mais elles collent parfaitement au genre et lui vont comme un gant. AlloCiné et Sony nous ont d&#8217;ailleurs fait l&#8217;honneur de nous distribuer les premiers extraits de la BO sur des CD tout spécialement pressés par Sony pour l&#8217;occasion. Un très beau cadeau !</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-the-artist/attachment/the_artist_3/" rel="attachment wp-att-8065"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/the_artist_3.jpg" alt="The Artist" title="The Artist" width="750" height="500" class="aligncenter size-full wp-image-8065" /></a></p>
<p>Mais pour en revenir à <em>The Artist</em>, c&#8217;est finalement un peu dubitatif que l&#8217;on sort de la salle. La surprise vient tout d&#8217;abord du fait qu&#8217;on a apprécié le film. Ca peut vous sembler idiot, mais avouez que lorsqu&#8217;on vous invite à voir un film muet et en noir et blanc à notre époque, vous êtes forcément méfiant et pas forcément très emballé. Pourtant, <strong><em>The Artist</em> se laisse regarder avec beaucoup de plaisir</strong>, et le choix de Jean Dujardin dans ce registre où on ne le connaissait forcément pas encore s&#8217;avère judicieux. Le plus surprenant est lorsqu&#8217;on se prend à rire ou à sourire aux &laquo;&nbsp;gags&nbsp;&raquo; et autres traits d&#8217;humours muets qui parsèment la première moitié du film : comme quoi on peut être drôle sans rien avoir à dire, n&#8217;en déplaise à certains. Maintenant, et c&#8217;est là où l&#8217;on sort un peu déçu, c&#8217;est que <strong><em>The Artist</em> aurait, je pense, encore pu être mieux</strong> s&#8217;il s&#8217;était abstenu de tirer en longueur sur la fin et si Hazanavicius avait pris davantage de risques sur le scénario qui souffre tout de même d&#8217;un petit air de déjà vu trop prévisible.</p>
<p>Je m&#8217;abstiendrai finalement de noter <em>The Artist</em> car je crains que certaines personnes ne puissent le comparer à d&#8217;autres films que j&#8217;aurais pu critiquer sur le simple critère de la note. Mais <em>The Artist</em> n&#8217;est pas un film comme les autres, et<strong> il ne souffre d&#8217;aucune comparaison possible</strong> (y compris avec les films muets d&#8217;antan, car ils ne s&#8217;inscrivent pas dans la même époque et ne rencontrent donc pas les mêmes genres de difficultés). Sachez toutefois que c&#8217;est un film qui mérite d&nbsp;&raquo;être vu, que vous sortiez ravi ou non de la salle, ne serait-ce que pour féliciter la prise de risques de l&#8217;équipe qui se cache derrière. Pour ma part j&#8217;ai été<strong> agréablement surprise</strong>, et je remercie donc AlloCiné pour cette nouvelle découverte <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p align="center">
<div id="blogvision" style="width: 100%; height: 350px; text-align: center;"><object width='100%' height='100%'><param name='movie' value='http://www.allocine.fr/blogvision/19218564'></param><param name='allowFullScreen' value='true'></param><param name='allowScriptAccess' value='always'></param><embed src='http://www.allocine.fr/blogvision/19218564' type='application/x-shockwave-flash' width='600px' height='350px' allowFullScreen='true' allowScriptAccess='always'/></object></div>
</p>
<hr />
<p>Voilà pour ma critique, mais ce n&#8217;est pas tout puisqu&#8217;en plus de la projection et des extraits de la BO, AlloCiné nous a fait une surprise encore plus monumentale : <strong>inviter, l&#8217;espace d&#8217;une séance de questions/réponses, une partie de l&#8217;équipe du film</strong>. Et ont répondu présents à cette invitation Thomas Langmann, producteur du film, Michel Hazanavicius et&#8230; Jean Dujardin (Bérénice Bejo n&#8217;avait malheureusement pas pu être présente ce soir-là, et pas plus de trace d&#8217;Uggy, alias Jack, le chien qui accompagne en permanence George Valentin). Si vous voulez des photos de cette rencontre magique, vous en trouverez donc plusieurs dans la galerie de cet article. Car je dois vous avouez que j&#8217;étais si occupée à essayer d&#8217;en prendre des correctes que j&#8217;ai un peu omis de noter les questions/réponses, oups :p De notre côte on souhaite en tout cas bonne chance et beaucoup de réussite à toute l&#8217;équipe pour les oscars : go, go, go, chopez les statuettes !! <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-the-artist/attachment/the_artist_rencontre_equipe_2/" rel="attachment wp-att-8067"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/the_artist_rencontre_equipe_2.jpg" alt="The Artist : Thomas Langmann, Michel Hazanavicius et Jean Dujardin" title="The Artist : Thomas Langmann, Michel Hazanavicius et Jean Dujardin" width="750" height="422" class="aligncenter size-full wp-image-8067" /></a></p>
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		<title>[Critique] Warrior</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 13:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un film qui se bat dans la cour des grands.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a deux semaines (oui quand même), nous avons pu, encore une fois grâce à <a href="http://www.allocine.fr/" target="_blank">AlloCiné</a>, découvrir <em>Warrior</em>, un film de Gavin O&#8217;Connor. Nous aurions pu vous proposer une petite critique en avant-première, le film n&#8217;étant sorti que <strong>mercredi dernier dans nos salles</strong>, mais les événements ont fait que ni le temps, ni l&#8217;envie n&#8217;y étaient. Cependant, ayant assisté jeudi à une nouvelle avant-première (<em>The Artist</em> pour ne rien vous cacher), on s&#8217;est quand même dit qu&#8217;il allait falloir se bouger un peu le popotin avant d&#8217;avoir une centaine d&#8217;articles en retard (avec la semaine qui nous attend, j&#8217;exagère à peine !) <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  Voilà donc, un peu après tout le monde, notre critique de <em>Warrior</em> : wouhou <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' />  </p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-warrior/attachment/warrior_1/" rel="attachment wp-att-8029"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/warrior_1.jpg" alt="Warrior" title="Warrior" width="650" height="405" class="aligncenter size-full wp-image-8029" /></a></p>
<p><em>Warrior</em> donc, c&#8217;est avant tout l&#8217;histoire d&#8217;une famille détruite par un père que l&#8217;alcool rendait violent. Tommy est le fils cadet. Il a rejoint l&#8217;armée après la mort de sa mère, avec laquelle il s&#8217;était enfui de la maison familiale. Brendan est l&#8217;aîné. Ayant refusé de suivre son frère pour rester auprès de la femme qu&#8217;il aimait, ce que Tommy a considéré comme une trahison, il est aujourd&#8217;hui marié et père de deux petites filles. En apparence, plus rien n&#8217;unit ces deux frères qui ne se sont pas revus depuis des années. Pourtant, ils possèdent encore quelques points communs : la haine de leur père, l&#8217;amour du MMA (art martial mixte) et un besoin urgent d&#8217;argent qui va les réunir au sein d&#8217;un même tournoi.</p>
<p><span id="more-8026"></span></p>
<p><em>Warrior</em> dépeint donc la vie de ces 2 individus, et les raisons qui les incitent à se battre. Malgré la violence du thème (les combats de MMA, c&#8217;est pas pour les tapettes !), on remarque donc tout de suite qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;<strong>un film intelligent</strong> qui, pour faire passer la pilule aux proclamés anti-violence, n&#8217;hésite pas à avancer de vrais arguments et de vraies nécessités pour prouver que l&#8217;on peut également monter sur un ring pour autre chose que le simple amour de la violence. </p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-warrior/attachment/warrior_2/" rel="attachment wp-att-8031"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/warrior_2.jpg" alt="Warrior" title="Warrior" width="650" height="433" class="aligncenter size-full wp-image-8031" /></a></p>
<p>D&#8217;ailleurs, et bien qu&#8217;il aurait pu céder à cette facilité, <em>Warrior</em> ne propose pas énormément de scènes de combat. Au contraire, le film prend le temps de se poser et de convaincre le spectateur de la nécessité pour les 2 frères de prendre part à ce type de violence (ce que l&#8217;on peut un peu assimiler à Brendan tentant de convaincre sa femme Tess). Ainsi, pendant près de la moitié du film, on découvre calmement la vie (difficile) de Tommy et Brendan et surtout les sentiments de haine envers leur père qui les animent. D&#8217;ailleurs, même si on imagine sans peine le calvaire que cet homme a pu faire endurer à sa famille, difficile de ne pas éprouver de la compassion pour lui tandis que, aujourd&#8217;hui sobre et prêt à se racheter, il se heurte au mur de haine inébranlable dressé par ses enfants. <em>Warrior</em> est en fait <strong>davantage un drame familial, desservi par de très bon acteurs, qu&#8217;un film d&#8217;action</strong> orienté sur le MMA. </p>
<p>Toutefois, que les fans de la discipline se rassurent. Si le film commence calmement (sans être ennuyeux toutefois, ce qui est là sa grande force), la deuxième partie réserve au spectateur sa dose d&#8217;action et de violence. Je ne connaissais pas vraiment le MMA (si ce n&#8217;est de nom bien sûr), mais je pense que Gavin O&#8217;Connor a réellement su mettre en avant ce sport. <strong>Les combats sont acharnés, prenants, stressants aussi</strong>. Le fait que l&#8217;on sache pourquoi les deux frères se battent n&#8217;y est forcément pas étranger, et le spectateur se retrouve tout aussi inquiet à chaque nouvelle rencontre que leurs proches dans le film. En fait, malgré la violence des combats (il n&#8217;était pas rare d&#8217;entendre certains spectateurs émettre des &laquo;&nbsp;aïe !&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;ouuuuh&nbsp;&raquo;), ceux-ci s&#8217;avèrent prenants car on oublie facilement qu&#8217;il s&#8217;agit pour deux hommes de se taper sur la figure. Au contraire, <em>Warrior</em> nous décrit cela comme un sport et un gagne-pain : et on y adhère ! </p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-warrior/attachment/warrior_3/" rel="attachment wp-att-8030"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/warrior_3.jpg" alt="Warrior" title="Warrior" width="650" height="433" class="aligncenter size-full wp-image-8030" /></a></p>
<p>A la sortie de la salle, j&#8217;entendais certaines personnes dresser des comparaisons avec un autre film, <em>Fighter</em>. Après recherches, la ressemblance est en effet frappante, et ce même au-delà du titre. Mais n&#8217;ayant pas vu ce film-ci, je ne saurais vous dire lequel surpasse l&#8217;autre, à supposer que les deux ne se valent pas, ce qui n&#8217;est pas certain. Car si <em>Fighter</em> a été nommé aux oscars, pour avoir vu <em>Warrior</em> <strong>je ne peux que vous conseiller ce dernier</strong>.</p>
<p>Pour résumer, <em>Warrior</em> n&#8217;est pas un film sur le MMA, mais avec du MMA. Car malgré cette trame de fond violente, le réalisateur Gavin O&#8217;Connor parvient à nous dépeindre une toute autre histoire que celle de deux bêtes amateurs de baston. <em>Warrior</em> est <strong>un film plein de sentiments</strong>, servi par des acteurs crédibles et justes, qui sait distiller des petits morceaux d&#8217;action quand il faut sans écraser le spectateur sous une pluie de coups et de sang. Un film immersif, captivant et très plaisant, à voir ou à revoir.</p>
<p align="center">
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		<title>[Critique] Cars 2</title>
		<link>http://www.munchaza.com/films/critique-cars-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Jul 2011 18:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[avant-première]]></category>
		<category><![CDATA[cars 2]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[flash mcqueen]]></category>
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		<description><![CDATA[Un retour à 200 à l'heure qui dérape un peu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien que <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-super-8/" target="_blank"><em>Super 8</em></a> devait être le dernier film vu grâce au club 300 avant la rentrée, <a href="http://www.allocine.fr/" target="_blank">AlloCiné</a> est parvenu à se procurer des places pour <strong>l&#8217;avant-première de <em>Cars 2</em></strong> qui avait lieu jeudi soir à l&#8217;UGC des Halles à Paris, et à nous en faire profiter. Une avant-première très particulière, car elle était précédée d&#8217;<strong>une rencontre avec un monsieur très spécial : John Lasseter, grand nom de chez Pixar</strong> et accessoirement réalisateur de <em>Cars</em>, <em>Toy Story</em> 1 et 2, <em>1001 Pattes</em> et bien sûr <em>Cars 2</em> (et producteur de plein d&#8217;énormes chefs-d’œuvre signés Disney Pixar).</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-cars-2/attachment/cars2_1/" rel="attachment wp-att-7438"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/cars2_1.jpg" alt="Cars 2" title="Cars 2" width="750" height="356" class="aligncenter size-full wp-image-7438" /></a></p>
<p>Le monsieur, qui était visiblement très fier de Pixar et des ses œuvres (il y a de quoi), était <strong>accompagné de Denise Ream, productrice du film</strong>. Tous deux se sont gentiment pliés avec de grands sourires à un petit jeu de questions/réponses avant le début de la séance. J&#8217;aurais voulu figer cet instant en photographiant ces grands noms du cinéma, mais malheureusement j&#8217;ai cru avoir oublié mon appareil photo. Oui vous avez bien lu, &laquo;&nbsp;cru&nbsp;&raquo;, car celui-ci m&#8217;attendait en fait sagement au fond de ma sacoche. C&#8217;est ce qui s&#8217;appelle un epic fail&#8230;</p>
<p><span id="more-7432"></span></p>
<p>Du coup, tant pis pour la photo de l&#8217;année de John Lasseter (snirfl), et je vais plutôt me concentrer sur la critique de <em>Cars 2</em>. Tout d&#8217;abord, il faut savoir que comme souvent avec moi, eh bien <strong>je n&#8217;ai pas vu le premier</strong> ! Si tel est votre cas également, alors je peux tout de suite vous rassurer : <strong>cela n&#8217;a aucun impact sur la compréhension du scénario de <em>Cars 2</em></strong>. Seule la méconnaissance des personnages peut être un obstacle, et il est évident que les fans du premier opus trouveront davantage de plaisir à revoir leurs héros préférés que les nouveaux venus qui apprendront toutefois à les connaître rapidement.</p>
<p>Maintenant, côté scénario, <em>Cars 2</em> ne s&#8217;inscrit pas en tant que &laquo;&nbsp;suite&nbsp;&raquo; mais propose bien <strong>une toute nouvelle histoire originale</strong>. Il est cette fois-ci question d&#8217;espionnage, d&#8217;agents secrets et de terrible complot ! Sir Miles Axlerod, homme d&#8217;affaire à l&#8217;origine d&#8217;un nouveau carburant écolo, l&#8217;Allinol, organise un grand prix sur des circuits du monde entier pour promouvoir sa nouvelle énergie. En sa qualité de grand champion, Flash McQueen est bien évidemment invité à y participer. Mais une grande menace plane sur cette course, grande menace sur laquelle enquête Flinn McMissile, agent secret britannique de génie, qui va par hasard entraîner contre son gré dans sa mission Martin, dépanneur et meilleur ami de McQueen.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-cars-2/attachment/cars2_2/" rel="attachment wp-att-7439"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/cars2_2.jpg" alt="Cars 2" title="Cars 2" width="750" height="312" class="aligncenter size-full wp-image-7439" /></a></p>
<p>Honnêtement, <strong>le scénario ne casse pas 3 pattes à un canard</strong>, et le dénouement final est un peu tiré par les cheveux. Mais il est surtout une bonne excuse pour faire visiter à Flash McQueen et ses amis plusieurs grandes villes emblématiques du monde entier. Ainsi, les spectateurs auront entre autres le bonheur de (re)découvrir Tokyo, Paris et Londres vus par Pixar. Et quand je dis &laquo;&nbsp;bonheur&nbsp;&raquo;, c&#8217;est parce que l&#8217;équipe de <em>Cars 2</em> a réalisé <strong>un travail monumental sur la modélisation de ces villes</strong>. Gros souci du détail, monuments célèbres magnifiquement retranscrits (même si pour le clin d’œil certains éléments ayant trait au monde automobile leur ont parfois été rajoutés), <strong>nombreux clin d’œil à la culture du pays visité</strong>&#8230; J&#8217;ai véritablement été bluffée par la maîtrise technique de Pixar (qui pourtant n&#8217;a plus rien à prouver sur ce point depuis longtemps !), et c&#8217;est avec énormément de plaisir que j&#8217;ai contemplé ces superbes environnements pour y rechercher la moindre petite allusion aux coutumes locales. La vision de Tokyo par Pixar notamment est pour moi la plus réussie, car les références y sont vraiment très nombreuses (combats de sumos, geishas, wasabi, technologie, &#8230;).</p>
<p>Mais il n&#8217;y a pas que les villes qui ont bénéficié d&#8217;un soin tout particulier. <strong>Esthétiquement et techniquement, <em>Cars 2</em> est une superbe réussite</strong>. La dernière claque visuelle que je m&#8217;étais prise en matière de film d&#8217;animation était <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-rango/" target="_blank"><em>Rango</em></a>, mais qui n&#8217;était pas signé Disney. Aujourd&#8217;hui, avec <em>Cars 2</em>, Pixar rétablit son autorité et en rajoute encore une sacrée couche. Très joli, très propre, <em>Cars 2</em> vous en mettra plein les mirettes ! Dommage toutefois que l&#8217;avant-première ait eu lieu en 3D, et qu&#8217;encore une fois, celle-ci ait été d&#8217;une inutilité totale (si ce n&#8217;est celle de me coller un méchant mal de crâne). C&#8217;est un peu con de bousiller les yeux des spectateurs avec <strong>de la 3D merdique</strong> quand il y a de si belles prouesses techniques à voir !</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-cars-2/attachment/cars2_3/" rel="attachment wp-att-7440"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/cars2_3.jpg" alt="Cars 2" title="Cars 2" width="750" height="399" class="aligncenter size-full wp-image-7440" /></a></p>
<p>Cela dit, la technique ne suffit pas pour que je hisse un film d&#8217;animation au panthéon des chefs d’œuvre. Et malheureusement, si <em>Cars 2</em> en jette visuellement, <strong>il lui manque 2 choses pour réellement exceller dans sa catégorie : des personnages attachants et de l&#8217;humour à gogo</strong>. Concernant le premier point, je présente mes excuses à tous ceux qui s&#8217;étaient attachés à Flash McQueen et ses amis dans le premier opus. Mais pour ma part, je trouve ce petit bolide rouge bardé d&#8217;éclairs assez insipide, et je trouve de loin plus intéressant le caractère de ses camarades d&#8217;écurie relégués au second plan. Mais pire encore, le personnage le plus irritant de ce <em>Cars 2</em> est également l&#8217;un de ceux les plus présents à l&#8217;écran : Martin, le camion-dépanneur. Présenté comme un idiot fini, ses bourdes à répétition, son flot de paroles continuel et son incapacité à rester en place <strong>le rendent très rapidement insupportable</strong>. Et même si son comportement s&#8217;améliore tout au long du film (trop pour que ce soit crédible d&#8217;ailleurs), cela ne suffit pas à faire oublier les longues minutes à se demander quand est-ce qu&#8217;enfin il allait nous lâcher les basquettes et disparaître de l&#8217;écran.</p>
<p>Et cela me mène au second point : l&#8217;humour. Je vous rassure, je suis sur ce point-là assez mauvais public quand il s&#8217;agit de films d&#8217;animation. J&#8217;en ai vu pas mal, mais il n&#8217;y en a que 2 qui sont vraiment parvenus à me faire rire &laquo;&nbsp;récemment&nbsp;&raquo; : <em>Moi, moche et méchant</em> et <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-toy-story-3/" target="_blank"><em>Toy Story 3</em></a>. Pourtant, je trouve que l&#8217;humour est ce qui fait souvent la différence entre un film d&#8217;animation et un divertissement pour enfant : les bons sentiments et les jolies morales sont faits pour les gosses et les adultes &laquo;&nbsp;nian nian&nbsp;&raquo;. Mais ce qui fait que la &laquo;&nbsp;grande personne&nbsp;&raquo; lambda aimera un film d&#8217;animation, c&#8217;est qu&#8217;il l&#8217;aura détendue et lui aura fait desserrer les dents à plusieurs reprises. Malheureusement, <em>Cars 2</em> a tenté un pari autre : celui de <strong>s&#8217;appuyer davantage sur le caractère et les relations entre ses personnages que sur les dialogues et les situations cocasses</strong>. Résultat, avec des personnages principaux agaçants (en dehors de Flinn McMissile qui respire la classe), les sourires ont peiné à trouver place sur mes lèvres et la recette n&#8217;a pas fonctionné. Au final, mes seuls moments de franche rigolade ont été les découvertes des grandes villes et de leurs références, ce qui fait que le court-métrage de <em>Toy Story 3</em> diffusé juste avant le film m&#8217;a certainement plus amusée en 10 minutes que <em>Cars 2</em> en un peu moins de 2h !</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-cars-2/attachment/cars2_4/" rel="attachment wp-att-7441"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/cars2_4.jpg" alt="Cars 2" title="Cars 2" width="750" height="349" class="aligncenter size-full wp-image-7441" /></a></p>
<p>Toutefois, je ne voudrais pas vous laisser sur une note si négative, car le fait que j&#8217;ai très peu ri ne signifie pas que <em>Cars 2</em> soit mauvais (et heureusement sinon 80% des films d&#8217;animation le seraient) ! Je n&#8217;ai tout simplement <strong>pas accroché aux personnages, au scénario et à l&#8217;humour distillé avec trop de parcimonie</strong>. Mais cela n&#8217;empêche pas que l&#8217;on retrouve en <em>Cars 2</em> la patte Pixar, cette patte qui le rend unique, techniquement magnifique, et qui surtout fait d&#8217;un film avec le recul somme toute moyen un divertissement agréable. <strong>Un film que pour ma part je réserverais aux plus jeunes et aux fans du premier opus</strong> qui souhaitaient ardemment le retour de Flash McQueen (en espérant que ce retour ne les déçoive pas). Mais surtout, si vous décidez de vous rendre au cinéma pour vous faire conter cette nouvelle aventure made in Pixar, par pitié&#8230; FUYEZ LES PROJOS 3D ! Pour ce film au moins, vous économiserez votre argent et éviterez de vous abimer les yeux (et la tête pour ma part).</p>
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		<title>[Critique] Super 8</title>
		<link>http://www.munchaza.com/films/critique-super-8/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Jul 2011 13:18:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[allociné]]></category>
		<category><![CDATA[avant-première]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[J.J. Abrams]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>
		<category><![CDATA[Super 8]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas un (super) 8, mais presque !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques temps, <a href="http://www.allocine.fr/" target="_blank">AlloCiné</a> nous faisait la joie de nous convier à une nouvelle avant-première, la dernière soirée &laquo;&nbsp;AlloCiné Family &amp; Friends&nbsp;&raquo; avant les vacances (snif !). Le film en question : <em>Super 8</em>, la nouvelle super production <strong>réalisée par J.J. Abrams</strong> (<em>Lost</em>, <em>Cloverfield</em>, &#8230;) et <strong>produite par Steven Spielberg</strong> (<em>E.T. l&#8217;extraterrestre</em>, <em>Jurassic Park</em>&#8230;).</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-super-8/attachment/super8_1/" rel="attachment wp-att-7371"><img class="aligncenter size-full wp-image-7371" title="Super 8" src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/super8_1.jpg" alt="Super 8" width="700" height="316" /></a></p>
<p>Ce qui est amusant, c&#8217;est que je pars souvent aux soirées AlloCiné avec une certaine appréhension (&laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas mon genre de film&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;je n&#8217;aime pas ce réalisateur&nbsp;&raquo;, etc&#8230;). Alors pourquoi y aller et &laquo;&nbsp;voler&nbsp;&raquo; une place à quelqu&#8217;un ? Pour 2 raisons : la première, parce qu&#8217;aller voir uniquement des films que l&#8217;on est sûr d&#8217;aimer, ce n&#8217;est pas très pro, et qu&#8217;on n&#8217;est pas au Club 300 pour avoir des places gratuites pour les films que l&#8217;on voulait voir. La seconde, c&#8217;est que généralement, même si je rentre perplexe dans la salle, j&#8217;en ressors agréablement surprise. Le Club 300 AlloCiné m&#8217;a rarement déçue côté programmation, et sans lui, mes à-priori m&#8217;auraient certainement faite passer à côté de beaucoup de films pourtant très sympathiques. Alors est-ce aussi le cas de ce <em>Super 8</em> ? Ah ah ! :p</p>
<p><span id="more-7367"></span></p>
<p>Mais avant de vous donner mon avis, il serait bon <span style="text-decoration: line-through;">de vous faire languir encore un peu</span> de vous expliquer de quoi parle ce film. <em>Super 8</em>, donc, c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune garçon, Joe, et de sa bande de copains, Charles, Carey et Martin, tous passionnés de cinéma. Pour aider Charles, qui souhaite devenir un grand réalisateur, à remporter un concours, tous ensemble tournent un film de zombie. Mais un jour, alors qu&#8217;ils tournent une scène à proximité d&#8217;une voie de chemin de fer, un train passe à grande vitesse à côté d&#8217;eux et <strong>déraille après avoir heurté une voiture</strong>. Suite à cet accident, duquel réchappe de justesse la petite bande, de nombreuses disparitions commencent à être déclarées, et la ville est soudainement envahie de militaires. Mais ce qui inquiète le plus Joe et ses amis, c&#8217;est <strong>l&#8217;étrange créature</strong> qu&#8217;ils semblent avoir filmée pendant le déraillement du train.</p>
<p>Vous l&#8217;aurez compris, avec J.J. Abrams et Spielberg aux commandes, les créatures &laquo;&nbsp;inhumaines&nbsp;&raquo; dirons-nous ne sont jamais très loin. Mais le choix de gamins en personnages principaux garantit au moins une chose : <strong>il y a peu de chances pour que le film soit spécialement gore ou terrifiant</strong>. Et c&#8217;est bien le cas !</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-super-8/attachment/super8_2/" rel="attachment wp-att-7372"><img class="aligncenter size-full wp-image-7372" title="Super 8" src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/super8_2.jpg" alt="Super 8" width="700" height="296" /></a></p>
<p><em>Super 8</em> n&#8217;a rien d&#8217;un film d&#8217;horreur ou catastrophe. Au contraire, c&#8217;est un film plein de bons sentiments, qui commence très calmement. Le pauvre Joe vient de perdre sa mère dans un terrible accident, et ses relations avec son père, adjoint du shérif, sont difficiles car celui-ci est très pris par son travail et ne s&#8217;est jamais vraiment investi dans son rôle de père. Charles, Carey et Martin sont des gosses comme les autres (ou presque, car Carey est un peu pyromane sur les bords et aime par-dessus tout les explosifs), avec chacun son rêve. En parallèle du tournage du film, se dessine également <strong>une amourette</strong> entre Joe et Alice, la fille d&#8217;un voyou très peu apprécié en ville (et qui entretient de très forts différents avec le père de Joe), recrutée en tant qu&#8217;actrice par Charles.</p>
<p>La première moitié du film, même si elle traite de quelques sujets tristounets (la mort de la mère de Joe), est donc <strong>pleine de légèreté</strong> et principalement destinée à mieux faire connaissance avec les principaux personnages. Etrangement, l&#8217;histoire d&#8217;amour qui s&#8217;y dessine n&#8217;est pas niaise, car Joel Courtney (Joe) et Elle Fanning (Alice) réalisent de très belles performances en proposant <strong>un jeu d&#8217;acteur juste et touchant</strong>. Riley Griffiths (Charles), Ryan Lee (Carey) et Gabriel Basso (Martin) ne sont pas en reste non plus et on ne peut que saluer leur talent (le personnage de Carey notamment est particulièrement drôle !).</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-super-8/attachment/super8_3/" rel="attachment wp-att-7373"><img class="aligncenter size-full wp-image-7373" title="Super 8" src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/super8_3.jpg" alt="Super 8" width="700" height="360" /></a></p>
<p>La seconde moitié en revanche se veut plus inquiétante : la bête sévit, et l&#8217;armée complote. Cependant, la trame de fond (le film que les enfants souhaitent tourner) est conservée, et le tout est donc toujours entouré d&#8217;une certaine légèreté, malgré quelques morts et quelques gouttes de sang. Même si le film joue sur quelques effets de surprise, globalement la sensation oppressante qu&#8217;est censée apporter la présence de la bête est donc un peu ratée (peut-être volontairement), et la fin, prévisible au possible (et tellement &laquo;&nbsp;Spielberguienne&nbsp;&raquo;), est <strong>plus &laquo;&nbsp;kitchounette&nbsp;&raquo; que réellement touchante</strong>.</p>
<p><em>Super 8</em> est donc un film assez étrange, car il s&#8217;inscrit <strong>dans la lignée des œuvres de Spielberg</strong> par ses &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; côtés (les histoires d&#8217;aliens personnellement ça me gave, surtout quand elles finissent toujours de la même manière). Et pourtant, c&#8217;est un film très plaisant à voir, car le jeu d&#8217;acteur des gosses est remarquable et porte le film à lui seul, car sa légèreté et l&#8217;humour judicieusement distillé le sortent de son contexte et transforment un genre tout ce qu&#8217;il y a de plus sérieux en un agréable divertissement, et car <strong>le générique de fin réserve une très belle surprise</strong>, la plus drôle du film très certainement.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-super-8/attachment/super8_4/" rel="attachment wp-att-7374"><img class="aligncenter size-full wp-image-7374" title="Super 8" src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/super8_4.jpg" alt="Super 8" width="700" height="299" /></a></p>
<p>Bref, même si la touche Spielberg fortement imprégnée dans ce film me déplaît, et même si les &laquo;&nbsp;révélations&nbsp;&raquo; faites sur la &laquo;&nbsp;bête&nbsp;&raquo; font preuve d&#8217;un manque d&#8217;originalité assez flagrant, <strong><em>Super 8</em> est une œuvre sympathique que j&#8217;ai pris plaisir à regarder</strong>. Ce qui signifie qu&#8217;il s&#8217;agit bien d&#8217;une jolie surprise, encore une fois, mais qui ne mérite pas tout à fait un super 8 ! :p</p>
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		<title>[Critique] Rango</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Mar 2011 19:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[allociné]]></category>
		<category><![CDATA[avant-première]]></category>
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		<category><![CDATA[club300]]></category>
		<category><![CDATA[industrial light & magic]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny Depp]]></category>
		<category><![CDATA[par Gore Verbinski]]></category>
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		<category><![CDATA[Rango]]></category>

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		<description><![CDATA[Johnny Depp, toujours totalement à l'Ouest !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi dernier avait lieu une nouvelle soirée organisée par l&#8217;équipe d&#8217;<a href="http://www.allocine.fr/">AlloCiné</a>, décidément bien prolifique ces derniers temps. Une soirée &laquo;&nbsp;Family &#038; Friends&nbsp;&raquo; comme elle l&#8217;appelle, une &laquo;&nbsp;grosse&nbsp;&raquo; soirée donc (la dernière à laquelle nous avions participé était me semble-t-il <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-toy-story-3/"><em>Toy Story 3</em></a> !). Et pour cette soirée, quoi de mieux qu&#8217;un nouveau film d&#8217;animation, <strong>signé Gore Verbinski</strong> (<em>Pirates des Caraïbes</em>) et avec des vrais morceaux de Johnny Depp à l&#8217;intérieur ? Si en plus je vous dis qu&#8217;il sort le 26 mars prochain (tiens, le lendemain de la 3DS !), vous avez trouvé ? :p Eh oui, il s&#8217;agit bien de <em>Rango</em> !</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-rango/attachment/rango_01/" rel="attachment wp-att-6467"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/rango_01.jpg" alt="Rango" title="rango_01" width="338" height="450" class="aligncenter size-full wp-image-6467" /></a></p>
<p>C&#8217;est donc une nouvelle fois <strong>au Forum des Images</strong> (qui n&#8217;en finit décidément plus de gentiment nous accueillir !) qu&#8217;avait lieu cette projection en avant-première. Aza étant parti à la soirée Sony Ericsson (dont il vous parlera je l&#8217;espère bientôt), c&#8217;est accompagnée d&#8217;une gentille tortue (merci Khaled pour ta présence !) que j&#8217;ai pu profiter non seulement du film mais également du cocktail à la sortie (ça faisait longtemps :p). Mais avant de vous donner mon avis sur <em>Rango</em>, un petit rappel de l&#8217;histoire s&#8217;impose, comme à mon habitude.</p>
<p><span id="more-6465"></span></p>
<p><em>Un caméléon vit sa petite vie tranquillement au fond de son vivarium. Entre ses 4 vitres, il s&#8217;invente des rôles, rêve de ce qu&#8217;il n&#8217;est pas, s&#8217;imagine des amis et en vient à oublier qu&#8217;il est bien seul. Jusqu&#8217;au jour où c&#8217;est l&#8217;accident : projeté de son vivarium et du véhicule qui le transportait, le voilà perdu au beau milieu du désert.  Mais lorsqu&#8217;il parvient à rejoindre Dirt, une petite ville dans la plus pure tradition des westerns, une nouvelle vie se présente alors à lui. Une nouvelle vie qui va lui permettre d&#8217;être ce qu&#8217;il n&#8217;a jamais été. D&#8217;être quelqu&#8217;un. D&#8217;être Rango ! Mais le pire drame de leur existence touche les habitants de Dirt : l&#8217;eau, trésor des trésors du désert, vient à manquer. Derrière cette pénurie plane une mauvaise odeur de complot, de trahison et de machinations. Machinations que Rango, en sa qualité de nouveau shérif de Dirt, entend bien démêler, même si cela signifie se faire de très puissants ennemis et devoir faire preuve d&#8217;un courage qu&#8217;il se vante mensongèrement de posséder.</em><br />
(Synopsis copyright moi-même ^^)</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-rango/attachment/rango_02/" rel="attachment wp-att-6468"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/rango_02.jpg" alt="Rango" title="rango_02" width="650" height="365" class="aligncenter size-full wp-image-6468" /></a></p>
<p>Le scénario, disons-le tout de suite, n&#8217;est <strong>pas forcément très original</strong> : le personnage principal, comme souvent dans les films d&#8217;animation, est un poil (ou une écaille, huhu) mythomane, mais surtout maladroit, et possède une chance de cocu qui lui permet toujours de profiter d&#8217;un petit coup de main du destin pour se sortir des pires situations. Du coup, voilà le dernier des incapables devenu  le héros d&#8217;une petite ville en proie à la peur et au malheur. Bien entendu, dans l&#8217;histoire il y a une femme au caractère bien trempé qui fait chavirer son cœur (Fève), des ennemis terrifiants qui font plusieurs dizaines de fois sa taille, et des alliés (un peu miteux) pour le soutenir&#8230; ou pour douter de lui lorsque les temps se font les plus durs. <strong><em>Rango</em> fonce tête baissée dans tous les stéréotypes du film d&#8217;animation</strong>, y compris les temps morts un peu cucul la praline où le héros en vient à douter de lui et à se demander qui il est vraiment, avant de finalement se souvenir que s&#8217;il ne se reprend pas vite fait, le spectateur va sérieusement commencer à s&#8217;ennuyer. Tout dans le scénario de <em>Rango</em> est donc prévisible, mais cela n&#8217;en fait pas pour autant (et loin de là) un mauvais film.</p>
<p>Le principal élément qui différencie <em>Rango</em> des autres productions habituelles est sa maturité : non, <strong><em>Rango</em> n&#8217;est pas un film d&#8217;animation &laquo;&nbsp;pour enfant&nbsp;&raquo;</strong>. Les doutes, le désespoir qui animent parfois notre héros, et son imagination débordante, ces rôles qu&#8217;il s&#8217;invente pour se protéger et oublier, sont autant de sentiments qu&#8217;un gosse aurait du mal à interpréter et à comprendre. Le personnage colle à merveille à <strong>Johnny Depp qui lui prête sa voix</strong> (et dont les précédents rôles doivent certainement avoir largement inspiré ses mimiques et sa gestuelle), et la VF aura donc intérêt à s&#8217;accrocher pour ne pas gâcher cette harmonie. Et puis, il y a des morts ! C&#8217;est vrai quoi, tuer un personnage clairement ça ne se fait pas dans une production pour enfants. Mais là, l&#8217;inspiration provient du Far West, et comment priver un western de ses cadavres (même si, de clairement visibles, il y en a peu je l&#8217;avoue) ?</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-rango/attachment/rango_03/" rel="attachment wp-att-6469"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/rango_03.jpg" alt="Rango" title="rango_03" width="650" height="365" class="aligncenter size-full wp-image-6469" /></a></p>
<p>On pourra également citer comme preuve de la maturité de <em>Rango</em> la qualité ahurissante de ses animations et <strong>l&#8217;émerveillement visuel</strong> qu&#8217;il procure. Le studio Industrial Light and Magic (dont je vous avais déjà <a href="http://www.munchaza.com/jeux-video/apercu-qore-episode-19/">une fois</a> parlé) a fait des miracles. Ça en jette, c&#8217;est beau, ça flatte les mirettes. Et l&#8217;eau, quoi, l&#8217;eau ! Alors que les films d&#8217;animation clairement destinés aux enfants proposent parfois des dessins volontairement grossiers (même si souvent animés à la perfection), ici on recherche à n&#8217;en pas douter le réalisme. Et si les enfants sont incapables d&#8217;apprécier cette performance à sa juste mesure, peu importe, puisque ce ne sont pas eux que l&#8217;on cherche à flatter.</p>
<p><strong>Un gros travail a également été réalisé sur la bande son</strong>. Hans Zimmer a fait du bon boulot : c&#8217;est rythmé, ça envoie (bien joué, les hiboux ! :p) et la combinaison &laquo;&nbsp;performance visuelle/qualité sonore&nbsp;&raquo; renforce totalement l&#8217;immersion. Je relève rarement dans mes critiques le plaisir auditif procuré par un film, car je n&#8217;ai pas l&#8217;oreille très musicale (le dernier film en date où j&#8217;ai avoué avoir apprécié la bande son devait être si je me souviens bien <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-kick-ass/"><em>Kick Ass</em></a> O.o). Voilà bien la preuve que <em>Rango</em> a réalisé du tout bon sur ce point <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Maintenant, après tant de compliments envers lui, peut-être est-il temps de vous expliquer pourquoi la note que j&#8217;attribue à ce film ne parvient pas à décoller davantage. Je vous ai déjà parlé du <strong>scénario très (trop ?) prévisible</strong> et des <strong>quelques temps morts</strong> (peu nombreux, je vous rassure) : ils y contribuent, bien sûr, mais ce sont là des éléments tellement communs aux films d&#8217;animation de nos jours qu&#8217;ils ne suffisent plus à les départager les uns des autres. Alors pourquoi malgré toutes ses qualités, <em>Rango</em> ne parvient-il pas à détrôner un <em>Toy Story 3</em> pour ne citer que lui (oui, je sais, le meilleur, je place la barre un peu haut :p). La raison est simple : le rire. Vous me rétorquerez tout de suite que <em>Rango</em> n&#8217;étant pas un film d&#8217;animation pour enfants, ce n&#8217;est certainement pas là son objectif premier que de faire rire. Ce à quoi je vous répondrai que je ne vois pas le rapport (surtout que la bande annonce laisse clairement présager d&#8217;un film humoristique), et que puisqu&#8217;il ne propose pas un scénario profond, il faut bien qu&#8217;il compense quelque part.</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-rango/attachment/rango_04/" rel="attachment wp-att-6470"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/rango_04.jpg" alt="Rango" title="rango_04" width="650" height="365" class="aligncenter size-full wp-image-6470" /></a></p>
<p>Le rire donc, est tout de même, je vous rassure, bien présent. Certes, je n&#8217;ai pas ri de bout en bout, mais c&#8217;est rarement mon cas (cf <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-paul/"><em>Paul</em></a>, ce qui ne m&#8217;a pas empêchée de lui attribuer un joli 8). Malgré tout, j&#8217;ai tout de même rigolé, souri, et ce même lorsque ce n&#8217;était pas l&#8217;hilarité générale dans la salle (moins réactive aux gags de <em>Rango</em> qu&#8217;aux dialogues du <a href="http://www.munchaza.com/films/critique-le-discours-dun-roi/"><em>Discours d&#8217;un Roi</em></a>, aïe ! O.o). Alors, où est le problème ? Eh bien il arrive lorsque l&#8217;on cherche à raconter le film à un ami (Aza fut mon cobaye). Dans un film comme <em>Toy Story 3</em>, il n&#8217;y a pas à chercher loin pour se souvenir d&#8217;un passage drôle, en rire encore (même longtemps après), et l&#8217;expliquer avec de grands sourires à son auditoire. Dans <em>Rango</em> par contre, à peine sortie de la salle, je peinais déjà à me remémorer les passages qui m&#8217;avaient fait sourire. Oui j&#8217;ai ri, mais quand ? Pourquoi ? Impossible de m&#8217;en souvenir ! <strong><em>Rango</em> ne marque pas les esprits</strong> ; il fait passer un bon moment, mais ensuite, c&#8217;est fini !</p>
<p>Bref, <em>Rango</em> est loin d&#8217;être un mauvais film. Au contraire, <strong>je le conseillerais volontiers</strong>, ne serait-ce que pour la qualité indéniable de l&#8217;animation et de la bande son, et ses nombreuses références aux westerns (Clint Eastwood en guest star, rien que ça !) et aux précédents rôles de Johnny Depp, qui réalise encore une fois une belle prestation (à voir en VO donc !). Et puis un film d&#8217;animation &laquo;&nbsp;pour adultes&nbsp;&raquo; (non, rien à voir avec le  X !) ça change un peu, même si le scénario reste d&#8217;un grand classicisme. Cependant, ne comptez pas sur <em>Rango</em> pour marquer votre esprit au feutre indélébile : il n&#8217;utilise malheureusement qu&#8217;un stylo à encre, et je crains qu&#8217;il ne pleuve immédiatement après votre sortie des salles obscures.</p>
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		<title>[Critique] Paul</title>
		<link>http://www.munchaza.com/films/critique-paul/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 22:07:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Smunchie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[E.T. sms maison]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> (<a href="http://www.munchaza.com/films/critique-le-discours-dun-roi/">notre critique ici</a>), <a href="http://www.allocine.fr/">AlloCiné</a> a remis le couvert en nous invitant il y a quelques temps  à la projection de <em>Paul</em> (sorti le 2 mars, ça va on n&#8217;a qu&#8217;une semaine de retard !). Je vous avais déjà quelque peu présenté le film lors de <a href="http://www.munchaza.com/concours/concours-invitation-a-la-projection-privee-de-paul/">notre concours</a> (j&#8217;espère d&#8217;ailleurs que notre gagnante a pu se rendre à la projection, vu que nous n&#8217;avons eu aucun retour&#8230;), mais je vais le refaire quand même parce que je doute que vous retourniez lire ça sur l&#8217;ancien article :p</p>
<p>Alors <em>Paul</em>, c&#8217;est l&#8217;histoire de <strong>Graeme Willy (Simon Pegg) et Clive Gollings (Nick Frost)</strong>, 2 bons gros geeks anglais, bien stéréotypés, qui adorent les comics, <em>Star Wars</em>, et surtout les histoires d&#8217;aliens. Lors de leur séjour à San Diego pour la comic-con (miam ^^), ils se lancent dans un road-trip à travers les Etats-Unis sur les traces des petits hommes verts et des grands lieux qui ont alimenté leurs mythes les plus célèbres. Mais ils n&#8217;imaginaient pas rencontrer sur leur route un véritable alien, Paul. Décidés à l&#8217;aider à rentrer chez lui, les deux geeks se retrouvent alors engagés dans une course poursuite avec de méchants hommes en noir qui semblent en vouloir à sa vie (ou plus exactement à son cerveau).</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-paul/attachment/paul_1/" rel="attachment wp-att-6439"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/paul_1.jpg" alt="" title="paul_1" width="300" height="400" class="aligncenter size-full wp-image-6439" /></a></p>
<p><span id="more-6434"></span></p>
<p>Si le speech, et nos 2 héros, semblent délirants, je dois admettre que je partais avec un gros à-priori : cet à-priori du film qui se veut drôle mais qui ne l&#8217;est pas. D&#8217;autant plus que je garde de Simon Pegg et Nick Frost le souvenir de <em>Hot Fuzz</em> qui n&#8217;avait <strong>pas marqué mon esprit de manière particulièrement positive</strong>. Bref, ce n&#8217;était pas gagné pour <em>Paul</em> ! &#8230;. Oh, et ai-je oublié de mentionner que je n&#8217;aime pas franchement les histoires d&#8217;aliens ? :p Enfin, la surprise n&#8217;en a été que meilleure !</p>
<p>Pour commencer, <strong>le personnage de Paul est attachant</strong>, malgré sa grossièreté (ou grâce à elle ?), et surtout original. Après 60 ans passés sur Terre à travailler pour le gouvernement américain, Paul est en effet un alien 100% intégré, totalement imprégné de la culture humaine, et qui est lui même à l&#8217;origine des nombreux mythes et histoires sur les aliens que l&#8217;on connaît tous&#8230; et même de quelques décisions politiques importantes ! Rarement un alien nous a été dépeint de cette manière, et je dois admettre que c&#8217;est bien mieux ainsi :p</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-paul/attachment/paul_2/" rel="attachment wp-att-6440"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/paul_2.jpg" alt="" title="paul_2" width="600" height="398" class="aligncenter size-full wp-image-6440" /></a></p>
<p>On pourra penser d&#8217;eux ce que l&#8217;on veut, mais il est également assez simple de nous identifier aux personnages de Graeme et Clive : ces 2 gros geeks au mode de vie simple, qui vivent pleinement leur passion, au final on les envie un peu (la Comic-Con quoi !! :p). Alors certes, ils sont un brin marginaux, mais c&#8217;est ce qui donne sa petite <strong>touche d&#8217;originalité et de folie à l&#8217;ensemble du film</strong>. Les autres personnages ne sont pas en reste, puisque tous ont un gros brin de folie et sont prêts à tout pour aider/arrêter Paul. Mais c&#8217;est bien le trio Graeme/Clive/Paul qui fonctionne le mieux, avec <strong>des blagues parfois un peu &laquo;&nbsp;pipi/caca&nbsp;&raquo;</strong>, mais qui globalement font rire, ou au moins sourire, et touchent leur public !</p>
<p>Ce qu&#8217;on appréciera également dans <em>Paul</em>, ce sont <strong>les multiples références</strong> à &laquo;&nbsp;l&#8217;univers geek&nbsp;&raquo; (du moins tel qu&#8217;il est défini dans ce film), à <em>Star Wars</em>, aux aliens bien sûr, &#8230; Alors bien sûr, on ne les reconnaît peut-être pas toutes, mais chacun a bien quelques connaissances dans l&#8217;un de ces thèmes qu&#8217;il pourra mettre à profit pour repérer les nombreux clins d&#8217;œil <img src='http://www.munchaza.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  C&#8217;est toujours plaisant de ne pas se sentir larguer !</p>
<p><a href="http://www.munchaza.com/films/critique-paul/attachment/paul_3/" rel="attachment wp-att-6441"><img src="http://www.munchaza.com/wp-content/uploads/paul_3.jpg" alt="" title="paul_3" width="600" height="399" class="aligncenter size-full wp-image-6441" /></a></p>
<p>Au final, <strong>les 102 minutes que dure le film passent à une vitesse folle</strong>. On rigole, on ricane, on sourit, on se demande ce qui va se passer ensuite, et là, alors que la tension (et donc l&#8217;intérêt du film) s&#8217;apprête à redescendre, un nouveau personnage plus bizarre encore que les précédents fait son apparition et avec lui son lot de problèmes, d&#8217;ennemis et de gags plus ou moins foireux :p La formule fonctionne admirablement du début à la fin, et le moment de détente est assuré loin des clichés humoristiques habituels.</p>
<p>Alors certes, <em>Paul</em> n&#8217;est pas le film qui vous fera hurler de rire du début à la fin, on n&#8217;en est pas non plus à ce point, mais c&#8217;est le film qui ne vous fera pas regretter votre place de cinéma, même payée 10€. <strong>A aller voir en VO de préférence</strong>, parce que même après avoir vu et apprécié le film, la bande annonce VF a réussi à m&#8217;en faire douter (non franchement, Manoeuvre en doubleur, faut arrêter) :p</p>
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