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Jeudi dernier avait lieu une nouvelle projection privée réservée au Club 300 d’AlloCiné. Une projection un peu particulière pour nous, puisqu’elle C’est donc sur cette base, un peu gênés d’avoir peut-être pris la place de quelqu’un d’autre pour un film que nous apprécierions peut-être moins, mais également très curieux de connaître les raisons de cet engouement pour cette énième adaptation d’un comics, que nous avons validé notre présence à cette soirée et nous sommes rendus au Forum des Images, aux Halles (ça rappelle des souvenirs :p), ce jeudi 25 mars.
Pour replacer les choses dans leur contexte, Kick-Ass est donc l’adaptation du comics du même nom que l’on doit à Mark Millar (scénariste) et John Romita Jr (illustrateur). Publié depuis juillet 2008, il s’agit donc d’une toute jeune série, assez décalée par rapport aux autres œuvres de super-héros. Car ici, Dave Lizewski, le héros, ne possède pas le moindre pouvoir. Au contraire, il s’agit juste d’un adolescent tout ce qu’il y a de plus banal, mais qui partage une grande passion avec ses amis : les comics. Sa vie change le jour où il se pose LA question existentielle : avec tous ces amateurs de BD comme lui de par le monde, comment se fait-il que pas un seul n’ait encore eu l’idée (stupide) de se déguiser en super-héros pour aider son prochain ? En bon adolescent au cerveau pas encore très bien formé, il décide donc que ce drôle d’hurluberlu, ce sera lui ; et paf !
C’est donc, au tout début du film, à la description d’un ado paumé et élevé aux sites porno qu’on assiste. Un tableau qui n’est pas sans rappeler celui dépeint dans Les beaux gosses, film qui encore aujourd’hui hante nos pires cauchemars (j’exagère, mais au moins vous avez compris l’idée). Heureusement, Dave semble tout de même un poil plus mature et responsable qu’Hervé et Camel (les fameux « baux-gosses »), et donc moins insipide et insupportable. Cependant, son petit côté bon à rien et gros boulet restent exaspérants du début à la fin, et ce n’est certainement pas son immonde costume vert à gros nez et ses chaussures jaune caca qui me feront changer d’avis. D’autant plus qu’en dehors de sa vie de super-héros, Dave a un autre amour (non partagé bien évidemment) : Katie Deauxma, la compagne idéale d’un super-héros en dehors de ses heures de service. Comme c’est original ! Et c’est malheureusement là ce que l’on nous sert pendant la bonne grosse première moitié du film. En gros couard qu’il est, Dave perd en effet tout d’abord beaucoup de temps avant d’enfin se décider à revêtir son costume. Et lorsque c’est finalement le cas, il enchaîne les défaites cuisantes, à tel point que l’on se demande comment c’est possible qu’il ne soit pas encore totalement défiguré (ah si, je sais, si c’était le cas il n’aurait plus la moindre chance avec Katie…). Les mésaventures d’un boulet qui se prend pour un bon samaritain, voilà donc en gros le résumé de plus de la moitié du film. Une première partie extrêmement longue à démarrer, mais heureusement suffisamment légère pour tout de même faire passer le temps. Certains passages ont d’ailleurs fait beaucoup rire une bonne partie de la salle, meilleur public que nous visiblement, car ceux-ci nous auront, au mieux, fait à peine sourire. Bref, à ce stade du film, le malaise grandissait. Non, nous n’étions absolument pas réceptifs à cet « humour »-là, et non, vraiment, rien à faire, le héros m’insupportait. La seule chose qui à ce moment-là nous sauvait encore de la catastrophe était le fait qu’étrangement, je ne m’ennuyais pas tant que ça. Un exploit d’autant plus remarquable que je n’en comprends toujours pas la raison, surtout lorsque je constate ce que j’ai trouvé à dire sur cette première partie.
Cependant, vous vous en doutez bien je l’espère, si je sépare ainsi le film en deux c’est qu’il nous a réservé une bien bonne surprise par la suite. Bien bonne surprise qui revêt l’apparence d’Hit Girl (11 ans à peine !) et de son père Big Daddy, deux autres « super-héros » également sans pouvoirs, mais terriblement entraînés et bien plus classes que le petit looser de Kick-Ass. Contrairement à ce dernier, ces deux combattants suivent en effet un but bien précis et bien moins noble que simplement aider son prochain. A cette fin, ils n’hésitent donc pas à assassiner leurs adversaires de façon plus ou moins sanglante, ce qui donne lieu à des combats particulièrement dynamiques et fichtrement bien mis en scène. Vue à la première personne, vision nocturne, … Beaucoup d’imagination et d’excellentes idées qui rendent l’action jouissive et palpitante et ne sont pas sans rappeler l’extravagance d’un certain Tarantino quand il s’agit de mettre en scène des gunfights ébouriffants. Mais mieux encore, cette seconde partie est également le prétexte à quelques émotions fortes et courantes dans ce genre d’adaptations : amour, trahison, tristesse, … Les personnages de Kick-Ass passent chacun leur tour par l’un de ces stades, sans pour autant tomber dans le classicisme ou le pathétisme. Pas question en effet de s’attarder bêtement pendant des heures sur ces passages à coup de dialogues ringards. Nets et sans bavures, ils disséminent les sentiments qu’on leur a insufflés et laissent leur place aux événements suivants. On est donc bien loin des adaptations de comics habituelles et de leurs scènes ultra bateaux qui font plus rires (souvent de dépit, c’est nerveux) qu’elles n’émeuvent.
A la manière de Boulevard de la mort, dont la fin très speed, violente et dynamique excusait totalement un démarrage atrocement lent et sans action, cette seconde partie de Kick-Ass laisse donc au final une bonne impression, même si elle ne suffit pas à oublier totalement la première, façon Les beaux gosses américain. Une franche réussite cependant, si l’on part du principe que je hais habituellement les adaptations de comics, et que celle-ci a tout de même réussi l’exploit de me séduire sur sa seconde moitié. Nul doute donc que si vous êtes fan de ce genre de films, ou, mieux encore, du comics original, vous devriez adorer celui-ci et réellement l’apprécier à sa juste valeur. D’autant plus que j’ai omis jusqu’alors de vous parler de la bande-son (je ne suis pas très douée pour ça), qui s’avère tout du long toute aussi dynamique que les scènes d’action et est un vrai régal pour nos oreilles. Un bon point supplémentaire, qui me fait dire que si les adaptations de comics ne vous horripilent habituellement pas, il y a de très fortes chances pour que vous puissiez rajouter 1 à 2 points à ma note finale
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Commentaires ( 12 ) |
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Tags : allociné, avant-première, cinéma, club300, Kick-Ass, Matthew Vaughn | ![]() |
Posté le 28/03/10 à 20:50:28 |






















Commentaires ( 12 ) 







Excellente critique, elle me conforte encore plus dans mon idée a propos de ce film, je filerais le voir, le jour de sa sortie
J’ai fais un article sur le film dispo sur mon blog : http://fanboys.fr/?p=518
C’était en VOST ou VF ?
VOST ^^ C’est bien mieux :p
Je n’ai jamais entendu parler de ce film, mais ça me donne bien envie d’aller le voir à sa sortie ^^
Les tshirt sont trop beauuu !
« VOST ^^ C’est bien mieux :p »
C’était pour savoir si je devais regretter ou pas.
Oui car je fais partie de ces gens qui n’ont pas vu une bouse au travers des bandes-annonces, non, je fais partie de ceux qui avaient une lueur dans les yeux à chaque nouvelle vidéo voyant le jour sur le net. Je fais partie de ceux qui attendent ce film depuis des mois, qui ont lu et relu et encore relu le comic ainsi que ses inspirations, et qui auraient bien voulu se faire renverser par une voiture ou se faire électrocuter l’entrejambe pour voir Kick-Ass en avant-première.
Ouaip. Je m’emporte mais j’espère que c’est compréhensible… Et en plus les t-shirts… peut-être qu’en attendant et en déboursant dans les 20€ je pourrais les récupérer quelque part sur le net.
Je m’emporte, j’en suis conscient, mais en lisant ça aussi : « nous en avions à peine entendu parlé, mais en plus la bande annonce nous avait donné l’impression… hum soyons francs… d’une bouse »…
Malheureusement c’est la vérité
De base, je suis réfractaire à ce genre de films, et la bande annonce ne nous avait mais alors pas du tout donné envie de le voir, et ça c’est un fait (et quand je dis « nous », ce n’est qu’Aza et moi, je n’inclue bien sûr personne d’autre). C’est d’ailleurs bien pour ça qu’on était presque un peu gênés d’assiter à cette avant-première « à la place de quelqu’un d’autre » (mais de toute façon, qui dit que les gens qui auraient eu notre place auraient aimé ?).
Par contre, la projection nous a ensuite donné tort, puisqu’à part la première moitié qui nous a vraiment ennuyés, je précise bien que la seconde nous a beaucoup plu, et on est donc très très loin de la bouse. Après, visiblement, les gens comme toi qui l’attendaient depuis des mois ont beaucoup plus apprécié la totalité du film que nous, donc oui, c’est pas juste, pourquoi nous et pas toi ?
Mais malheureusement en partant de ce principe, toutes les avants-premières seraient injustes, car il y a toujours une personne pour ne pas être conquis par le film, alors que d’autres auraient été ravis de prendre leur place. Si on était au Club 300 uniquement pour voir des films qu’on attend avec impatience et esquiver ceux qu’on ne connait pas, où serait l’impartialité ?
Je me rends bien compte de ça, c’était juste pour me plaindre, sans chercher à tirer un quelconque avantage ou changement à partir de la réponse.
Bonne journée !
Ne t’inquiète pas, je voulais juste préciser le fond de ma pensée
Et puis dis-toi que le film sort dans peu de temps, et qu’il y a de très fortes chances que tu l’adores ^^
J »ai un T shirt kick ass (le vert) à vendre
Ca interesse quelqu’un ????
Bonne critique du film, je l’ai vu et m’a pas trop plu…
Merci
[...] en date où j’ai avoué avoir apprécié la bande son devait être si je me souviens bien Kick Ass O.o). Voilà bien la preuve que Rango a réalisé du tout bon sur ce [...]