En ce moment, on se rattrape un peu question critiques de films, et après l’univers fantastique de L’imaginarium du Docteur Parnassus hier, place aujourd’hui à une petite comédie française des plus réjouissantes. Certes, le film est moins récent (je l’ai vu il y a quand même plus d’une semaine), mais il est, je vous l’assure, tout aussi plaisant dans son genre

Bazil (Dany Boon) est pauvre type, dans le sens où la vie ne lui fait pas vraiment de cadeau. Enfant, il est séparé de sa mère, devenue folle après que son père soit mort à cause d’une mine lors d’une opération de déminage. Plus tard, alors qu’il travaille dans un videostore, une fusillade éclate dans la rue, et une balle perdue part se loger dans sa tête. Il en réchappe miraculeusement, mais sa vie est menacée en permanence par cette bombe à retardement qui a élu domicile dans son crâne. Ayant perdu famille et travail, il est recueilli par une bande de drôles tous plus farfelus les uns que les autres. Remington est un fana d’expressions françaises, Calculette a le compas dans l’œil, et ce pour quelque mesure que ce soit (distance, poids, …), Fracasse a eu son nom inscrit dans le livre des records en tant qu’homme canon, Placard est un ex-taulard, la Môme Caoutchouc est contorsionniste, Petit Pierre est un inventeur génial à l’imagination débordante et Tambouille gère tout ce bazar. Un jour, Bazil tombe par hasard devant les sièges sociaux des deux société d’armement rivales à qui il doit les armes qui ont, l’une coûté la vie à son père, l’autre changé sa vie à jamais. Dès lors, il n’a plus qu’une idée en tête : se venger, avec ou sans l’aide de ses nouveaux amis.

Dès l’arrivée de Bazil à Tire-larigot, l’abri aménagé au milieu d’une décharge qui sert de maison à toute la bande, on comprend tout de suite que le film mise beaucoup sur l’originalité et la poésie. En dehors de ses habitants, hauts en couleur et à la personnalité forte, Tire-larigot est une véritable caverne d’Ali Baba. Petit Pierre transforme en effet tous les objets qu’on lui amène en véritables œuvres d’art. Il excelle tout particulièrement dans la confection de jouets qui émerveillent toute la petite troupe (et le spectateur). On lui doit également la « décoration » de l’abri, qui offre un décor à la fois surréaliste, poétique et enchanteur aux quelques scènes qui s’y déroulent.

Sortie de Tire-larigot, l’action n’en demeure pas moins trépidante. La vengeance de Bazil est habilement menée, sans violence, puisqu’elle consiste à retourner chacun des deux dirigeants des deux sociétés d’armement l’un contre l’autre. Pour cela, là encore, Bazil et sa bande font preuve de beaucoup d’imagination, et seul le face-à-face quasi-final fait un peu craindre une chute trop stéréotypée. Heureusement, ce n’est finalement pas le cas, et le véritable finish réserve beaucoup d’humour, et rappelle quelque peu un certain Be kind, rewind (Soyez sympa, rembobinez).

Au final, ce Micmacs à tire-larigot n’est donc pas exactement une comédie, même si certains passages prêtent à sourire. Il s’agit en fait d’un film assez indescriptible, qui réjouit la pupille, n’ennuie pas, et égaye le spectateur initialement moribond à l’idée d’aller regarder un énième navet français, même si l’intrigue ne captive et n’accélère pas le palpitant plus que ça. Une réelle alternative aux blockbusters américains niais et/ou sans saveur du moment, et une véritable ode à l’imagination et au dépaysement, sur un thème dur, sérieux, exceptionnellement traité avec une légèreté qui fait plaisir à voir et ne dénature en rien son importance.












on a failli aller le voir avec ma moitié mais on a opté au final pour 2012 car dany boon lui sortait un peu par les oreilles :p
Je peux t’assurer qu’on aurait mieux fait d’aller voir ça
en tout cas ça a l’air sympa malgré le battage médiatique auquel on a eu droit sur Dany ces dernières années.