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Dimanche, grâce à 2 places remportées sur le webzine Shunrize, j’ai embarqué de force Aza au cinéma pour aller y voir Nanny McPhee et le Big Bang. « De force », car ni l’affiche, ni le synopsis ne lui donnaient vraiment l’impression d’être « son genre ». Mais comme je suis bornée, qu’il me prend parfois des envies soudaines d’aller voir des films qui nous ressemblent peu, et surtout, qu’il aurait été dommage de gâcher ces 2 places, je ne lui ai pas vraiment laissé le choix ! Et nous voilà donc plongés dans l’univers de Nanny McPhee, un univers tout nouveau tout beau pour nous, puisque nous n’avons jamais vu le premier opus.
Nanny McPhee et le Big Bang c’est donc avant tout l’histoire de Madame Green. Son mari est parti à la guerre et ne lui donne plus de nouvelles depuis 3 mois ; ses trois enfants, Norman, Megsie et Vincent, passent leur temps à se chamailler ; Phil, son beau-frère, cherche à tout prix à lui faire vendre sa ferme afin de toucher ses parts et d’éponger ses dettes ; Mme Docherty, sa patronne, perd la boule et provoque catastrophes sur catastrophes ; et pour finir, ses deux insupportables neveux, Cyril et Celia, quittent leur petit monde aristocratique londonien pour fuir la guerre et venir habiter chez elle contre leur gré. Bref, tout va pour le mieux ! Heureusement, c’est quand il y en a marre
Vous l’aurez compris, Nanny McPhee et le Big Bang est un film léger dont le scénario n’époustoufle pas par sa profondeur, mais captive par sa fraîcheur reposante et intrigante. Afin de calmer les enfants turbulents et de leur apprendre les bases du savoir-vivre, la nounou a en effet de nombreux tours dans son sac (ou au bout de son bâton) qui mettent souvent toute la petite famille dans de biens étranges situations : éléphant dans la maison, cochons qui font de la natation synchronisée, …. Si ces scènes étonnent par leur total irréalisme, enfantin mais plaisant, elles n’en demeurent cependant pas moins très prévisibles dans leur conclusion. En fait, on touche là du doigt la clé du succès de ce film : un scénario simple, bien qu’original dans ses petits détails, peu profond tout de même, il faut bien l’avouer, mais empreint d’une grande naïveté et d’une touche de fraîcheur reposante. Nanny McPhee et le Big Bang n’est pas ce genre de films qui cherchent à époustoufler avec des effets spéciaux renversants au détriment des sentiments. Bien au contraire, il ne brille pas par sa réalisation (loin de là), mais par sa simplicité et sa loufoquerie évidente.
Le personnage de Nanny McPhee est l’exemple même de la poésie (mêlée à une grosse once de folie) qui plane sur ce film. Repoussante, parfois terrifiante, mais surtout surprenante, cette nounou (de toute évidence croisée avec une sorcière) cache en elle une grandeur d’âme sans égale, que la famille Green apprendra à aimer bien malgré elle. Son leitmotiv fait d’ailleurs écho à son état d’esprit : « Tant que vous avez besoin de moi, mais que vous ne voulez pas de moi, je reste. Dès que voudrez de moi, mais que vous n’aurez plus besoin de moi, je partirai ». La nounou sait reconnaître la détresse des gens, et ne les laisse jamais dans l’embarras, qu’elle soit acceptée ou non au sein de leur famille. Et à chaque leçon qu’elle parvient à inculquer (parfois de force) aux enfants turbulents, elle y laisse une pustule ou toute autre partie peu saillante de son anatomie, laissant apparaître une Emma Thompson bien plus jeune et élégante que son maquillage initial le laissait supposer. Comme quoi, les gens deviennent plus beaux (et ici, c’est réellement le cas) lorsqu’on apprend à les aimer !
Vous l’aurez compris, malgré son aspect revêche, il n’est pas possible de ne pas aimer le personnage de Nanny McPhee. Tout comme les enfants, aussi agaçants soient-ils initialement, finissent par devenir touchants tant ils s’émancipent et gagnent en maturité. Tout comme Madame Green, aussi désespérée soit-elle, parvient à toujours conserver le sourire, pour ne jamais nous le faire perdre nous-mêmes. Tout comme Mme Docherty, dans son étrange folie, provoque davantage d’amusement que de pitié ou de compassion. Tout comme les maladresses de Phil, « méchant » de l’histoire plus ou moins contre son gré, l’empêchent de se rendre détestable. Tout comme le jeu des acteurs, quels qu’ils soient, transpire l’envie de partager avec nous tous ces sentiments positifs. Bref, lorsque l’on va voir Nanny McPhee et le Big Bang, il faut laisser ses mauvaises pensées de côté, ou alors aller broyer du noir ailleurs (ce qui serait bien dommage). Car dans l’univers qui nous y est dépeint, tout est fait pour rassurer, amuser et détendre. Et si le scénario ne casse pas des briques, si certains dialogues sont très enfantins, et si certaines situations donnent l’impression d’avoir fumé un truc pas net avant de se rendre au cinéma, peu importe, car ce qui compte, c’est qu’au final, on ne s’ennuie pas, on sourit béatement, et on se laisse surprendre à aimer la terrifiante Nanny McPhee. Et si les mots me manquent pour vous parler davantage de cette bien étrange surprise, mais ô combien positive, c’est peut-être tout simplement que la simplicité, c’est aussi une forme d’art, et que ce film-là la maîtrise fort bien.
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Commentaires ( 1 ) |
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Tags : cinéma, emma thompson, nanny mcphee et le big bang, studiocanal | ![]() |
Posté le 16/04/10 à 19:47:35 |





















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Merci pour ce test. j’avais vu le premier et je vais voir si je me décide pour celui-ci