Ayant téléchargé la démo sur le PSN, je m’y suis lancée avec appréhension, car j’ai toujours cette petite rancœur envers Square Enix et leur affreux Crisis Core sur la même console. D’autant plus qu’ils ne sont pas vraiment réputés pour leurs jeux de combat (Ergheiz n’avait à l’époque pas déchaîné les foules) et que du côté de Squaresoft, depuis la Super Nintendo, la Playstation, Final Fantasy 10 et enfin Kingdom Hearts premier du nom, ils n’ont rien fait de réellement transcendant à mon goût, et n’ont fait que gâcher les séries qu’ils ont essayé de continuer.
Ce sentiment s’est malheureusement très vite confirmé dans Dissidia. Le jeu offre la possibilité de choisir entre de nombreux personnages bien connus des amateurs de la série, y compris le grand Sephiroth, et rien que ça, il est vrai, est un grand plaisir pour les fans. Chaque personnage a ses propres attaques, et la démo permet d’en découvrir quelques unes au travers d’un tutoriel de quelques stages. On se rend compte rapidement que Square Enix a tenté d’apporter de l’originalité à son jeu, et on n’est donc pas (totalement) face à un « Final Fantasy Budokai« . Ainsi, notre force d’attaque n’est pas fixe : elle diminue drastiquement lorsque l’on porte un coup, remonte lorsqu’on se balade tranquillement, et peut même être augmentée en volant des points d’attaque à l’ennemi. Il est également bien sûr possible de passer en « transe », appelée ici « mode EX », qui décuple nos capacités. Square Enix a également fait le choix d’offrir de vastes arènes de combat dans lesquelles il est possible de se déplacer, et même de monter sur les murs, ce qui n’est pas du tout sans rappeler les autres jeux de combat du genre… Malheureusement, la caméra est très mal gérée. Se déplacer est un calvaire, et lorsque l’on sait qu’il faut de la rapidité pour récupérer les objets permettant de passer en EX avant son adversaire, cela devient réellement agaçant, et une arène normale aurait donc peut-être d’avantage fait l’affaire.
Et ce n’est pas le seul point noir de cette démo. Car même si le jeu n’est pas réellement moche, je l’ai trouvé graphiquement très banal et pas à la hauteur de ce dont Square Enix et la PSP sont capables. De plus, les attaques des personnages sont très peu nombreuses, et on a donc l’impression de faire toujours les mêmes… et ce n’est pas qu’une impression ! Peut-être que d’autres seront disponibles dans le jeu complet, mais même si c’est le cas, je pense que leur nombre restera trop faible pour un jeu de ce genre ! Enfin, le plaisir du jeu n’y est pas, car les adversaires sont trop passifs, se contentant de courir partout, de récupérer sous vos yeux de quoi passer en EX, et de vous défoncer lorsque vous parvenez enfin (après vous être méchamment battu avec la caméra) à les rejoindre…
En clair, je suis bien contente de ne pas avoir précommandé le jeu, même si la version collector me faisait vraiment de l’œil, car au final, on dirait bien que ce Dissidia n’est juste qu’un énième foutage de gueule de la part de Square Enix, dont la « nouvelle » politique semble définitivement être de ne plus faire de vrais bons jeux, mais d’utiliser leurs vieilles licences jusqu’à la moelle, quitte à en faire de la merde… Si seulement ils pouvaient ne pas gâcher le volet PSP de la saga Parasite Eve (et le finir un jour, pour commencer, au lieu de se lancer dans le développement de FF15)…

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Ayant pu tester la version japonaise, je ne serais pas aussi sévère que toi. Le jeu est très fan service faut l’avouer et c’est pas franchement pour me déplaire. Les défauts sont ce qu’ils sont, mais avec le mélange du genre baston et rpg, parce que oui, l’essentiel du jeu solo ressemble étrangement à un rpg avec équipement, choix des attaques, anneaux magique etc… le jeu à du potentiel. J’ai aussi été seduit par le système de combat, donc à retester dans la langue de molière pour enfin comprendre les subtilités de ce titre.
C’est vrai, j’ai peut-être été dure avec le titre, mais ceci est certainement dû au fait que Square Enix n’a cessé de me décevoir depuis sa grande époque…
(C’est déjà bien plus flagrant avec le Chevalier Oignon par exemple.)
Peut-être que ce n’était pas l’idée la plus brillante du siècle que de faire la démo avec Sephiroth (on ne se refait pas ^^), puisque je n’ai pas vu beaucoup d’éléments de RPG dans la manière de combattre avec lui
Ceci dit je reste sur ma position, ne serait-ce qu’à cause de la caméra qui m’a vraiment beaucoup trop dérangée dans mes déplacements, ce qui est un comble je trouve pour un jeu de ce genre. Et puis rien à faire, le plaisir de jeu n’y était pas ! (mais ça, c’est très personnel)