Alors que je l’attendais avec impatience et intérêt, je suis totalement passée à côté de la sortie de la démo de Machinarium, dernier bébé du talentueux studio Amanita Design dont je vous avais déjà parlé lors de mon test de Samorost 2. Pour l’occasion, je remercie donc Alti-Blue qui grâce à son blog m’a permis de réparer cette petite omission
Machinarium vous met dans la peau d’un petit robot tout ce qu’il y a de plus mignon qui semble avoir été jeté dans une déchetterie. La démo commence sans davantage d’explication. On remarque tout de suite la patte graphique du studio : les environnements sont magnifiques et originaux, avec un petit effet crayonné très plaisant, et le dépaysement est de mise. Pas de doute possible, on est dans une œuvre d’Amanita Design et dans aucune autre !

Du côté du gameplay, celui-ci a légèrement changé depuis Samorost 2. Evidemment, le but est toujours le même, à savoir ramasser des objets et les utiliser efficacement, voire les combiner, pour progresser (on est un point ‘n click ou on ne l’est pas !). Cependant, contrairement à Samorost, il ne s’agit plus de parcourir chaque recoin de l’écran à la recherche d’un élément qui ferait changer le curseur d’apparence, puisque seuls les objets interactifs à portée de bras du petit robot sont décelables. Cela n’augmente la difficulté du soft qu’en apparence, car du coup, pas la peine de perdre son temps à chercher dans les endroits non atteignables ou en arrière-plan ! Cependant, pour faire quand même chercher un peu le joueur, le petit robot dispose de la faculté de pouvoir s’agrandir ou de rapetisser sur demande, ce qui lui permet d’atteindre d’autres endroits initialement trop hauts, ou trop bas.
Sans être spécialement tordues, les énigmes offrent tout de même un petit moment de réflexion, et vous demanderont généralement de ramasser tous les objets présents à l’écran (en petit nombre (mal)heureuseument). Pour les moins patients, deux aides de jeu sont proposées : d’un simple clic, le robot, visiblement plus intelligent que le joueur (:p), peut imaginer la clé du problème. Ne reste ensuite plus qu’à trouver comment en arriver là. L’autre moyen de se débloquer est d’obtenir la solution complète, imagée sous forme d’une bande dessinée de quelques cases muette. Mais à chaque fois que vous souhaitez y accéder, il faut ouvrir le livre la contenant, dont le cadenas vous demande de participer à un mini-jeu pour le débloquer. Vu la lenteur et le manque d’intérêt de celui-ci, mieux vaut bien imprimer la solution une bonne fois pour toute lorsque vous la regardez

Malheureusement, la démo est bien trop courte pour pouvoir se faire une réelle opinion sur le scénario (qui n’y est absolument pas expliqué), la durée de vie (qui sera certainement très courte), et la difficulté globale du soft. Mais le peu qui nous est proposé est déjà suffisamment enchanteur, travaillé et plaisant pour ne pas douter qu’il s’agira d’un petit chef d’œuvre. Un futur achat absolument nécessaire, en boîte lorsque celle-ci sera disponible, pour profiter pleinement du talent du studio, y compris via le packaging










