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J’ai récemment profité de l’offre de découverte de Gamoniac (21 jours d’abonnement gratuit à leurs services, offre toujours valable) pour m’essayer à Alice : Retour au pays de la folie. Un jeu que j’attendais beaucoup, d’abord pour son univers (le pays des merveilles, c’est merveilleux, logique !), ensuite pour son côté glauque et dérangeant, et enfin par curiosité. N’ayant pas fait son prédécesseur, American McGee’s Alice, j’étais en effet très intriguée par cette Alice représentée avec un regard de psychopathe, les habits tâchés de sang, et un glaive à la main. C’est donc heureuse que j’ai reçu mon exemplaire du jeu. Heureuse, et très vite troublée par ce que je découvrais !
Bienvenue au pays de la folie !Pour ceux qui comme moi n’ont pas fait American McGee’s Alice, il faut savoir qu’un pass fourni avec le jeu permet de le télécharger gratuitement (ça, c’est cool !). Mais pour ma part, étant passée par les services de Gamoniac, je n’ai bien évidemment pas disposé de ce code, et c’est donc à l’aveuglette, sans rien connaître de la trame scénaristique de son prédécesseur, que je me suis lancée dans Alice : Retour au pays de la folie. Je n’ai donc pas la moindre idée si le fait d’y jouer aurait changé quoi que ce soit. Mais quoi qu’il en soit, le début d’Alice : Retour au pays de la folie me fut difficile à intégrer. Les dialogues sont scabreux, pleins de petits jeux de mots et de délires lexicaux, les crises de folie d’Alice si soudaines qu’il est parfois difficile de savoir si ce qu’elle voit est réel ou non. Tout ce que l’on sait, c’est que la pauvre Alice, suite au décès de ses parents et de sa sœur dans l’incendie de leur maison, a totalement perdu la boule au point de faire un passage par l’asile psychiatrique. Quant au pays des merveilles, fruit de son imagination, il est dans un aussi piteux état que son esprit. Il a donc (presque) tout perdu de ses belles couleurs et n’est plus aujourd’hui qu’un horrible endroit qui part en miettes, traversé par un train fou qui détruit tout sur son passage, y compris les souvenirs d’Alice. Si vous vous attendiez à voir une adaptation un peu gnian gnian d’Alice au pays des merveilles à la Tim Burton, vous pouvez donc d’ores et déjà passer votre chemin ! Heureusement, tout devient un peu plus clair au fur et à mesure qu’Alice progresse dans sa recherche du train et regagne ses souvenirs. Petit à petit, un peu à la manière d’un certain Rule of Rose (en moins bien mené tout de même), les pièces du puzzle se reconstituent, on s’habitue à l’absence de sens de certaines répliques, et, enfin, on comprend. On comprend ce qui s’est passé pour Alice, pour ses parents, pour sa sœur. On comprend où on est, et pourquoi. Bref, on comprend enfin ce qu’on fait, et ça fait du bien ! Car à naviguer dans le flou total, on pouvait commencer par soi-même se sentir fou. De la plate-forme comme on l’aime chez nousMais en dehors de son scénario déroutant, mais finalement bien ficelé et bien prenant, Alice : Retour au pays de la folie est avant tout un jeu de plateforme comme on n’en fait plus beaucoup. Pour progresser dans le jeu, il faudra donc sauter de plateforme en plateforme (logique !), celles-ci étant parfois mobiles, parfois fixes et parfois piégées, activer divers interrupteurs (boutons, leviers, …), et utiliser le pouvoir spécial d’Alice, qui lui permet de rétrécir et de voir divers éléments invisibles normalement, afin de déceler les plateformes cachées ou de passer à travers les trous de serrure. Fait assez inhabituel, Alice dispose pour progresser d’un quadruple saut, et peut même pour chaque bond planer sur quelques mètres O.o Étrangement, ce quadruple saut ne permet toutefois pas d’aller où l’on veut (ce qui vaut mieux pour les développeurs), et il n’est donc pas rare de surestimer les capacités de la jeune fille et de tomber comme une me*** dans le vide. D’autant plus qu’Alice : Retour au pays de la folie n’échappe pas à la tare habituelle des jeux de plateforme : la caméra. Particulièrement agaçante, il faudra jouer du joystick droit pour s’assurer une visibilité correcte en quasi-permanence. Mais même ainsi, il n’est pas rare que la caméra n’en fasse qu’à sa tête. Notamment lors de certains passages où elle est réglée pour se centrer automatiquement, passages qui viennent chambouler la direction que vous souhaitiez indiquer avec votre joystick gauche jusqu’à parfois vous projeter directement dans le vide… Du sang !Évidemment, de nombreux ennemis, au design particulièrement recherché, viennent également se dresser sur votre route. Mais Alice, dans son infinie folie, n’a pas oublié d’être également une grande psychopathe. C’est donc rapidement armée jusqu’aux dents, d’abord d’un glaive, puis d’un moulin à poivre (qui fait contre toute attente office de mitrailleuse), puis de 3 autres « accessoires » que je vous laisse découvrir par vous-mêmes, qu’Alice pourra dézinguer du méchant à tout va. Cependant, même s’il n’y a pas véritablement de « boss » pendant le jeu (juste des ennemis plus gros que d’autres, qui deviendront de plus en plus simples à battre dès lors que vous étofferez votre attirail), il n’en est pas facile pour autant. N’ayant pas l’intention de faire les trophées, et voulant finir le jeu rapidement pour profiter encore d’un ou deux échanges avec Gamoniac, j’ai en effet commencé celui-ci en moyen, second niveau de difficulté sur les 4 proposés. Alors même si, bien sûr, le niveau moyen ne propose pas de réelle difficulté bloquante ou qui pousse à recommencer 3 fois le même passage, il n’est tout de même pas d’une facilité déroutante, comme certains autres jeux qui ont tendance à ne pas trop savoir différencier le mode moyen du mode facile. Même si je n’ai pas éprouvé de grande difficulté (sur le plan des affrontements) à terminer Alice : Retour au pays de la folie, j’ose donc tout de même à peine imaginer ce que réserve le mode « cauchemar », dernier niveau de difficulté proposé. Pour une fois, chaque type de joueur pourra donc trouver son compte, et on est loin des habituels jeux de plateforme à la difficulté pour gamin de 5 ans. Un jeu ? Un film ? Une œuvre interactive ?Toutefois, même si Alice : Retour au pays de la folie est un jeu bourré de qualités, il est assez difficile d’être emballé tout du long par son univers. Ni ses décors et son bestiaire dignes de véritables œuvres d’art, ni sa mise en scène intrigante, ni sa bande son totalement en phase et parfois envoûtante ne sont toutefois à remettre en cause. Alice : Retour au pays de la folie dispose indéniablement de toutes ces qualités. Malheureusement, le reste ne suit pas. Pire que la qualité technique moyenne du soft, qui propose de gros problèmes d’affichage, notamment des textures (qui oublient même de temps en temps d’apparaître), c’est l’ennui que procure parfois la progression qui vient gâcher le tout. Certes, Alice : retour au pays de la folie propose une durée de vie très étonnante et très respectable pour un jeu de plateformes. Mais cela se fait au prix de chapitres longs (au nombre de 6), car atrocement répétitifs. On combat, on saute de plateforme en plateforme, on re-combat. C’est là la base même d’un tel jeu me direz-vous. Malheureusement, les alternances de gameplay sont trop peu courantes et trop peu variées pour apporter un regain d’énergie au joueur. Les écrans se succèdent, les environnements et les ennemis demeurent globalement les mêmes (au sein d’un même chapitre) et on a donc rapidement toujours l’impression de faire la même chose et de n’en plus finir. Bien vite, on ne joue donc plus réellement pour s’amuser, mais uniquement pour connaître le fin mot du scénario, qui porte à lui seul tout l’intérêt du jeu sur ses épaules. A vrai dire, Alice : Retour au pays de la folie a tous les ingrédients pour être un super film : de superbes décors, un bestiaire inspiré, une bande son cohérente, un scénario pas forcément très recherché mais rudement bien ficelé et une atmosphère pesante mais diablement réussie. En fait, je serais même tentée de dire qu’Alice : Retour au pays de la folie est de loin une bien meilleure adaptation de l’œuvre originale que ne l’a été celle de Tim Burton. Mais avec tant de dérives, non seulement je ne suis pas sûre que l’on puisse encore parler de véritable « adaptation », mais en plus je doute que Disney et son jeune public ne l’auraient appréciée Malheureusement, dès lors que l’on en revient au jeu vidéo, il me semble que ce titre pêche par trop de points, non seulement par sa réalisation mais également par sa répétitivité à outrance. Le choix du média aurait donc peut-être pu être plus judicieux, ou alors aurait-il fallu oser trancher dans la durée de vie pour rendre le tout moins lassant. Mais il n’en demeure pas moins qu’Alice : Retour au pays de la folie est un bon titre, ne serait-ce que pour le plaisir procuré à la fois par son ambiance et par sa mise en scène. Un ovni comme on aimerait en voir plus souvent, mais si possible avec un gameplay un peu plus inspiré.
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Commentaires ( 4 ) |
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Tags : alice : madness returns, alice : retour au pays de la folie, american mcgee's alice 2, Electronic Arts, spicy horse | ![]() |
Posté le 01/07/11 à 21:07:20 |
























Commentaires ( 4 ) 







J’ai adoré ce jeu, je l’ai fini et je me suis régalé et je ne comprends pas trop en quoi le jeu est répétitif, bien sûr c’est un jeu de plateforme, il faut sauter de plateforme en plateforme mais le level design est bien pensé et souvent dépaysant et suffit pour ne pas lasser. Mais tous les gouts sont dans la nature ^^
Bah j’ai trouvé les chapitres trop longs pour pas grand chose, voilà tout (il ne se passe rien pendant la moitié du niveau, puis une porte, puis il ne se repasse rien, puis fin -intéressante cela dit- du chapitre et début du suivant).
Ce n’est pas une question de « jeu de plateforme » (j’en connais qui ne m’ont pas ennuyée), simplement de l’impression qu’on a étiré les chapitres en longueur pour augmenter la durée de vie, alors qu’honnêtement ce n’était pas nécessaire. J’aurais préféré davantage de chapitres, plus courts, pour casser cette monotonie, et justement pour profiter de davantage d’environnements différents. Comme tu le dis, le level design est sublime, donc s’il y avait eu plus de chapitres, on aurait pu voir encore plus d’environnements différents et certainement tout aussi magnifiques
ça donne envie ce jeu, peut être que je l’essayerai un de ces jours (quand j’aurai fini ceux que j’ai déja en cours … )
T’as raison surtout le premier chapitre je l’ai trouvé assez long ! L’univers est pas mal en tout cas, il est super bien réalisé ^^ ! Par contre j’avais un code pour débloquer le 1er Alice gratuitement … et je suis super déçue ! Tu vois que c’est un vieux jeux de PS, le décor est moche, la caméra bug… enfin voilà !
Est-ce qu’il y aura une suite vu le déroulement de la fin ?