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Les vacances sont généralement propices à rattraper son retard vidéo ludique accumulé pendant les périodes scolaires. Mais la période de Noël est toujours un peu spéciale, et déroge quelque peu à cette règle, une bonne partie du temps étant « perdue » à la préparation des fêtes, aux fêtes elles-mêmes, et aux lendemains de fêtes, moment où notre petit ventre, gavé et ballonné, nous réclame sieste et salade pour uniques activité et repas de la journée. Du coup, difficile dans ces conditions de beaucoup avancer dans la montagne de jeux qui s’est amoncelée pendant les cours. L’un des seuls jeux auxquels j’ai eu le temps de jouer pendant ces dernières vacances scolaires fut donc Assassin’s Creed II. Mais il suffit, à lui tout seul, à me maintenir en haleine pendant les quelques jours où ma Playstation 3 reprit vie durant ces deux semaines, ce qui explique très certainement que je n’ai pu trouver de temps à accorder aux autres. Le « gling » du trophée platine ayant retentit la semaine dernière, il étant bel et bien temps que je me lance dans la rédaction de ce test.
Assassin’s Creed II prend donc place après Assassin’s Creed premier du nom. On y retrouve Desmond, qui va à nouveau devoir se plonger dans l’Animus, où l’on incarnera cette fois-ci Ezio, un jeune italien arrogant, vantard (puant), plus ou moins beau gosse (mais avec des cernes de vieux Sharpey et un regard dénué d’expression), grande gueule et coureur de jupons… bref, détestable et sans charisme, du moins tant qu’il n’a pas encore revêtu son habit d’assassin. Même sans avoir joué au précédent opus (comme c’est mon cas), un rappel rapide des faits en début de partie et des indices laissés çà et là durant le jeu permettent de rapidement se mettre dans le bain et de comprendre la complexité du scénario. Ce dernier est d’ailleurs relativement travaillé, et tient en haleine du début à la fin. Il faut dire que les thèmes abordés et l’univers me fascinent, et qu’il plane sur eux un mystère qui éveille une curiosité à laquelle il est difficile de résister. Si je ne vous en raconterai bien sûr rien, la fin m’a cependant grandement déçue, et j’ai bien peur (sans garantie aucune heureusement !) que cet aspect mystérieux, voire limite mystique, ne disparaisse dans le prochain opus au profit de thèmes qui généralement ne m’intéressent pas du tout et témoignent plus d’un manque d’inspiration que d’un revirement de situation digne de ce nom.
Mais dans Assassin’s Creed II, le scénario ne fait pas tout. Celui-ci est en effet servi et supporté par des décors et des environnements soignés, et des musiques souvent discrètes, mais enchanteresses, en particulier le thème principal qui est un régal pour les oreilles. Les grandes villes italiennes traversées (Florence, Venise, … pour ne citer qu’elles) ont bénéficié d’une modélisation soignée et très complète. Le fait est, malheureusement, que je n’ai jamais mis les pieds en Italie et qu’il m’est donc difficile de savoir si l’architecture des lieux a été strictement respectée, mais pour être très honnête, je serais tentée de dire qu’ »on s’en fout » tellement le travail réalisé fait plaisir à voir. Bien sûr, Assassin’s Creed II n’est pas exempt de bugs d’affichage, qui sont d’ailleurs souvent assez énormes et m’ont fait beaucoup rire, mais globalement, sur la totalité du jeu, le pourcentage de bugs de ce genre rencontrés est tout de même très minime et ce serait de la mauvaise fois que de critiquer ce jeu sur ce point. Cependant, là où il est réellement critiquable, c’est sur ses cinématiques. Celles-ci réutilisent directement le moteur graphique du jeu, qui, s’il donne d’excellents résultats en pleine partie, n’est cependant pas adapté à cet exercice-là. Les cinématiques sont donc globalement très laides, notamment la modélisation des visages des personnages parfois assez terrifiante, ce qui gâche l’impression générale sur le soft. C’est bien dommage, et elles auraient mérité d’être vraiment plus soignées, car non seulement je ne doute pas que les développeurs en soient capables, mais en plus, ces scènes expliquant et faisant avancer le scénario, on les suit avec intérêt, et donc avec un regard encore plus critique.
D’autant plus que ce n’est pas le seul défaut d’Assassin’s Creed II, et que celui-ci paraît même assez mineur à côté des autres. Le plaisir de jeu est en effet trop souvent gâché par la jouabilité trop aléatoire et imprécise du soft. Déjà que le jeu n’est pas très facile à prendre en main pour quelqu’un pour qui il s’agit là de la première expérience de la série, avec une arrivée un peu tardive du tutorial, même une fois les commandes (sommes toutes assez simples) assimilées, Ezio continue à en faire bien trop souvent qu’à sa tête. Ainsi, les courses et courses-poursuites deviennent souvent de vrais calvaires, et il est rageant de se faire distancer par de simples voleurs ou courriers, plus habiles et rapides à monter un simple mur que notre soi-disant assassin. Il est encore plus énervant de tomber d’un toit (chute parfois mortelle) après avoir passé 5 minutes à escalader un bâtiment tout simplement parce qu’Ezio n’aura pas effectué l’action dans la direction demandée, ou aura absolument tenu à se battre contre un ennemi dans le vide. Très agaçant également le verrouillage d’un ennemi en combat, qui, s’il est généralement très pratique, a la fâcheuse tendance à vous empêcher d’effectuer une contre-attaque suite à une esquive face à un ennemi plus puissant, puisque le verrouillage se déplace alors automatiquement sur un adversaire plus éloigné et qui, bien sûr, ne vous montre pas gentiment son dos, lui. Difficile d’expliquer par écrit, et sans images, tous les désagréments qu’entraîne la jouabilité, mais ceux-ci sont bien trop nombreux et énervants pour ne pas en tenir compte dans la notation finale.
Pourtant, impossible de saquer pour autant Assassin’s Creed II, car il faut bien avouer que le plaisir est là. Les heures de jeu passent sans que l’on s’ennuie ou que l’on décroche du scénario. Si les missions secondaires (assassinats et actions punitives) lassent rapidement, les quêtes principales, bien que cycliquement identiques, sont suffisamment différentes deux à deux et intéressantes pour la suite du scénario qu’on prend toujours, à quelques exceptions près, plaisir à les entreprendre. De plus, Assassin’s Creed II propose d’autres éléments susceptibles de nous occuper si on ne souhaite pas continuer l’aventurer immédiatement : recherche de coffres (contenant de l’argent), visite des villes et des environs à pied ou à cheval, courses, arrachage d’avis de recherche pour rester anonyme, etc…. Le plus intéressant étant bien sûr l’économie instaurée dans le jeu. Ainsi, Ezio peut faire de nombreux achats dans diverses échoppes (nouvelles armes ou armures, tableaux, teinture pour ses vêtements, produits d’apothicaire, …), mais il dispose également de la villa familiale qu’il est chargé de restaurer. Chaque restauration ou nouvel achat à exposer dans le musée de la bâtisse augmente la valeur de la villa, ce qui vous rapporte de l’argent à intervalles réguliers ainsi que des réductions auprès des magasins de la villa. Bien pratique et sympa, ce petit aspect gestion rend cependant rapidement les missions secondaires et la recherche des coffres à trésor assez inutile, puisque l’argent met peu de temps à pleuvoir pour peu que vous restauriez suffisamment votre demeure. La seule chose qui motive donc à continuer le jeu même une fois toutes les quêtes principales achevées est donc l’appât du platine, très simple à obtenir cela dit en passant.
Bref, Assassin’s Creed II est un jeu avec tout de même quelques défauts gênants, mais il serait dommage de bouder son plaisir à cause de cela. Personnellement, cela faisait longtemps que je n’avais pas passé autant de temps sur un jeu, et je ne le regrette pas. L’arrivée prochaine de DLC supplémentaires pour combler les trous dans le scénario (une honte quand même…) permettra à tous ceux qui comme moi l’ont appréciée de continuer l’aventure. Je ne peux que m’en réjouir, même si je ne cautionne absolument pas leur mise en vente (déjà qu’on nous livre un jeu non fini et amputé d’un morceau, la moindre des choses aurait été de faire un « geste commercial » en les offrant…).
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Tags : assassin’s creed 2, playstation, ps3, test, ubisoft | ![]() |
Posté le 16/01/10 à 18:09:37 |






















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