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Cela fait un bon moment que j’ai fini Dead Island et que je ne l’avais pas encore testé, pour des raisons diverses et variées qui ne regardent que nous. Alors bien sûr, je vous entends déjà dire que ce n’est plus franchement une sortie récente et que par conséquent, je ferais mieux de me focaliser sur le test de l’un des nombreux gros jeux de cette fin d’année (que je n’ai d’ailleurs pas commencés). Mais je ne suis pas tout à fait d’accord, car avec l’approche des fêtes de fin d’année, je trouve qu’il est justement plus judicieux de rappeler aux joueurs l’existence de ces jeux, sortis un peu trop tôt pour paraître sur leurs listes de Noël, mais qu’il serait pourtant dommage de louper (surtout qu’ils ont de grandes chances d’avoir un peu baissé de prix d’ici là). Dead Island en fait partie, et s’il ne figure pas encore dans votre collection, il serait donc peut-être bon de commencer à l’intercaler entre les gros blockbusters sur votre lettre destinée au petit papa Noël :p Et pour ceux qui se seraient si peu intéressés à ce jeu qu’ils ne savent même pas de quoi il s’agit (ou qui croient que ce n’est qu’un « vulgaire » jeu de zombies) une petite présentation s’impose. Dead Island, en voici donc la recette : prenez une petite pincée d’Oblivion, enlevez la possibilité de switcher avec une vue à la troisième personne, remplacez l’ambiance médiévale par une plus moderne (vous pouvez quand même garder certaines armes contondantes), ajoutez quelques gouttes de Dead Rising (pour la modification d’armes) et de Far Cry (pour le côté FPS, les armes à feu et l’ambiance paradisiaque) et saupoudrez tout ça d’une armada de zombies. Voilà, il n’y a plus qu’à déguster :p
Un mélange des genresPlus sérieusement, avoir commencé par citer Oblivion pourra peut-être choquer certains d’entre vous, car il est vrai que le rapport entre les deux jeux n’est pas immédiat. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que malgré son thème, Dead Island tire vraiment du côté du RPG, et plus spécifiquement du RPG à monde ouvert. Si le jeu vous place au début à la sortie de l’hôtel dans lequel vous passiez tranquillement votre séjour, le long des plages d’une ile paradisiaque, bien vite vous découvrirez que non seulement ces plages sont gigantesques, mais qu’en plus elles ne constituent qu’une partie de l’île. Vous aurez ainsi, après quelques (longues) heures de jeu, le « plaisir » de visiter une ville, la jungle, ou encore les sous-sols de l’île. Bien sûr, chaque recoin grouille de zombies, mais également de personnages plus ou moins en détresse qui vous demanderont votre aide, soit pour survivre, soit pour assassiner du zombie. Dead Island, c’est donc des heures d’exploration mais aussi une multitude de quêtes annexes (en plus des quêtes principales déjà bien nombreuses). Bien évidemment, chaque quête vous rapporte de l’expérience, de l’argent, voire parfois de nouvelles armes, ce dont vous aurez grand besoin dans votre aventure. Votre personnage, à l’instar de tout RPG qui se respecte, gagne en effet des niveaux au fur et à mesure de vos actions et de votre avancée dans l’aventure. Non seulement ses aptitudes augmentent à chaque niveau gagné, mais il reçoit également des points de compétence. Ceux-ci peuvent être dépensés dans l’arbre de compétence, un gros mot qui ne choquera aucun amateur de jeu de rôle. Plus précisément, chaque personnage dispose de 3 arbres distincts, dans lesquels il est possible de dépenser indépendamment ses points selon ses préférences. L’un vous permettra d’augmenter la santé et la défense de votre personnage, l’autre ses aptitudes au combat, et le dernier sa puissance de déchaînement (son coup spécial en somme). Et puisqu’on en est à parler de compétences, dernier élément important : si je vous parle depuis tout à l’heure de votre « personnage » sans citer de nom, c’est parce que plusieurs vous seront proposés au choix. Ici, pas de création de personnage de A à Z proposée, mais 4 tueurs de zombies nés parmi lesquels choisir, et que la scène d’introduction (plutôt réussie) vous permettra de découvrir brièvement avant de faire définitivement votre choix. Bien évidemment, chacun d’eux à son propre style de combat et donc ses armes de prédilection, et il n’y a donc pas que sur la simple « gueule » qu’il faudra s’arrêter :p Avec tout ça, j’ai peut-être réussi à vous convaincre que Dead Island était un jeu de rôle comme on les aime. Mais ce serait assez inexact que de s’arrêter là. En effet, il est également difficile de considérer ce jeu sans penser à un FPS. Ma comparaison avec Far Cry n’était pas innocente : outre le fait que Dead Island soit un jeu à la première personne, dans lequel vous aurez l’occasion de manier des armes à feu (plus ou moins selon le personnage choisi), c’est bien sûr l’île paradisiaque (et ses magnifiques lagons bleus) et la possibilité de s’y déplacer en véhicule qui rappellent les aventures de Jack Carver (le héros du premier Far Cry). Et même si l’équipement de votre personnage se gère à la façon d’un RPG (avec une notion d’encombrement et d’inventaire), en jeu, vous pouvez passer d’une arme à l’autre via une « roue des armes », un grand classique des FPS (que l’on retrouve d’ailleurs dans Resistance 3). Dead Island pioche donc ses idées dans des références variées et de qualité. Parmi elles, on pourra encore citer Dead Rising, pour les zombies bien sûr, mais aussi pour la possibilité d’améliorer et de créer ses armes avec les matériaux et les « blueprints » (les plans) trouvés, et ce via des ateliers. L’une des armes les plus simples à réaliser, la batte à clous, fera d’ailleurs certainement lever un sourcil aux joueurs de Dead Rising. Clairement, Dead Island n’a donc pas pour objectif de révolutionner un genre, ni de briller par une originalité folle. Mais puisque c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, le pari est pris de mixer plusieurs jeux de qualité pour en faire une œuvre à part entière… réussie ? Une surprise qu’elle est bonne…Eh bien oui, réussie. Je vais bientôt devoir attaquer la partie qui fâche, mais avant cela, je souhaitais être claire : Dead Island est clairement un très bon jeu. Je n’en attendais pas autant lorsque j’ai commencé à m’y intéresser. N’étant pas très fan des zombies, je dois dire que la perspective de me taper un jeu visiblement assez long sur ce thème n’était pas forcément très réjouissante, même si la curiosité l’emportait. Mais j’ai très vite été surprise du temps que je commençais à passer dessus, du plaisir que je prenais à achever ces enfoirés d’infectés, et surtout, des kilomètres que je parcourais sur cette foutue île, avec toujours l’impression d’avoir de nouvelles choses à découvrir et de ne jamais tomber en rade de quêtes (au point même que, parfois, je pestais lorsque je découvrais par hasard une nouvelle quête annexe alors que mon journal de quêtes ne se désemplissait pas). Dead Island offre non seulement une aventure particulièrement longue mais aussi diversifiée. Les quêtes annexes sont bien plus variées que celles de Final Fantasy XIII (difficile de faire pire), et demandent aussi bien de récupérer des objets que de tuer des zombies plus ou moins coriaces, ou encore simplement de parler aux gens ou de visiter certains lieux. Pour peu que l’on décide de faire toutes les quêtes, la durée de vie du titre, déjà conséquente, explose. Il faut dire que les allers-retours sont alors nombreux, souvent dans des zones qui ne permettent pas forcément d’utiliser un véhicule (chemins trop étroits, trop en pente, ou tout simplement en intérieur). La quête principale, quant à elle, offre à elle seule de belles heures de jeu, même si le scénario n’est pas forcément très excitant et ne réserve pas de réelle surprise. Mais là où Dead Island surprend, c’est que malgré un arsenal très diversifié, allant aussi bien de la pelle qu’à la grosse massue, en passant par des armes à feu ou contondantes, la difficulté est au rendez-vous. Ne croyez pas qu’un simple tir de pistolet dans la tête d’un zombie ou qu’un coup de couteau bien placé suffira à l’achever. Les ennemis sont résistants, nombreux, pour certains particulièrement costauds, et pour d’autres effrayamment rapides. Pour vaincre les ennemis les plus puissants, plusieurs possibilités s’offrent alors à vous : arriver à les décapiter ou à les amputer, ou leur briser les os. Pour survivre aux attaques de groupe en revanche, votre seule chance sera parfois de jouer du pied, pour repousser vos assaillants et vous laisser plus d’espace pour respirer. Dead Island n’est donc pas vraiment une mêlée générale, et foncer dans le tas n’entraînera souvent que la mort (assez cher payée qui plus est, puisque l’on perd beaucoup d’argent à chaque fois que l’on meurt). Mais en prenant son temps et en restant concentré, c’est toutefois un jeu largement faisable, et avec un challenge bien présent, mais de difficulté tout de même moyenne. Il est par contre dommage que cette difficulté soit assez irrégulière, et que certains passages, lors desquels des vagues d’infectés (les ennemis les plus rapides du jeu) arrivent sur vous à l’infini, soient tout simplement à s’arracher les cheveux. Bug, ou vraie volonté des développeurs ? Peu importe, le résultat est le même, vos manettes risquent de souffrir durant ces quelques passages, heureusement peu nombreux (le vol plané au travers de la pièce, elles connaissent ?) :p Quoi qu’il en soit, il est clair que Dead Island n’est pas un jeu effrayant, mais le challenge offert par certaines zones et la crainte de tomber sur un ennemi puissant alors qu’on est plutôt mal en point représentent la principale peur qui peut envahir le joueur. Le plus terrifiant est certainement lorsque vous entendez un zombie crier et courir vers vous, sans savoir d’où il vient :p Dead Island joue donc plus sur la surprise et sur sa difficulté pour effrayer le joueur que sur une vraie ambiance sombre et malsaine comme on voit d’habitude dans les jeux de zombies. Et honnêtement, ce n’est pas plus mal, car il aurait été dommage de gâcher une île si paradisiaque en oppressant le joueur dans des scènes d’intérieur particulièrement glauques. Enfin, dernier point qui fait de Dead Island un jeu particulièrement intéressant, la coopération. Si les 2 paragraphes précédents vous ont quelques peu rebuté car la difficulté n’est pas vraiment votre genre, eh bien sachez que vous pouvez tout à fait profiter de l’aventure en coopération jusqu’à 4 joueurs. Vous remarquerez d’ailleurs, si vous jouez en solo, que lors des scènes cinématiques les 3 personnages que vous n’avez pas choisi d’incarner se trouvent pourtant à votre coté (bien qu’ils ne le soient pas véritablement dans le jeu). Eh bien en coopération, ils sont bien là, et autant dire que leur aide risque de ne pas être de refus :p Malheureusement, je n’ai pas vraiment testé cette coopération, car celle-ci n’est disponible qu’en ligne, et aucun mode, ne serait-ce que 2 joueurs, n’est proposé hors ligne. Vous me connaissez, plutôt que de jouer avec des inconnus, j’ai donc choisi de jouer seule, et c’est bien dommage… … mais…. !Malheureusement, si Dead Island est un jeu bourré de qualités, c’est également une œuvre pas tout à fait achevée, qui semble être sortie trop tôt et avoir été soumise à des contraintes de temps si fortes que les testeurs n’ont pas eu le temps de faire leur boulot. Je passerai mon tour sur la partie réalisation, bugs de collision divers et variés ou encore murs invisibles, car étant donnée la vaste carte offerte par Dead Island, ceux-ci sont encore relativement acceptables pour un environnement de cette taille. Là où ça passe moins, par contre, c’est sur les bugs plus importants qui viennent véritablement gâcher l’expérience de jeu. A commencer par les sauvegardes, plutôt mal gérées. Ce qu’il faut savoir en effet, c’est que lorsque vous mourrez, vous redémarrez du « point de respawn », dirons-nous, le plus proche. « Le plus proche » ne signifie bien sûr pas réellement toujours « proche », mais ça, à la rigueur, c’est assez normal. Ce qui l’est moins, c’est lorsque l’on vous fait reprendre à un endroit où vous n’aviez encore jamais été, et par lequel vous n’étiez donc jamais passé. Retrouver son chemin est alors un calvaire de tous les instants, surtout lorsque vous étiez venu en voiture avant de mourir et que celle-ci se retrouve donc à présent à des kilomètres de là… Là où le bât blesse également, c’est lorsque vous assassinez une horde d’ennemis, cassez arme sur arme pour cela, consommez toutes vos munitions, mourrez, puis ressuscitez. Vous remarquerez alors que tous ces objets gaspillés lors du combat n’ont pas été récupérés, et la moindre des choses est alors de se dire que dans ce cas, c’est certainement que les ennemis contre lesquels vous les avez utilisés lors du combat sont bel et bien toujours morts. Que nenni : il faut croire que les ennemis tués ne se trouvent pas sauvegardés de la même manière que les armes utilisées pour cela, un comble tout de même. Et lorsque l’on sait que les munitions sont parfois une denrée rare dans le jeu, autant dire que la crise de nerf n’est pas loin. Je rajouterai à cela les passages dont je vous ai déjà parlé plus haut, lors desquels les ennemis arrivent à l’infini jusqu’à ce que vous ayez atteint le checkpoint suivant (en mourant 15 fois en chemin, et donc en étant totalement fauché à la fin). Crise de nerfs assurée… Enfin, sachez également qu’il m’est arrivé de tuer un ennemi surpuissant (un humain, pas un zombie, très important pour la suite), de vérifier qu’il soit bien mort (son arme gisait à ses pieds), de lui tourner le dos, et de l’entendre quelques secondes à peine plus tard ressusciter (toujours humain, ce qui est donc bien impossible) et m’achever d’un coup de machette sans que je puisse réagir. Ce bug est bien sûr un cas isolé, comme le sont tous ceux qui consistent à rester coincé dans une fougère, à ne pas pouvoir remonter les marches d’un escalier (j’ai dû les remonter de dos, sans quoi je retombais à chaque fois en bas O.o), à ne pas pouvoir toucher un ennemi qui se trouve pourtant à 5 centimètres et qui, lui, parvient bien à nous toucher, etc…. Bref, des bugs particulièrement insupportables et inadmissibles, qui donnent l’impression d’un jeu non testé avant d’avoir été mis sur le marché. Un patch est d’ailleurs sorti très récemment sur consoles (plus tôt sur PC), mais j’avoue ne pas avoir eu le temps ni de l’installer, ni de vérifier ses véritables apports. Ce patch arrive malheureusement trop tard à mon goût, car la plupart des gens ayant acheté le jeu à sa sortie ou presque l’ont fini depuis longtemps. Mais j’espère tout de même qu’il règle les problèmes les plus graves afin de permettre aux futurs joueurs qui peinent encore à se décider de pouvoir profiter pleinement de l’expérience de jeu offerte par Dead Island. Finalement, je conclurai ce test par un dernier reproche, qui n’engage toutefois que moi et n’est cette fois-ci en rien un bug. Sans rien vous spoiler, il faut savoir qu’à la fin du jeu, juste avant de partir pour la dernière zone de l’île à visiter, un choix terrible s’offre au joueur. En effet, une fois la décision prise de partir pour cette zone, il est impossible de revenir en arrière. Cela signifie que si vous oubliez quoi que ce soit sur l’île, que vous n’y avez pas tout fini à 100%, et vous n’avez pas fait les trophées/succès que vous souhaitiez encore grappiller, il ne vous sera pas possible de le faire à la fin, une fois la trame principale achevée, et qu’il vous faudra recommencer le jeu du début pour cela. Personnellement, c’est un choix que je n’apprécie pas, car généralement cela m’incite à ne pas terminer le jeu (puisque finir le jeu signifie me bloquer toute chance de réaliser les 2-3 petits défis annexes que je me suis fixés mais n’ai pas encore effectués). Dans le cas de Dead Island, j’ai fait le choix inverse, c’est à dire que j’ai, à grand regret, terminé le jeu en faisant une croix sur tout ce que j’y avais fait jusque là. C’est bien dommage ,surtout pour un jeu qui propose tant de zones à visiter, tant de quêtes à effectuer, et tant d’objets à récupérer. Enfin, comme je le disais, c’est là un reproche très personnel, mais d’autres joueurs que moi doivent très certainement le partager. Alors, Dead Island poutre-t-il autre chose que du zombie ?Finalement, Dead Island est donc une énorme surprise couplée à une grosse déception. Une énorme surprise, car je n’attendais pas de lui un jeu de zombies de cette qualité, offrant une aventure si longue, si riche, et en fait, si réussie. Mais une déception aussi, car lorsque l’on ouvre une boîte en croyant que c’est du pâté, et qu’on y découvre un excellent foie gras, on est quand même forcément déçu lorsque, plus on en mange, plus on tombe quand même sur du pâté en raclant les bords. Bon ok, ma métaphore est peut-être moisie, mais j’espère qu’après avoir lu ce test, vous en comprenez le fond :p En tout cas, il est clair que Dead Island est un jeu que je conseille malgré tout, que vous aimiez les zombies ou non, et j’espère sincèrement que le patch sorti il y a peu corrige une bonne partie des bugs mentionnés dans ce test. Un grand merci en tout cas à Deep Silver pour nous avoir permis de tester ce jeu, sans quoi nous serions, à tort, certainement passés à côté !
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Tags : dead island, deep silver, playstation, ps3, techland | ![]() |
Posté le 18/11/11 à 17:54:00 |



























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