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Reçu lors de la soirée de lancement, c’est un poil à la bourre que je me suis lancée dans l’aventure God of War III, la faute à un emploi du temps peu enclin à me laisser ne serait-ce qu’un moment seule en compagnie de Kratos. Cependant, c’est encore plus en retard (bien après sa date de sortie officielle) que j’en suis arrivée à bout, et cela, je ne le dois qu’à mon petit côté masochiste et chasseuse de trophées qui m’a incitée à démarrer le jeu directement en mode Titan (difficile). Pour une non-habituée de la série, et, plus généralement, pas une grande pro de beat’em all comme moi, la tâche s’est révélée relativement ardue, God of War III réservant quand même à ses joueurs un challenge intéressant. Mais je suis bien heureuse de ne pas avoir revu mes aspirations à la baisse, puisque finalement, me voilà un trophée or de plus en poche, et surtout, parée à donner une sacrée bonne note à ce nouveau mastodonte de la PS3 !
Vengeaaaaance ! God of War III commence en pleine ascension du mont Olympe. Aidé des Titans, Kratos, le héros barbu et gringalet à qui rien ne peut faire peur, a en effet décidé d’en finir une bonne fois pour toute avec son père, Zeus, le Dieu suprême, et d’accomplir ainsi sa vengeance. Les joueurs ayant déjà terminé les deux premiers opus de la série ne seront donc pas dépaysés, puisqu’ils seront directement replongés dans la suite directe de l’aventure. Les autres ne seront cependant pas perdus pour autant, car il faut avouer que même s’il est fascinant, l’univers mythologique de God of War III reste tout de même assez simple (à quelques histoires de famille près) et donc aisément compréhensible. La soif de vengeance de Kratos n’épargne rien ni personne sur son passage : humains, titans, et même dieux, autant de dommages collatéraux qui ne provoquent pas le moindre sentiment de culpabilité chez notre héros. Ce qui donne donc lieu a des combats pour le moins sanglants, des « finish » la plupart du temps sous forme de QTE, et généralement particulièrement gores, et surtout à des giclées d’hémoglobine. Kratos est un personnage extrêmement violent, dont les excès de rage donnent tout leur sens à la classification « 18+ » apposée au jeu. Une violence gratuite et souvent démesurée, mais ô combien jouissive et merveilleusement représentée !
Plein les Car God of War III, ce sont avant tout des graphismes et une mise en scène à couper le souffle ! Mis à part quelques dialogues, les développeurs ont fait le choix de distinguer le moins possible scènes cinématiques et phases de jeu réel, en offrant bien sûr une qualité visuelle identique entre les unes et les autres, mais également en variant les plans et les placements de caméra pour les rendre plus dynamiques et moins conventionnels. Un peu à la manière d’Uncharted 2, le joueur a donc l’impression de participer activement à chaque scène, que ce soit en continuant à combattre malgré l’éloignement de la caméra, en se retrouvant agrippé à une falaise ou à un morceau du sol qui vient d’en être arraché, ou tout simplement en participant à une phase de QTE (généralement sanglante). Peu importe la manière, God of War III est une aventure qui se vit du début à la fin, et qui a fait le choix fort judicieux de transformer le moins souvent possible le joueur en simple spectateur. Mais c’est sans conteste l’incroyable maîtrise des qualités techniques de la console qui ont permis une telle prouesse. Car il ne faut pas se leurrer (pourquoi faire d’ailleurs ?), God of War III est tout simplement l’un des jeux les plus impressionnants sortis à ce jour sur Playstation 3 ! Difficile en effet de lui reprocher quoi que ce soit sur les plans graphique et technique. Car si la démo offrait déjà un bon aperçu du produit final et en mettait déjà plein les yeux, force est de constater que les développeurs ont encore trouvé le moyen d’améliorer de très nombreux points ! Effets de lumière, profondeur de champ, modélisation des personnages, textures… Que d’exemples à suivre pour bon nombre d’autres jeux qui prétendent en mettre plein les yeux (principalement pour ce qui est du dernier point : Modern Warfare 2 inside…) !
Une aventure titanesque Mais God of War III, c’est également un exemple à suivre dans un tout autre registre : sa difficulté, et surtout ses boss. Etrangement, pour ces derniers, le jeu n’en propose tant que ça, du moins au sens où on l’entend généralement. La plupart du temps, en effet, certains facteurs extérieurs, débouchant généralement sur des phases de QTE, viennent écourter le combat plus ou moins brusquement. Les Dieux qu’il vous faudra abattre par vous-mêmes, du début à la fin, sont donc assez peu nombreux, mais offrent un challenge que vous n’êtes pas prêts d’oublier ! On citera notamment Poséidon (le tout premier, ce qui en fait est là sa difficulté principale), Hadès (tout simplement grandiose) et bien sûr votre ennemi de toujours, Zeus. Que de grands noms dont la chute procure un soulagement difficilement dissimulable. Car si en mode facile, ils se font très certainement « fingers in the nose », en mode Titan, c’est autre chose. Et je dois pour le coup remercier ma ténacité, sans quoi Hadès, bien avant Zeus, aurait très certainement eu raison de moi D’autant plus que contrairement à Darksiders, dont le début du jeu réservait lui aussi un challenge relativement élevé mais dont les nombreuses améliorations d’armes et de magies facilitaient grandement les choses par la suite, Kratos, lui, ne voit pas sa force augmenter aussi considérablement au cours de l’aventure. Certes, en insufflant des âmes dans vos armes (de plus en plus nombreuses et variées au fil de l’aventure) vous pourrez bien sûr les rendre plus puissantes, tout comme il vous sera possible d’augmenter vos barres de vie, de magie et d’objet (barre servant à utiliser les armes secondaires) en ramassant les différents items adéquats, mais globalement la force de Kratos n’augmente pas de façon réellement significative, et ce sont surtout vos propres capacités qui seront entraînées et améliorées au fil de l’aventure. Autant dire que recommencer ensuite le jeu en mode facile ou normal pour récupérer les quelques trophées manquants s’avère une franche partie de rigolade, et ce malgré l’absence de « New Game + ». Quelques objets spéciaux appartenant aux Dieux assassinés au cours de votre aventure et disposant de très grands pouvoirs (magie illimitée, nombre de combos augmenté, …) peuvent en effet être équipés lors d’une nouvelle partie, mais ils désactivent les trophées, diminuant grandement leur intérêt
La perfection selon Kratos ? A la lecture de ces quelques lignes, on peut je pense croire au jeu parfait. Et je dois admettre que c’est presque le cas ! :p Mais puisque la perfection n’existe pas, il faut bien que God of War III pèche un peu quelque part. Et ce quelque part, c’est au niveau des combats et de la gestion de la caméra. Je vous l’ai dit, les développeurs ont cherché à incruster au mieux les phases de jeu réel en les mêlant aux cinématiques. Un choix particulièrement brillant, surtout lorsque l’on constate la mise en scène exceptionnelle. Mais voilà, du coup, la caméra a parfois tendance à se situer bien trop loin de l’action, ou à passer quelques secondes derrière un arbre… Du coup, à moins d’avoir un écran géant, ou une vue particulièrement aiguisée, il est dans ces cas-là horriblement difficile de distinguer Kratos au milieu de la horde d’ennemis qui l’assaille, et encore moins de savoir quel adversaire attaque ni quand. Des imprécisions qui ont bien sûr très peu d’impact pour les joueurs les plus expérimentés, ou ceux s’étant lancés dans l’aventure « facile », mais qui dans les modes de difficulté les plus élevés peuvent s’avérer fatals, notamment pour certains combats particulièrement coriaces. D’autant plus que ces mêmes combats peuvent souffrir d’une autre grosse tare : le système de verrouillage des ennemis. Il n’existe en effet aucun moyen de « locker » manuellement un adversaire, puisqu’aucun bouton n’est assigné à cette fonction. C’est donc tout naturellement que l’on est amené à penser qu’il suffit d’orienter Kratos dans la direction de l’ennemi voulu pour s’en prendre à ce dernier. Malheureusement, et très étrangement, c’est loin d’être le cas, les développeurs ayant visiblement pris le soin d’ajouter un « lock » automatique dont les règles de déclenchement demeurent un mystère pour moi. Ainsi, si vous décidez de saisir un ennemi, c’est généralement vers les plus imposants que Kratos se tournera, même si ceux-ci se trouvent dans votre dos et qu’il est théoriquement impossible de les attraper sans se faire repousser (ce qui déstabilise notre guerrier un court instant et le place donc en position de faiblesse). Si en revanche le bouton « rond » s’est affiché au-dessus d’eux, vous indiquant que les attraper provoquera une QTE (généralement mortelle pour eux), c’est là encore vers quelqu’un d’autre, généralement plus faible cette fois-ci, que s’orientera la fureur de Kratos, avec parfois comme conséquence de laisser ainsi le temps à vos adversaires les plus imposants de reprendre leurs esprits. Des choix de gameplay particulièrement douteux et dont on se serait donc bien passé ! Mais outre ces deux points parfois un peu gênants, et une durée de vie que l’on aurait forcément aimée plus longue (bien que rallongée par quelques défis bonus pas toujours évidents), difficile de reprocher quoi que ce soit de plus à ce God of War III. Sublime, jouissif, gore et passionnant… Il termine donc cette incroyable trilogie en apothéose, mais également avec grande tristesse. Car c’est là une série remarquable, et n’ayant jamais failli, qui s’achève, et ce à mon très grand regret !
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Commentaires ( 3 ) |
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Tags : god of war iii, playstation, ps3, sony, test | ![]() |
Posté le 25/03/10 à 16:45:32 |





















Commentaires ( 3 ) 







je me suis arrêté pour l’instant un petit peu après Aphrodite. Pour le moment que du bon, sauf la caméra fixe un peu chiante mais bon… Par contre, j’ai pas remarqué de verouillage auto des ennemis. j’y ferais attention lors de ma prochaine session.
sinon bon test
je suis dessus pour l’instant .Merci pour ton excellent test.Perso je trouve que les sauts manquent de précision,à part cela ….
[...] pour tenter de remporter votre copie de l’incroyable, de l’énorme, du monstrueux God of War III, LA tuerie de ce début d’année (si si, même que notre test ben il est par là !). Avec un [...]