Amanita Design, dans son infinie bonté, ne s’est pas contenté de nous laisser la possibilité de vous faire gagner 5 exemplaires de son jeu, non non non, il nous en a également offert un sixième afin que nous puissions nous-mêmes en faire le test. De quoi vous motiver un peu plus à participer à notre concours, ou au moins à découvrir le jeu par vous-mêmes si vous ne faites pas partie des heureux gagnants (pour information, la bataille fait rage sur Twitter, tandis que les 4 lots donnés via le blog n’ont pour le moment pas besoin de tirage au sort
).

Comme je vous l’avais déjà dit dans mon aperçu (oui, certaines choses risquent d’être redondantes, mais c’est parce que je les pense toujours !), Machinarium est un point ‘n click (ahah ! Une réponse à notre concours ! Plus que 2 courage
) qui vous met aux commandes d’un robot absolument a-do-rable. Amanita Design a en effet fait un énorme boulot, aussi bien du côté des décors (qui, je ne le répèterai assez, en plus d’être originaux sont tout simplement sublimes), que des animations. Notre petit robot a donc une foule de postures, de gestes et d’expressions toutes plus « choupies » les unes que les autres ^^

Côté gameplay, on retrouve tout ce qui fait un point ‘n click classique : clic à un endroit pour y faire déplacer son personnage, système d’inventaire (tout ce qu’il y a de plus sobre), combinaison d’objets, etc… A ceci viennent s’ajouter deux petites originalités. Tout d’abord, notre robot peut s’agrandrir ou se rétrécir, ce qui lui permet d’atteindre des objets en l’air ou au sol. Si cet élément était bien exploité dans la démo, c’est à dire au début du jeu, il est cependant vite relayé au second plan. Il faut dire qu’une fois que le joueur a compris la technique, difficile de le coincer très longtemps en réutilisant les mêmes feintes ! Autre subtilité de Machinarium, il est impossible de savoir à distance avec quel élément on peut interagir. Pour voir son curseur passer de la flèche à la main, il faudra donc se rapprocher de l’objet voulu ! Ceci ne permet cependant d’augmenter la difficulté qu’en apparence, car au final, il suffit juste de faire se déplacer le robot d’un côté à l’autre de l’écran en scrutant les alentours…

Bref, je me répète encore par rapport à mon aperçu, mais il faut dire que du point de vue de l’esthétisme et du gameplay, la suite du jeu n’apporte rien de plus à ce que la démo proposait déjà. Machinarium est toujours aussi magnifique et incroyablement original dans son classicisme !

Alors en quoi la suite déçoit-elle ? Eh bien tout simplement dans son cheminement. Si la moitié du jeu consiste à rechercher les bons objets à combiner (souvent les plus farfelus !), et à trouver où et comment les utiliser (un point ‘n click comme on les aime quoi), ce schéma pourtant si agréable aux amateurs du jeu disparaît dans les 2 dernières heures au profit d’énigmes, au sens propre du terme. Si celles-ci sont bien pensées et parviendront peut-être à vous bloquer de loooongues minutes, on a l’impression qu’elles servent un peu de prétexte à un soudain manque d’inspiration de la part des concepteurs. D’autant plus qu’on en mange ensuite à outrance jusqu’à la toute fin, y compris sous forme de mini-jeux… On perd donc beaucoup de plaisir de jeu dans la seconde partie, à moins d’être un fan d’énigmes, et c’est bien dommage car cela apporte une conclusion un peu décevante à l’ensemble. Et comme tout le monde le sait, les premières et dernières impressions (surtout celles-ci d’ailleurs), sont souvent celles que l’on retient le plus facilement…

Ajoutez à cela que les concepteurs ont fait un choix narratif qui n’aurait pu être sympathique que si le scénario avait eu davantage de profondeur. Vous ne saurez donc rien de ce qui pousse le robot à revenir dans la ville de laquelle il s’est fait jeter, ni comment cela s’est produit, avant la fin de l’aventure, puisque tout ne vous sera raconté qu’au fur et à mesure. Malheureusement, le scénario étant relativement assez plat et sans aucun rebondissement, le seul effet que cela produit est de troubler le joueur, qui avance dans l’histoire sans savoir pourquoi il doit s’enquiquiner à accomplir telle ou telle mission.

Au final, je dois donc vous avouer que non, Machniarium n’est pas le jeu géniallissime que je vous avais initialement présenté. Il ne s’agit pas non plus exactement du jeu que j’attendais, car à moitié gâché par le trop-plein d’énigmes et la narration capricieuse. Cependant, il reste une perle dans son genre, et ce serait franchement être aigrie que de le descendre pour ces quelques erreurs. Je maintiens donc que Machinarium est un excellent jeu que tout amateur de point ‘n click et/ou de jeux inspirés et graphiquement irréprochables devrait essayer.. et aimer











C’est bien le genre de jeux qui me plait, l’ambiance et le style graphique, vraiment bon
Très belle article tout comme tes impressions sur la démo .. et bien sûr : très bon test ! Je ne l’ai pas encore fini mais ça ne saurait tarder … en espérant ne pas trop m’ennuyer ^^
Gohanblog : il sera peut-être bientôt à toi, qui sait
Alti-Blue : Merci
Je pense que si tu fais petit bout par petit bout, tu ne devrais pas t’ennuyer ! Notre erreur, je pense, a été de vouloir le finir vite, d’un bloc, pour le tester le plus vite possible, du coup on a fait une overdose d’énigmes :p En tout cas, je te souhaite de bien t’amuser avec