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Auteur : Smunchie Classé dans : Jeux vidéo  
[Test] Ninja Gaiden Sigma Plus Jeux vidéo

Après avoir déjà connu une réédition sur Xbox en 2005, puis un premier portage sur PS3 en 2007, c’est finalement sur PS Vita que Ninja Gaiden nous revient encore une fois, cette fois-ci sous le « petit » nom de Ninja Gaiden Sigma Plus. Une énième sortie au prix fort (business is business), qui aurait très bien pu s’avérer être le portage de trop… Mais heureusement pour lui, le titre de Team Ninja n’a pas pris trop de rides et fait partie de ces jeux cultes qu’il fait bon (re)découvrir !

Ninja Gaiden Sigma Plus (PS Vita)

Et puis ça tombe bien, car justement je n’ai pas joué aux précédentes éditions. Non seulement je découvre donc grâce à ce nouveau portage un grand jeu (mais l’est-il toujours, là est la question), mais en plus mon avis sera totalement dénué de la lassitude et de l’aigreur que peut parfois provoquer le fait de devoir refaire un titre que l’on a déjà terminé il y a longtemps. C’est donc parti pour ce test 100% découverte, d’un jeu qui n’est pourtant pas tout jeune ;)

Ninja Gaiden Sigma Plus nous place donc dans la peau du ninja Ryu Hayabusa (que certains que la culture n’étouffe pas connaissent peut-être mieux dans la série de jeux de baston Dead or Alive). Après que son village ait été mis à feu et à sang par un mystérieux guerrier nommé Doku, ce dernier s’empare de la puissante et maléfique Épée du Dragon Noir que le clan Hayabusa avait la charge de garder. Ivre de vengeance, Ryu se lance alors à sa poursuite. Sur sa route, il croise Rachel, une jeune femme à la poitrine plus que généreuse (mais se mouvant comme du pudding). Elle et sa sœur Alma possèdent toutes deux du sang de démon. Mais Alma, qui n’a pas pu le contenir, y a cédé et s’est transformée en une créature démoniaque. Rachel est donc lancée à sa poursuite dans l’espoir de pouvoir mettre fin à la souffrance de sa sœur.

Ninja Gaiden Sigma Plus (PS Vita)

Contrairement à l’opus initial, dans lequel Rachel n’était qu’une figurante, elle est ici un personnage jouable à part entière (tout comme elle l’était dans le remake PS3). Quelques chapitres vous proposeront donc de l’incarner (enfin, vous n’aurez pas vraiment le choix hein), ce qui offre quelques petites variations dans le gameplay. Rachel n’est en effet pas un ninja, et il n’est donc pas question pour elle de faire preuve d’autant d’agilité que Ryu. Par contre, c’est une grosse bourrine armée d’une gigantesque faux : autant dire que ses ennemis n’ont qu’à bien se tenir !

Mais le personnage que vous incarnerez le plus au cours du jeu, c’est bien entendu Ryu. Contrairement à Rachel, celui-ci dispose donc d’un panel de techniques et d’armes assez étoffé. Epées, nunchaku, faucille, shurikens, arc, … La plupart de ces armes se débloquent au cours de l’aventure, dès que la situation nécessite une mise à jour de votre armement. Mais d’autres peuvent aussi être trouvées dans des coffres cachés dans les différents niveaux (d’où l’importance de prendre son temps et de bien fouiller) ou achetées auprès du marchand Muramasa. Ryu peut également apprendre de nouvelles techniques (combinaisons de touches qui font mal) via des parchemins. Enfin, comme tout bon Ninja, il dispose d’attaques secrètes appelées « ninpo » qu’il peut lancer en utilisant son « ki ». En clair il s’agit d’attaques très puissantes mais à utiliser avec parcimonie, car elles nécessitent de l’énergie pour pouvoir être lancées.

Ninja Gaiden Sigma Plus (PS Vita)

En plus de ses techniques d’attaque, Ryu sait également se mouvoir avec rapidité et agilité (le contraire serait étonnant pour un ninja). Vous pouvez ainsi courir sur les murs, atteindre des endroits surélevés en bondissant de paroi en paroi, ou encore marcher sur l’eau. Malheureusement, et c’est là un point faible de ce jeu, la plupart de ces actions en apparence assez anodines peuvent vite tourner à la crise de nerf. En effet, la maniabilité est assez imprécise et il n’est donc pas rare de devoir recommencer plusieurs fois un passage parce que Ryu aura rebondi sur un mur au lieu de s’y accrocher, ou parce qu’il aura sauté de travers et loupé une plateforme…

D’autant plus qu’un autre souci majeur, certainement le gros point noir du jeu, vient constamment perturber le joueur : la caméra. Malgré les deux sticks de la PS Vita, et donc la possibilité de tourner légèrement la caméra avec celui de droite, rien n’y fait : celle-ci ne semble jamais orientée correctement. Trop basse, trop haute, ne pointant pas dans la bonne direction, … Même la gâchette droite, censée la recentrer, est impuissante à donner un semblant de crédibilité à cette caméra totalement foireuse.

Ninja Gaiden Sigma Plus (PS Vita)

Malheureusement, si recommencer le même passage 10 fois parce qu’on ne voyait pas quelle plateforme on visait peut être acceptable dans d’autres jeux, Ninja Gaiden, lui, ne pardonne pas ce genre d’erreurs. Car vous voyez, il fut un temps où l’on faisait des jeux à la difficulté surréaliste, et Ninja Gaiden fait justement partie de cette époque. Si dans un beat’em all actuel, perdre 20% de sa vie parce qu’on est bêtement tombé dans la lave n’est pas très grave, ici c’est une erreur qui s’avère souvent mortelle. Heureusement, ces cas sont rares car Ryu Hayabusa retombe plus souvent sur la terre ferme que dans une piscine de magma. Mais les développeurs ont pensé à tout pour mettre les nerfs des joueurs à rude épreuve. A tout, et même au « respawn » des ennemis dès que vous quittez la zone. Aussi, mieux vaut ne pas se tromper de chemin et avoir à faire demi-tour (ou regrimper sur des corniches dont on vient de tomber), sans quoi les combats sont à refaire…

Là encore, certains optimistes se diront « c’est bien, ça nous entraîne et ça fait de l’xp ! » (enfin, en l’occurrence des âmes jaunes, qui sont en quelque sorte la monnaie du jeu). Malheureusement, il se trouve que Ninja Gaiden est un jeu de masochistes, comprenez par là : avec une difficulté de malade. Autant dire que chaque affrontement doit être soigneusement préparé et qu’il faut faire preuve de réflexes à toute épreuve… bref, de réflexes de ninja, ben oui ! Heureusement, les développeurs ont été sympa et ont inclus à cet épisode un niveau de difficulté « Héros ». Celui-ci vous dote d’un parchemin qui s’active dès que Ryu est proche de la mort. Tel un ninja (wait.. c’est un ninja !), ce dernier esquive et pare alors automatiquement toutes les attaques ennemies, vous rendant quasi-invincible (« quasi », car si comme un idiot vous sautez dans la lave, là il ne pourra rien faire pour vous). Ce parchemin a une durée d’utilisation limitée (mais plutôt large !), mais il suffit de récupérer suffisamment de vie pour sortir de la « zone rouge » pour qu’il soit instantanément rechargé. Si ce mode simplifie énormément le jeu, il n’en demeure pas moins intéressant car il permet à tout type de joueur de pouvoir profiter de ce beat’em all. Car soyons honnêtes, à l’heure actuelle les jeux sont pour la plupart si simples que le joueur lambda a un peu tendance à perdre la main et à être rebuté à la moindre difficulté.

Ninja Gaiden Sigma Plus (PS Vita)

Toutefois, ceux qui cherchent du challenge en trouveront plus qu’il n’en faut dans les modes « Normal » et même « Hard » (bande de malades !) du jeu. Du challenge, et surtout de longues heures de jeu en perspective ! Le mode histoire de Ninja Gaiden propose en effet pas moins de 19 niveaux. Certains sont plus courts que d’autres, mais vous pouvez globalement tabler sur 1h de jeu pour chacun d’eux, à condition bien sûr de tout de même prendre son temps pour fouiller un peu les niveaux. Il faut donc compter 15 à 20h environ pour « finir » le jeu… ce qui, en temps de jeu réel, peut donner bien plus en fonction du nombre de passages que vous aurez à refaire après être mort :p Ninja Gaiden Sigma Plus offre donc une durée de vie plutôt conséquente pour un beat’em all, auquel s’ajoute encore un mode « Défi ». Celui-ci consiste en une multitude de missions, chacune avec ses propres objectifs et ses propres limitations (armes, pouvoirs, …), qui vont de la relativement simple à la totalement infaisable. Autant souhaiter bon courage tout de suite aux masochistes qui voudront toutes les finir ;)

Maintenant que je vous ai mis en garde contre la difficulté old-school du titre, il est temps pour moi d’aborder les nouveautés plus « modernes » de cette version « Sigma Plus ». Mais outre quelques nouveaux costumes qui ne sont pas d’un intérêt énorme, et l’ajout du mode « Héros », qui pour le coup est une vraie bonne idée, on ne peut malheureusement pas dire que la Team Ninja ait vraiment cherché à apporter beaucoup de fraîcheur à son titre. La dernière « grosse » nouveauté que vous trouverez dans cet opus Vita, se situe donc au niveau du gameplay. D’un point de vue général, les développeurs semblent penser qu’il faut à tout prix mettre à profit les fonctionnalités tactiles de la portable dans leurs jeux. On ne déroge donc pas à la règle, et ici, cela se traduit de deux manières. La première consiste à appuyer sur les symboles qui apparaissent à l’écran, via le pavé tactile arrière, afin de pouvoir lancer les Ninpo (voyez cela comme une incantation). La seconde permet de viser avec les armes de lancer. En appuyant sur l’écran, vous passez en effet en vue subjective ; là, deux solutions s’offrent à vous : appuyer sur l’écran à l’endroit précis où vous souhaitez tirer (Ryu s’en charge alors pour vous), ou déplacer la PS Vita pour viser et tirer manuellement avec Rond. Ces fonctions tactiles ont beau être amusantes, je leur trouve malgré tout un intérêt très mitigé, car il est difficile d’y avoir recours en plein combat. Par ailleurs, je ne sais pas vous, mais pour ma part le fait de devoir modifier ma façon de tenir la console lorsque je passe en mode tactile a pour conséquence de me déconcentrer… et dans un jeu tel que celui-ci, croyez moi, ça ne pardonne pas !

Ninja Gaiden Sigma Plus (PS Vita)

Pour conclure, je ferai court le temps d’aborder sommairement l’aspect graphique du titre. Globalement, celui-ci est réussi, et les cinématiques, notamment, sont très jolies. Toutefois, je sais la Vita capable de bien mieux (Uncharted Golden Abyss et Wipeout 2048, dont le test arrivera très bientôt, le montrent plus que bien) et il est donc dommage que la Team Ninja n’ait pas cherché à relifter davantage cet opus. Certes, celui-ci a plutôt bien vieilli, mais les textures sont parfois suffisamment grossières pour que l’on comprenne que ce titre vient d’un autre temps. Toutefois, le jeu reste, pour un portage, agréable à regarder, et les décors sont suffisamment variés (bien qu’on soit amené dans le jeu à souvent revenir dans ceux que l’on a déjà visités) pour nous faire oublier leurs défauts. Il est par contre dommage que les temps de chargement, s’ils sont dans l’ensemble assez courts, surviennent de façon souvent totalement impromptue, que ce soit pendant que vous vous déplacez ou même pendant que vous combattez.

Finalement, j’aurais tendance à dire que s’il ne s’était pas s’agit d’un portage, Ninja Gaiden Sigma Plus aurait pu être l’un de mes coups de cœur de la Vita. Défoulant et difficile à souhait, il s’agit en effet là d’un jeu captivant qui offre, de surcroît, une durée de vie plus que respectable. Si les ajouts « tactiles » de cet opus Vita sont plus gadgets qu’autre chose, il est toutefois intéressant d’avoir ajouté un mode « Héros » pour permettre aux joueurs lambda de finir sans trop de peine ce jeu qui, sans cela, n’était tout de même pas des plus accessibles. Malheureusement, il est dommage que les ajouts soient si maigrichons et, surtout, que les défauts récurrents du titre (caméra et rigidité du gameplay lors des phases de plateforme) n’aient pas été corrigés, bien qu’il s’agisse là de sa 4ème sortie en comptant portages et compilation… Ninja Gaiden Sigma Plus reste toutefois un très bon jeu, en particulier pour ceux qui ne le découvrent que maintenant !

Ninja Gaiden Sigma Plus (PS Vita)


 
  • Un excellent beat'em all "à l'ancienne"
  • Durée de vie honorable
  • Difficile à souhait
  • Nombreux défis supplémentaires pour les masochistes
  • Le mode "Héros", qui rend le jeu accessible à tous
 
  • La caméra, votre pire ennemie
  • Phases de plate-forme hasardeuses
  • Peut mieux faire graphiquement
  • Trop peu de nouveautés
  • Chargements qui apparaissent aléatoirement
Ninja Gaiden Sigma Plus est assurément un portage de qualité, mais un portage tout de même. Et ce ne sont donc certainement pas les quelques nouveaux costumes, l'utilisation peu intéressante des fonctionnalités tactiles de la Vita ni l'ajout d'un mode facile qui vont inciter les joueurs de la première heure à réinvestir dans cet opus. Toutefois, pour les autres qui ne découvriraient le titre que maintenant, ou que la difficulté avait à l'époque fait fuir, cet opus "Sigma Plus" et le tout nouveau mode "Héros" sont une bénédiction. Ninja Gaiden est en effet un excellent jeu à côté duquel il serait dommage de passer, surtout avec la toute récente sortie du 3ème opus. Dommage tout de même que la Team Ninja n'ait pas profité de cet énième portage pour lui donner un petit coup de jeune et apporter quelques correctifs aux problèmes de caméra qui se révèlent assez insupportables...


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Lire les commentairesCommentaires ( 1 ) 
   Posté le 29/03/12 à 16:33:28
     
  • 26 avril 2012 - 11:27
     
    Marc  

    Pour l’instant le meilleur beat’em all sur ps vita reste Dynasty Warriors Next.



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