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Avant qu’Aza ne teste Red Steel 2 lors de sa présentation à la Fnac, je n’avais strictement rien suivi de l’actualité de ce jeu et ne lui prêtais guère d’intérêt. Il faut dire que le premier était loin de m’avoir laissé un souvenir inoubliable, et ce n’est pas une refonte graphique façon western qui allait me rassurer. Cependant, son retour de cet événement les bras chargés de goodies plus classes les uns que les autres, ses remarques élogieuses et un test personnel sur une borne de chez Surcouf m’ont convaincue, et grâce à Wootgame je l’ai eu rapidement avant les vacances.
J’ai donc eu 2 semaines pour tester Red Steel 2 même si, avouons-le tout de suite, il m’en a fallu bien moins pour le finir. Dans ce jeu, on incarne un Kusagari, un membre de ce clan aujourd’hui décimé qui en a été banni 5 ans auparavant, emportant avec lui une mystérieuse épée. De retour à Caldera, la ville dont il avait été chassé, il découvre une terre dévastée. Les Chacals, un gang brutal et sans scrupules, font aujourd’hui régner la terreur dans cette ville autrefois si paisible. Et visiblement, une terrible menace plane au-dessus de la tête du dernier des Kusaragi, une menace qui cache de biens sombres desseins. Ces quelques lignes suffisent, je pense, à donner un bon avant goût de la banalité assez affligeante du scénario. Qu’on se le dise tout de suite, si l’univers de Red Steel 2 est plutôt recherché et bien travaillé, l’histoire, elle, n’est là que pour donner quelques bonnes raisons d’aller se fighter et de manier le sabre. Il est un peu dommage que les scénaristes se soient donné si peu de mal, car dans cette ambiance mi-western, mi-japonaise, il y avait vraiment moyen de faire quelque chose de bien et d’original.
Du coup, le jeu s’avère un peu répétitif. Les missions, qui consistent 90% du temps à aller se fighter avec les gangs ennemis, sont peu variées et devant la faible avancée qu’elles apportent au scénario, on se surprend bien vite à ne même plus écouter le briefing et à simplement suivre les flèches indiquées sur le radar. Ceux que le gameplay ne passionnent pas plus que ça seront donc certainement tentés de faire tout le jeu d’une traite. Celui-ci n’étant pas très difficile, ceux qui se lanceront dans cette opération risquent donc de le finir en une petite poignée d’heures à peine, soit un rapport durée de vie/prix assez ridicule. Pour les autres cependant, le jeu réserve quelques missions secondaires qui, si elles sont peu nombreuses et là encore, peu originales (elles se résument à « trouver et détruire »), apportent un peu de variété. De plus, Red Steel 2 ayant misé très gros sur son gameplay, notre héros peut apprendre de nombreuses techniques, acheter/améliorer jusqu’à 4 armes, renforcer son armure et même augmenter sa jauge de vie. Tout cela est néanmoins payant, et même si l’argent coule à flot de tous les objets destructibles du terrain (caisses, tonneaux, poteaux, …), passer en coup de vent dans les différentes zones ne permet pas de ramasser un pactole suffisant pour finir le jeu blindé en équipement. Prendre sont temps est donc ce qu’il y a de mieux à faire dans Red Steel 2, et pour peu que l’on accroche au jeu, cela n’est guère une corvée. J’en ai eu pour ma part pour une quinzaine d’heures, sans vraiment m’ennuyer ni rencontrer la moindre difficulté au cours de ma progression : une durée de vie honorable, même si très variable d’un individu à l’autre.
Mais comme je vous le disais, ce temps passé sur ce jeu, je le dois à son gameplay. Vendu avec ou sans Wii Motion Plus (au choix, même si celui-ci est obligatoire pour pouvoir y jouer !), Red Steel 2 propose en effet une expérience de jeu originale combinant Wiimote et Nunchuk. Ce dernier sert exclusivement à se déplacer et à locker un ennemi. La Wiimote, elle, se manie comme une épée ou un pistolet (selon l’usage qu’on veut en avoir) et se tient exclusivement de la main droite (je n’avais pas tilté sur le coup, mais on m’a demandé de préciser que les gauchers avaient totalement été oubliés sur ce point-ci ^^’). En visant et en appuyant sur le bouton « B » pour tirer (la gâchette), on passe à l’écran en mode arme à feu : revolver, fusil à pompe ou encore fusil mitrailleur. En agitant simplement la manette, on passe en mode sabre. Point positif, les mouvements de l’épée sont très bien retranscrits, certainement grâce aux apports du Wii Motion Plus. La différence est faite entre les coups verticaux, horizontaux, en diagonale, ou encore vers l’avant. De même, suivant que l’on charge ou non notre attaque (en prenant plus ou moins d’élan et en frappant avec plus ou moins de force), cela s’en ressent sur les dégâts infligés à l’adversaire. Il est également possible, en combinant 1 à 2 touches à un certain type de mouvement, d’effectuer un « finish » lorsque l’icône adéquate s’affiche sur l’un de vos ennemis. Ces attaques spéciales ont la particularité d’être plutôt violentes et terriblement fun, même si comme dans tout le reste du jeu, pas une goutte de sang ne jaillit =(
Le gameplay est donc bien rôdé, et on se surprend à prendre un pied monstre à agiter sa Wiimote comme une andouille devant sa TV. Au fur et à mesure de l’avancée du jeu, les nouvelles techniques apprises en échange d’un peu d’or apportent de plus régulièrement un certain renouveau aux affrontements, et on prend plaisir à essayer ses nouvelles attaques, à les combiner, et à finalement choisir les combos que l’on juge les plus efficaces. Malgré tout, il existe tout de même quelques petits points noirs : le Wii Motion Plus tout d’abord, n’apporte pas une différence flagrante avec ce qui se faisait déjà auparavant. Malgré une fluidité tout de même bien assurée, il reste donc malgré tout quelques imprécisions au niveau de certaines attaques, notamment les coups d’estoc, qui rendent certaines techniques un peu agaçantes à employer. Pour 20€ le petit accessoire censé combler les lacunes des manettes de Nintendo, on était tout de même en droit d’attendre la quasi-perfection. Mais on en est encore loin, et très honnêtement, je ne suis pas convaincue par ce nouvel attrape-pigeons de la firme décidément très décidée à voler ses joueurs. Mais la pierre n’est pas à lancer à Red Steel 2, dont les développeurs ont tout de même accompli un très bon travail avec les moyens du bord !
Le dernier et finalement à peu près seul gros problème dans le gameplay est donc le système de lock. Celui-ci est en effet très dur à prendre en main, et malgré le fait de pouvoir le modifier légèrement dans les options, cela n’y change pas grand chose. Qu’il soit réglé sur « Automatique » ou sur « Manuel », il souffre en effet des mêmes problèmes. Pour une raison inconnue, ce ne sont ni les ennemis les plus proches, ni ceux qui viennent de passer en mode « finish » (et que l’on peut donc achever d’une seule attaque) qui sont verrouillés en priorité. En fait, je dois avouer que je n’ai pas du tout saisi l’algorithme, et que celui-ci me semble davantage basé sur une fonction random qu’autre chose. Les ennemis sont en effet verrouillés au petit bonheur la chance, ce qui rend les affrontements parfois confus, et plus longs et difficiles qu’ils ne le sont en réalité. Heureusement, on finit par s’habituer, et l’évolution de notre personnage tant au niveau de sa force que de ses techniques finit par avoir raison de ces caprices. Cependant, la première heure de jeu réserve quand même quelques énervements et coups de gueule qui auraient facilement pu être évités avec une meilleure gestion du verrouillage.
Au final, ce qu’il faut donc retenir de Red Steel 2, ce ne sont pas ses petits défauts qui finissent par s’estomper au fil de l’aventure. Au contraire, mieux vaut admirer son mélange d’univers travaillé et graphiquement réussi pour le peu dont la petite console Nintendo est capable, et s’éclater sans prise de tête sur son gameplay bourrin et/ou technique (au choix), et dans tous les cas jouissif et diablement efficace. Alors bien sûr, beaucoup de joueurs agacés par la répétitivité du soft pourront pester sur la quasi-absence de scénario et surtout sur sa durée de vie très faible, mais d’un autre côté, faire un jeu, quel qu’il soit, en ligne droite sans se soucier des missions secondaires et des objets à récupérer n’est de nos jours pas le meilleur moyen de rester scotché des heures devant sa TV. Chaque jeu a ses petites techniques et ses petits détours pour augmenter sa durée de vie, et Red Steel 2 ne fait pas exception à la règle, alors autant essayer de les emprunter
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Commentaires ( 7 ) |
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Tags : red steel 2, test, ubisoft, wii | ![]() |
Posté le 06/05/10 à 17:36:25 |























Commentaires ( 7 ) 







merci pour ce test complet et précis .Dommage qu’ubi n’ait pas mieux vendu son jeu …
Merci pour le test.
Merchi smuchi pour les Gaucher. Moi aussi j’ai eu 2 semaine pour le tester mais je ne suis arriver que dans la 2 eme ville après le train… comment tu fais pour aller si vite? (enfin j’ai toutes les améliorations d’armure, de vie, d’arme et trophée sauf certaines techniques).
Par contre je ne suis pas trop d’accord sur le verrouillage automatique, il verrouille automatiquement le plus proche de toi, celui qui est le plus susceptible de te mettre son sabre entre tes omoplates.
Par contre je vraiment bluffé par le graphisme du jeux, propre nikel et les chargement sont habillement caché par les ouverture de porte plutôt qu’un écran noir et une barre ou pas de chargement.
J’aurais bien rajouté une chasse au étoile de shériff (que je fais parce que je suis cupide)
Et puis il faut noter aussi que pour 40 euros de moins qu’un jeux de XBOX ou de PS3 pour le même amusement ou temps de jeux.
J’ai pas été très vite. J’ai aussi eu toutes les améliorations et tout le bazar, mais vers la fin du jeu, pas dès le début, donc tu dois tourner un peu plus que moi :p
Pour le verrouillage, je maintiens. J’ai pété une pile moi dans les premières heures, il me faisait vraiment n’importe quoi :/
Par contre, pour les 40€ de moins, suis pas d’accord, 20 à tout casser :p Je compte le prix avec Wii Motion Plus sachant que cette petite merde est obligatoire ^^ C’est comme dire que DJ Hero valait 50€ à sa sortie alors que sans la platine il n’a aucun intérêt
Mais c’est vrai que de bons jeux sur Wii, vu les prix tout de même inférieurs aux 2 autres consoles, ça fait plaisir. Ubi s’est pas foutu de notre gueule sur ce coup-là !
Un système de lock capricieux : je crains une fois de plus ne pas supporter plus de 20 minutes sur ce jeu Wii. La premier, tout comme n’importe quel FPS Wii de la même époque m’avait littéralement insupporté au vu de la prise en main longue et pénible pour avoir un rendu finalement imprécis et frustrant.
J’espère que la Wii Motion Plus améliore un peu la donne …
Ymeric
Ce serait dommage quand même ! Red Steel 2 est à des kilomètres du premier (auquel j’avais à peine joué), et vraiment, j’ai adoré. Je pense qu’il mérite d’être au moins essayé
Merci pour ce test, maintenant que j’ai vendu ma Wii faut que je trouve un endroit où le tester