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Bien que nous avions déjà tous les deux une version « normale » de Resident Evil 5 (UK pour Aza, ASIA pour moi), nous avons tout de même demandé à Capcom un exemplaire presse de cette « Gold Edition » car nous étions curieux de pouvoir juger de l’intérêt des ajouts apportés à cette nouvelle mouture. Ceux-ci incluent en effet pas moins de 3 nouveaux modes de jeu : « Affrontement », un mode online permettant d’affronter d’autres joueurs seul ou en équipe, ainsi que 2 chapitres éclairant quelques points sombres du scénario, « Fuite désespérée » et « Perdu dans les cauchemars ». A cela viennent également s’ajouter 2 nouveaux costumes pour Chris et Sheva, ainsi que des personnages supplémentaires pour le mode « Mercenaires ». A noter que tous ces éléments peuvent être achetés individuellement sous forme de DLC, raison pour laquelle j’ai décidé de les traiter séparément dans ce test afin de permettre à ceux qu’un seul mode intéresse de s’y retrouver plus facilement
Resident Evil 5 Mais avant d’attaquer le contenu additionnel, je vais partir du principe que tout le monde n’a pas encore joué au jeu original (bouuh !) Car c’est tout de même là que réside le grand intérêt de cette « Gold Edition » : permettre aux personnes qui n’ont pas encore pris part à cette aventure de franchir le pas, tout en bénéficiant de bonus appréciables présents directement sur la galette. Car ce Resident Evil 5 méritait bien une seconde vie auprès des joueurs. Beaucoup critiqué à cause de son gameplay trop orienté «action » au détriment de l’aspect « survival-horror » pourtant à l’origine de la série, je dois admettre que personnellement c’est justement sur ce point qu’il a au contraire su me séduire. Je ne suis pas une fan de la première heure de la série, loin de là. En fait, le premier m’avait même laissé un souvenir pas franchement agréable qui m’avait traumatisée des survival-horrors pendant de longues années (que voulez-vous, j’étais jeune XD). C’est au quatrième opus que je dois ma réconciliation à la fois avec la série, mais également avec le genre. Il faut dire que bien armée et suffisamment chargée en munitions, je me sens pousser des ailes. L’ambiance très sombre de Resident Evil 4 n’était donc plus un frein à ma progression, et elle devenait au contraire une force qui le rendait très différent des jeux d’action auxquels j’étais habituée. A la grande déception d’un bon nombre de fans, mais à ma grande joie personnelle, le cinquième opus a continué dans cette direction en intensifiant encore davantage l’action. Encore plus d’affreux zombies, une plus grande variété d’armes, et surtout une partenaire toute aussi équipée que nous pour nous prêter main forte : de quoi nous réserver des gunfights impressionnants, très électriques, et souvent stressants. Mais la grande force de ce Resident Evil 5 réside dans son mode coopération. Chris Redfield, personnage bien connu des fans de la série, est en effet accompagné de Sheva, sa coéquipière de substitution depuis la disparition de Jill. Contrôlée par l’IA en mode solo, celle-ci peut s’avérer très utile pour les niveaux de difficulté les plus simples, comme elle peut être un vrai boulet en difficulté maximale. L’inconvénient de l’IA en somme… C’est donc à 2, en écran splitté ou online, que cette coopération prend tout son sens. C’est en effet un réel bonheur que de pouvoir effectuer l’intégralité du jeu (dont la durée de vie, bien que correcte, n’est pas non plus exemplaire) avec un ami, et cela peut réserver de grands moments de prise de tête et/ou de rigolade :p J’en garde en tout cas d’excellents souvenirs (petite dédicace à Khaled avec qui j’ai partagé ces excellents moments Des réflexes, mais également parfois beaucoup de patience et de persévérance. Car, et c’est là le gros point noir du jeu, la jouabilité très rigide et, à première vue, peu adaptée à un jeu si orienté « action », peut s’avérer relativement difficile à prendre en main. Alors certes, on s’habitue, et même relativement vite, mais les premières parties réservent quelques sueurs froides liées au gameplay dont on se serait bien passé. Somme toute, Resident Evil 5 est donc un excellent jeu d’ « Action/Survival-horror », très bien réalisé, avec de vrais méchants pas gentils du tout (Wesker, miam !), un arsenal très complet et qu’il est possible d’upgrader, et surtout un mode coopération aux petits oignons. Alors bon, l’IA pèche parfois un peu (souvent même), la jouabilité n’est au début pas très agréable, et les fans de la première heure de la série, ou de survival-horrors purs et durs en général, doivent être affreusement déçus par l’ambiance peu oppressante du titre. Mais avec toutes les heures que j’ai passé dessus, il m’est difficile de qualifier ce jeu d’autre chose que d’excellent (et le platine est facile en plus :p).
Perdu dans les cauchemars Cependant, comme je vous l’ai dit, le jeu est malgré tout assez court, même s’il est loin d’être le pire de sa catégorie. 2 nouveaux DLC ont donc fait leur apparition afin de prolonger un peu l’histoire. Le premier, Perdu dans les cauchemars, nous place dans la peau de Chris Redfield et Jill Valentine en pleine « promenade » dans une copie du manoir Spencer (les fans seront ravis). Ce contenu additionnel se sépare en 3 phases. La première, totalement dépourvue du moindre zombie, consiste en une visite de manoir dans ses moindres recoins afin d’y trouver les mécanismes permettant l’ouverture des portes et donc la progression jusqu’aux sous-sols. C’est pour moi la plus intéressante, car bien que possédant le gameplay « testostéroné » de Resident Evil 5, l’ambiance et l’aspect exploration et « énigmes » (c’est vite dit quand même) rappellent les débuts de la série et procurent un sentiment de nostalgie (même à moi, c’est pour dire !). Malheureusement, l’intérêt reste tout de même un peu limité car ce passage est vraiment très court, et beaucoup de pièces du manoir sont fermées et donc inaccessibles En clair, moins d’une heure est nécessaire pour terminer ce premier contenu additionnel. Un petit gâchis, car il apportait réellement une dimension vraiment différente au jeu, un peu plus dans la mentalité originale de la série, et loin de l’Afrique dans laquelle ce cinquième opus a déjà suffisamment baigné. Qu’il dure un poil plus longtemps n’aurait donc pas été de refus, mais que voulez-vous, c’est la dure loi des DLC ^^ Quoi qu’il en soit, il s’agit tout de même là du plus intéressant des deux scénarios bonus selon moi.
Une fuite désespérée Dans ce second scénario, Jill Valentine rencontre Josh Stone, membre du BSAA, et tous deux tentent de rattraper Chris et Sheva, partis en avant, pour leur prêter main forte. Ici, pas d’exploration ni d’énigmes. Les ennemis affluent par vagues, en surnombre total, et il faut donc récupérer les nombreuses armes et munitions qui traînent un peu partout. Ce second DLC est très loin de faire dans la finesse comme son prédécesseur, et pour être honnête, mis à part le plaisir d’assassiner des zombies en masse, je ne me suis pas beaucoup amusée en le parcourant. Etrangement, bien que la durée de vie soit la même (comptez à nouveau un peu moins d’une heure), j’ai trouvé celui-ci bien assez long pour ce en quoi il consiste. La fin, par contre, aurait mérité une place plus importante, car elle s’avère assez amusante et n’est pas sans rappeler le premier niveau de Resident Evil 5 : coincés sur un toit, assaillis d’ennemis, il s’agit d’attendre l’hélicoptère censé venir nous extraire. Beaucoup d’ennemis différents (en particulier les fous furieux armés d’une tronçonneuse, ou ceux équipés d’une gigantesque gatling) participent à cette grosse tuerie organisée, qui réserve donc quelques petits moments de stress. Globalement, Une fuite désespérée ravira donc davantage les amateurs de bourrinage intensif. Mais ceux qui cherchent une vraie ambiance façon Resident Evil n’y trouveront rien de tel et seront donc déçus. Cependant, il est tout de même intéressant que ce DLC se démarque autant de son prédécesseur, car cela permet d’offrir 2 scénarios vraiment différents, et surtout chacun adapté à un type de joueurs bien précis
Affrontement Enfin, le dernier ajout (hors costumes et nouveaux personnages) consiste en un mode multijoueur plutôt intéressant. Il y est possible de jouer chacun pour soi ou en équipe, et ce dans 2 types de parties : « tueurs » ou « survivants ». Le second consiste en une bonne grosse baston entre amis. Quant au premier, c’est un savant mix entre un (team ou pas) deathmatch et le mode de jeu solo « Mercenaires ». Il s’agit en effet d’obtenir le plus de points possibles en massacrant des tas de majinis (et en survivant à leurs attaques accessoirement), mais il est également possible de tuer ses adversaires pour leur en faire perdre, et de récolter des bonus de temps disséminés sur les différentes maps pour augmenter la durée du carnage (ce bonus étant valable pour tous les joueurs). Transposer en multijoueur un jeu tel que Resident Evil 5 n’était tout de même pas évident (j’ai déjà suffisamment parlé de la jouabilité pour que vous compreniez bien qu’elle peut être un frein à un tel exercice). Mais les développeurs ont su trouver un excellent compromis, qui offre des « affrontements » (ça tombe bien, c’est le titre :p) particulièrement intenses et dynamiques sous forme de véritable guerre en territoire hostile.
La Gold Edition Globalement, cette « Gold Edition » est donc le compromis parfait pour les joueurs souhaitant se mettre sérieusement à Resident Evil 5. Vendu à « petit » prix (35€ environ, soit à peine plus cher que l’ancienne édition), elle permet l’achat immédiat d’une version complète du titre sans avoir à passer par la case PSN. Une bonne occasion donc de pouvoir à la fois se frotter au jeu ET à ses DLC, car il faut bien admettre que seuls, mis à part éventuellement le mode « Affrontement », ils offrent tout de même une durée de vie bien maigre et un intérêt relativement limité. Les joueurs ayant déjà retourné l’histoire originale dans tous les sens prendront donc peu de plaisir à se replonger dans cette nouvelle édition, dont les ajouts s’avèrent pour eux très restreints. Cependant, si l’envie vous en prend, il faut tout de même savoir que vos anciennes sauvegardes peuvent être réutilisées suite à une simple mise à jour, ce qui vous évitera d’avoir à refaire le jeu complet pour accéder aux modes bonus. Un bon point, qui pourra éviter à beaucoup une belle crise de nerfs ^^ Quant aux nouveaux joueurs, qu’ils se ruent sur cette édition pour enfin corriger une grosse erreur : celle de n’avoir pas encore acheté Resident Evil 5 !
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Commentaires ( 3 ) |
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Tags : capcom, gold edition, playstation, ps3, resident evil 5 | ![]() |
Posté le 29/03/10 à 21:42:37 |






















Commentaires ( 3 ) 







Très bon test !
Etant un très grand fan de RE, j’ai fait un impair en faisant l’impasse sur cette Gold Edition. Je me tate à la prendre en version Boite, ou en DLC uniquement. Peut être un peu plus tard, mon esprit étant à fond sur Bayonetta en ce moment.
j’adore tjrs autant vos tests ! possédant déjà l’original je ne posséderais pas ce titre.
je susi juste dégouté du prix, vu que je possède déjà deux copies collector de l’original x) mais bon, je pense que le plaisir d’incarner Jill dans le manoir va me faire craquer !