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A propos de Smunchie
Auteur : Smunchie Classé dans : Jeux vidéo  
[Test] Zuma’s Revenge Jeux vidéo

C’est avec beaucoup de retard et un peu de honte que je commence aujourd’hui la rédaction de ce test. De la honte, car tout ce retard n’est dû qu’à une seule chose : ma désespérante impuissance pour terminer le mode « Aventure » ^^’ Alors je tiens à m’excuser auprès de PopCap Games, et plus spécialement auprès de Julien qui nous a gracieusement fourni ce jeu en test, pour l’incompétence totale dont j’ai fait preuve et qui m’a tant retardée. Mais cette fois, ça y’est, je lui ai fait la peau à ce maudit boss de fin (même si c’est davantage l’atteindre qui m’a en fait posé problème), alors sus au test !

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Zumamamia !

La première chose que je me suis dite quand je me suis lancée dans cette aventure, c’est que les concepteurs du jeu n’avaient pas lésiné sur les pots de peinture. Zuma’s Revenge est en effet un jeu extrêmement soigné graphiquement : chaque décor, que ce soit l’écran titre ou les backgrounds des différents niveaux, donne l’impression d’être une œuvre d’art à part entière, dont les couleurs chatoyantes, vives et extrêmement bien lissées y sont certainement pour beaucoup dans mon admiration. Jungle, volcan, profondeurs sous-marines, … Zuma’s Revenge est une carte postale de tout ce qui se fait de plus enchanteur sur notre planète, et s’il n’était pas de gros vilains pour nous menacer à coups de boules lancées en file indienne, on se plairait à contempler ces environnements de rêve, illustrés façon Club Med.

Ainsi, même si Zuma’s Revenge n’est pas un jeu de très grande envergure, on sent immédiatement le soin qui y a été apporté. Il ne fait nul doute que le bébé a été bichonné, et que l’on accroche ou pas au style de ce jeu, on sait au moins que l’acheter sert à récompenser comme il se doit le travail de vrais passionnés qui se sont réellement investis dans leur œuvre (d’art serais-je même tentée de dire).

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Zumahahah !

Cette impression de soin et de réelle implication des concepteurs est de plus appuyée par l’humour disséminé dans ce titre. La grenouille, héroïne de cette série, n’est après tout qu’un batracien, et comme tout animal aux cuisses si appétissantes (*slurp*), elle se pose des questions existentielles. Perdue sur son radeau durant l’écran de chargement, elle se laisse ainsi aller à différentes réflexions métaphysiques. On apprend ainsi qu’elle préfère le jambon au bœuf, et que c’est elle qui met la barre de chargement à jour… entre autres !

Avant même l’écran titre, le ton est donc donné : Zuma’s Revenge est un jeu léger et qui ne se prend pas au sérieux. Ainsi, si dans son périple la petite grenouille devra affronter plusieurs boss, ceux-ci n’auront de terrifiant que leur nom. Car on se croirait ici dans un film d’action de seconde zone : les ennemis sont bêtes comme leurs pieds, et la seule raison pour laquelle on leur tombe dessus est qu’ils clament haut et fort qu’ils sont les plus forts et qu’ils vont nous massacrer. Un scénario très peu poussé donc, à faire pâlir un Street Fighter « The Movie », mais en parfaite adéquation avec le ton général du jeu !

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Zumargl !

Pourtant, malgré ses couleurs enivrantes, ses musiques simples, un poil répétitives, mais reposantes, et ses blagounettes disséminées ci et là, Zuma’s Revenge est tout sauf reposant passé quelques heures de jeu. Les masochistes désireux de s’arracher les cheveux trouveront peut-être même en la grenouille cracheuse de boules leur grand manitou.

Mais avant tout (et au vu de ma dernière phrase) une explication s’impose. Je pense en effet que la plupart d’entre vous connaissent déjà largement le principe du jeu, et ont peut-être même fini l’opus précédent, mais pour les autres (s’il y en a) la compréhension sera plus simple avec une petite présentation des mécanismes du jeu. Dans Zuma, on incarne donc une grenouille (ça c’est bon, c’est assimilé je pense) capable de cracher des boules de différentes couleurs. Celle qu’elle a dans sa bouche est la boule courante, c’est à dire celle qui sera envoyée d’un simple clic dans la direction indiquée par le viseur. Sur son dos, un rond de couleur permet également de voir la boule suivante, et même de switcher entre les deux grâce au clic droit de la souris. Chaque niveau voit défiler 1 à 2 « rangées » de telles boules, de différentes couleurs. Ces colonnes grandissent et avancent inlassablement, et il n’existe que quelques moyens de les faire s’arrêter ou reculer : effectuer des combos (en alignant des groupes de 3 boules de même couleur ou plus, ce qui les fait « exploser »), récupérer des bonus (ralentissement, explosion, retour arrière, éclair qui permet de supprimer toutes les boules d’une même couleur de l’écran, etc…) ou remplir à fond sa barre « Zuma ». Lorsque celle-ci est pleine (après avoir supprimé de nombreuses boules), toutes les rangées repartent en effet en arrière l’espace de quelques secondes, et plus aucune boule supplémentaire ne peut apparaître à l’écran. Il ne reste alors « plus qu’à » exploser toutes celles qui restent pour gagner. Cependant, si ne serait-ce qu’une boule parvient à atteindre l’une des « têtes tiki » (je ne me souviens plus de leur nom exact, toutes mes excuses =p) du niveau, c’est la défaite.

Si les premiers niveaux sont très simples (les colonnes avancent lentement, il y a peu de couleurs différentes, les niveaux sont agencés de telle sorte à ce que rien ne gêne nos tirs et beaucoup de boules de même couleur se suivent, permettant des combos très faciles), on comprend vite qu’il n’en sera pas toujours ainsi durant les 60 niveaux qui ponctuent le mode histoire (appelé ici mode Aventure). Pourtant, la première partie du jeu laisse présager des vents favorables, et remplit à merveille son rôle de divertissement. Même si de nouvelles couleurs viennent de temps en temps s’ajouter, rendant les combos moins évidents, et que les colonnes s’accélèrent, on s’habitue de plus en plus aux mécanismes du jeu et notre adresse évolue en même temps que la « difficulté ». Mais rapidement, les choses s’enveniment, et tout est fait pour nous compliquer la tâche : colonnes qui accélèrent vilement quand vous croyiez avoir formé des trous assez grands pour les contenir quelques temps, boules mal placées pour vous empêcher de réaliser vos combos, agencement du décor vous obstruant la vue et/ou vous empêchant d’en atteindre certaines, … Honnêtement, les 10 derniers niveaux ont pour moi été un enfer, et j’ai bien cru ne jamais pouvoir vous offrir ce test ! :D

Heureusement, de nombreux checkpoints sont disséminés tous les 5 niveaux, permettant en cas de perte de toutes vos vies d’y revenir et de retenter votre chance à partir de là. Mais il est quand même particulièrement agaçant de devoir refaire 4 niveaux lorsqu’on chute à une marche du checkpoint, surtout lorsque chaque victoire est obtenue in-extremis, et parfois sur un coup de chance. Heureusement, les boss (au nombre de 6, un tous les 10 niveaux) font eux-même office de checkpoint, et peuvent ainsi être refaits « à l’infini ». Ils ne procurent cependant pas un challenge aussi corsé que les niveaux qui les précèdent, ces affrontement ne consistant qu’à creuser des trous dans les rangées de boules afin d’avoir l’espace nécessaire pour en lancer une dans la face de votre adversaire (à quelques variantes près). Cependant, ils sont originaux et en soi relativement reposants par rapport à ce qui vous attend ensuite.

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Zuma côté de ça

A côté de ça, eh bien Zuma propose également d’autres modes de jeu. « Défi », tout d’abord, consiste à refaire les différents niveaux en essayant de faire le meilleur score possible et de dépasser la limite de points imposée. Très honnêtement, ce n’est pas le genre de modes qui me passionnent, et si cela amuse certainement quelques personnes (sinon cela ne se ferait plus depuis longtemps), je trouve ça quant à moi particulièrement ennuyeux et sans intérêt. Après, les goûts et les couleurs… :p

Les 2 autres modes proposés, et débloqués seulement une fois l’aventure terminée, sont donc certainement plus intéressants, même si ils manquent également cruellement d’originalité. Le premier, « Héros », consiste à refaire le mode Aventure en y ajoutant « un peu de piment ». Il commence donc sur les chapeaux de roue en incluant d’entrée de jeu toutes les couleurs. Je vous avouerais que vu le mal que j’ai eu à finir « simplement » l’histoire, je n’ai guère été plus loin en voyant ça, le courage me faisant cruellement défaut, et je suis donc dans l’incapacité de vous dire ce que les développeurs ont bien pu trouver pour corser encore plus les 59 niveaux suivants (couleurs supplémentaires ? vitesse de la mort qui tue ? allez savoir !). Le mode « Dément » quant à lui est une sorte de « survival » : l’erreur n’est pas permise, la difficulté est de taille dès le premier niveau et le but est bien évidemment d’aller le plus loin possible.

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Zumalors ?

Finalement, je serais tentée de dire que seuls les « kikimeters », les masochistes et/ou les surdoués de Zuma sauront trouver un réel intérêt aux modes supplémentaires proposés. Pour les autres, il faudra donc se « contenter » d’un mode Aventure tout de même suffisamment bien fourni, d’une réalisation exemplaire, d’un humour omniprésent et d’une difficulté allant crescendo, d’ »inexistante » à « désespérante ». Le tout pour une somme assez modique, puisqu’il ne vous en coûtera qu’une vingtaine d’euro pour vous procurer cette nouvelle mouture de Zuma ! Quant à savoir s’il faut que vous franchissiez ou non le cap, tout est une question de goût et d’intérêt pour le genre. Car ne nous le cachons pas, Zuma n’est tout de même pas ce genre de jeu que l’on fait d’une traite tout en étant scotché à son PC et totalement dans le trip. Car même s’il est terriblement addictif, il reste un jeu à faire de temps en temps, lorsqu’on veut se détendre ou effectuer une petite partie rapide. Ceux qui voudraient aller trop vite en besogne risquent en effet de rapidement se lasser du gameplay tout de même assez répétitif, et ce malgré quelques maigres tentatives de diversité d’un niveau à l’autre. Mais le mieux pour être fixé est encore de le tester soi-même, puisqu’une démo et une version navigateur sont disponibles respectivement ici et !


 
  • Graphismes soignés et colorés
  • L'humour
  • Une recette bien rôdée et addictive
  • 60 niveaux pour un prix riquiqui
  • Combats contre les boss reposants
  • Pas évident !
 
  • Peut-être trop difficile en fait
  • Répétitif et éventuellement lassant
  • Peu d'originalité dans les modes de jeu proposés
  • Scénario quasi-inexistant

Zuma's Revenge est l'exemple même du jeu sans prétention, qui pourtant bénéficie d'autant, voire même de plus de soin que certaines "grosses productions". Décors enchanteurs et magnifiquement colorisés, humour omniprésent (au détriment du scénario cependant), ... Zuma's Revenge n'a absolument rien à envier aux autres jeux du genre. Cependant faut-il encore aimer le "genre", justement, qui après tout s'avère un peu répétitif malgré de gros efforts de la part des développeurs pour apporter un peu de diversité dans le gameplay (sauts d'un nénuphar à un autre ou grenouille placée sur un rail par exemple). Mais ceux qui aiment ce type de jeux "sans prise de tête" sauront apprécier celui-ci les nombreuses qualités indéniables de ce titre. Peut-être seront-ils simplement très surpris, comme je l'ai été, du challenge qu'il réserve aux moins hardis !



  
Lire les commentairesCommentaires ( 4 ) 
   Posté le 28/04/10 à 14:58:11
     
  • 28 avril 2010 - 15:33
     
    Dralexe  

    à non pas zuma !
    j’y ai tellement jouer que je suis dégouter ^^ » sur pc , sur portable sur psp . là c’est l’overdose >_<"

  • 28 avril 2010 - 15:48
     
    gregfred8  

    Je suis un grand fan de Zuma ^^ J’y ai joué sur Pocket PC, PC et PSP.
    Mais je n’ai pas encore terminé Zuma’s Revenge que je trouve très bien. Merci pour ton test.

  • 25 juin 2010 - 12:00
     
    bribri  

    j’ai fait les 60 niveaux mais je n’arrive pas à débloquer les autres modes. comment faire ?

  • 27 juin 2010 - 19:16
     
    Smunchie  

    Perso je les ai débloqués en terminant le mode Aventure, donc je ne vois pas pourquoi ça n’a pas été ton cas, désolée :(



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